@Corcovado
Votre commentaire, pour
agressif qu’il soit, mérite une réponse ferme : qualifier mon
article d’« indigne » d’un historien révèle plus votre
impatience que ma négligence. J’ai précisément choisi d’explorer
le mystère comme un phénomène social et psychologique sous forme
de questions ouvertes car les sources primaires regorgent
d’incertitudes, non de certitudes. Si je n’ai pas détaillé chaque
théorie, c’est pour éviter les spéculations hasardeuses,
contrairement à certains sites que vous citez.
Votre
lien sur la Bête du Val de Loire est pertinent : cette affaire de
1742-1754, avec 147 victimes (surtout enfants et femmes), surpasse en
horreur celle du Gévaudan, et évoque bien des cas similaires
(Lyonnais, 1754-1757), soulignant une épidémie de frayeurs causées
par les loups au XVIIIe siècle.
Pour
les molosses de guerre, le site que vous proposez développe une
hypothèse séduisante (chiens conditionnés, hybrides loup-chien),
mais elle reste spéculative, sans preuves historiques ou
archéologiques irréfutables. Les archives penchent plus pour un
loup exceptionnel ou une meute.
Quant
à l’article d’Histoire Itinérante, il est en effet complet sur le
contexte (post-guerre de Sept Ans, vulnérabilité rurale) et la
chronologie (première attaque en juin 1764), mais il rejoint mon
analyse : un mélange d’histoire et de légende, avec 80-130 morts et
des enquêtes royales infructueuses.