@Christian Chevallier
Le problème judiciaire me parait ici que le tribunal a établi que le document sur la base duquel l’instruction a été lancée est « probablement un faux », et qu’il n’a pas été trouvé trace de financement de campagne ni d’enrichissement personnel. Il y a eu tractations mais on ne soit trop sur quoi (à la limite ce pourrait être des marchés avec rétrocommission d’intermédiaires), mais comme ce sont des proches de Sarko il y a de fortes probabilités qu’il ait été au courant.
Donc une condamnation sur fortes présomptions mais non preuves, ce qui pose question.
Car si le financement libyen était avéré, ce n’est pas 5 ans mais la perpetuité agravée et déchéance de nationalité ...alors on divise la peine par trois parce qu’on n’a pas de preuve tangible ?
La question de l’exécution provisoire (ou plutôt de la nature non suspensive d’un appel) se pose s’il y a risque grave de récidive, de danger pour la société, voire d’escapade. Mais il suffisait de lui remettre le bracelet électronique pour assurer le contrôle, et il n’y aurait pas eu de doute sur l’impartialité, préjudiciable à l’image de la justice, qui dans des affaires courantes relâche parfois des récidivistes de violence aggravée.