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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Poutine est-il méchant ?


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Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 18 septembre 2025 13:06

Sur le système favorisant la loyauté sur le talent, vous citez Michel Eltchaninoff, qui note que Poutine n’est pas un intellectuel bâtissant une doctrine. Je vous rejoins : Poutine n’a pas l’étoffe d’un idéologue, mais il a construit un régime où la fidélité prime. Sergueï Lavrov, que vous louez, est un diplomate habile, mais son talent sert une rhétorique justifiant l’agression et la répression. En France, un maire peut démissionner face à une fronde budgétaire, comme vous le notez, mais en Russie, les gouverneurs ou ministres dissidents sont écartés, voire emprisonnés. Ce système étouffe l’innovation, comme en témoigne la fuite des cerveaux russes. Il s’illustre aussi dans les conflits régionaux, comme la guerre avec la Géorgie en 2008, où la Russie a envahi pour soutenir les séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, causant 215 morts géorgiens et 162 ossètes, avec des pillages et un exode de près de 200 000 personnes. Poutine,a orchestré cette intervention, renforçant son image de protecteur sans égard pour les civils.


Enfin, l’invasion de l’Ukraine, que vous attribuez à Poutine tout en la contextualisant par la reconnaissance des républiques du Donbass et une analogie avec l’inaction soviétique face à Hitler. Cette comparaison est audacieuse, mais problématique : l’invasion de 2022, illégale au regard du droit international (résolution ONU A/RES/ES-11/1), a causé des dizaines de milliers de morts et des destructions massives, sans justification crédible. La « célérité  » de Poutine n’était pas une réponse à une menace imminente, mais une tentative de restaurer une sphère d’influence impériale, au prix du sang ukrainien et russe. Comparer cela aux 27 millions de morts de la Seconde Guerre mondiale est historiquement discutable et minimise la responsabilité d’un dirigeant qui a choisi la guerre.



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