@Krokodilo
Il existe une crainte des pays de l’Est que si la ligne de front est enfoncée en Ukraine, leur tour viendra ensuite, leur expérience de l’époque soviétique a laissé des séquelles.
Les pays occidentaux se considèrent comme les protecteurs des pays nouvellement intégrés dans leurs instances.
Il est certain que la durée du conflit ukrainien et l’escalade progressive ont conduit à une augmentation du risque d’extension, les menaces russes sont prises au sérieux, et la contre-mesure envisagée est de constituer une force de sécurisation, déjà en cours dans les Pays baltes, Pologne, etc., et envisagée après la cessassions du conflit, en Ukraine restante.
Nos média ne cachent pas ces intentions, mais au contraire préparent les opinions à cette éventualité, Macron fait beaucoup de barouf sur la question.
Leur argument général est que les grandes puissances ne respectent que la force, et qu’il faut donc se renforcer pour subsister plutôt que de s’illusionner sur la conciliation.
Je suis pour ma part partisan de la diplomatie et la conciliation, mais je dois reconnaître que les évènements ne confortent guère cette approche que Trump avait privilégiée pour résoudre ce conflit.