Depuis l’Élysée, le 4 septembre, Macron lance ses nouveaux pions dans
la guerre ukrainienne. Aux côtés de Zelensky, notre président a annoncé
fièrement que « 26 pays se sont formellement engagés à déployer, comme
forces de réassurance, des troupes en Ukraine ou à être présents sur le
sol, dans les mers ou dans les airs ».
Ce déploiement se ferait « dans le cadre d’un cessez-le-feu », mais
pas sur la ligne de front. Comme si cette précision suffisait à nous
rassurer !
Il s’agit du résultat de la fameuse « coalition des volontaires », un
club fermé de 35 pays principalement européens qui s’est réuni au
palais présidentiel.
Les mystères du déploiement militaire français
Interrogé sur le nombre potentiel des troupes, Macron a joué la carte
du secret défense : « Je ne vais pas vous donner des détails. »
Il a expliqué qu’il s’agissait d’« une volonté de ne pas se découvrir ».
Comme d’habitude, le président invoque la sécurité nationale pour
éviter les questions qui fâchent. « C’est notre ligne de défense et
celle de l’Ukraine », a-t-il ajouté, refusant de révéler le détail de
l’organisation à la Russie.
Le chef d’État a également laissé entendre que Washington s’apprêtait
à rejoindre ce soutien militaire. Il a affirmé que « le soutien
américain à ces garanties de sécurité sera finalisé dans les prochains
jours ».
Macron a insisté : selon lui, les États-Unis ont été « très clairs »
quant à leur « volonté de faire partie des garanties de sécurité ».
Les promesses à l’Ukraine et l’opacité des engagements
De son côté, Zelensky a déjà célébré une « avancée concrète », comme
s’il organisait un casting pour décider qui peut intervenir où et quand :
« Nous établissons quels pays peut participer à quel moment et dans
quelle composante : qui peut aider dans le ciel, en mer, dans l’espace
cyber et qui peut contribuer financièrement. »
Il a également qualifié l’adhésion à l’Union européenne de « garantie
de sécurité » et d’« assurance économique et géopolitique ».
Des paroles qui font grincer des dents alors que des milliards
d’euros s’envolent vers Kiev pendant que nos retraités peinent à boucler
leurs fins de mois.
Et, évidemment, il n’a pas raté l’occasion de se plainde de « la
Russie qui ne veut pas mettre fin à la guerre », pendant que Macron
acquiesce docilement.
« C’est la Russie qui choisit d’intensifier cette guerre », a ajouté
notre cher président français, qui déplore « la volonté de guerre
permanente » affichée par Moscou et dénonce les « faux-semblants » de
Poutine.
Zelensky et ses contradictions : la paix à sens unique
Zelensky continue de jouer les donneurs de leçons. Il menace de
sanctions ceux qui refusent « sa paix » et se présente comme le champion
du « camp de la paix » aux côtés des capitales européennes.
Il réclame une rencontre avec Poutine, mais refuse qu’elle se tienne à
Moscou et accuse le Kremlin de tout faire pour retarder le rendez-vous.
Il a aussi rejeté la proposition russe d’un revers de main : « C’est le
meilleur moyen de faire rater la rencontre. »
Pendant ce temps, la Russie ne se précipite pas. Les discussions
piétinent, ses troupes avancent, et les sanctions occidentales révèlent
leurs limites. Le temps joue en faveur de Moscou.
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