@Jules Seyes
la vision pro-Russe est forcément opposée à la vision pro-Ukrainienne concernant la légitimité du gouvernement issu de l’insurrection de Maïdan.
Si le mouvement protestataire en France vire en insurrection conduisant la fuite de Macron et sa destitution par les partis d’opposition, malgré le désaccord de certaines régions du pays, et que des élections ont lieu ensuite désignant d’abord un président issu de ce mouvement protestataire et cinq ans après à un candidat qui lui est opposé, dira-t-on que le régime est illégitime et antidémocratique ?
Idem les accords de Minsk, où chaque camp accuse l’autre d’être responsable de l’échec (en fait les deux qui avaient de ’’bonnes raisons’’).
Et les tirs ukrainiens contre les territoires séparatistes comme par hasard juste au moment où les forces russes de retour de manoeuvre sont agglutinées à la frontière prêtes à intervenir, bon, fallait un prétexte mais celui-ci ne se donne pas la peine de la vraisemblance.
Et puis, bon, reconnaitre et incorporer les territoires séparatistes aurait alors été la réaction correspondante, pas foncer sur Kiev.
Bref, avoir voulu attirer l’Ukraine, contigüe à la Russie et de culture et histoire liée à la sienne, dans le giron occidental en exacerbant un mouvement protestataire a été une provocation de l’Occident ; mais la réaction russe d’attaque du territoire ukrainien a été disproportionnée. L’opération de reprise en main escomptée a finalement conduit à une guerre longue, meurtrière et destructrice.