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Commentaire de Luniterre

sur Un de chute, et ensuite, à qui le tour ? Qui sera le prochain ? Le mécanisme est lancé


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Luniterre Luniterre 29 septembre 2025 15:26

Un excellent effort de réflexion, dans l’ensemble, dans cet article, avec néanmoins un « aiguillage manqué » sur la voie de l’évolution historique que connaît notre (malheureuse…) époque.

 

En effet, parler de « néolibéralisme », c’est néanmoins toujours parler d’une forme de « libéralisme », c’est-à-dire de productivité du capital, sous une forme ou sous une autre.

 

Mais néanmoins d’une productivité qui soit à la base de l’accumulation du capital elle-même, avec l’accumulation d’une plus-value issue de la commercialisation de la production elle-même.

 

Or la question est pourtant posée dans ce texte :

 

 

« Le capital à notre époque est moins un capital de production qu’un capital d’arbitrage à l’anglo saxonne ».

 

 

Manque donc la réponse appropriée, car parler de « capital d’arbitrage à l’anglo-saxonne » ne fait pas vraiment sens, sinon aucun, en termes de déterminisme économique.

 

Le « parallèle » entre le « profit » du prétendu « capital mondialisé » et l’accroissement stratosphérique de la dette mondiale, et singulièrement et précisément, dans les pays « avancés » sur la voie de cette « mondialisation néolibérale » est donc abordé, mais il a précisément le tort, me semble-t-il, de rester un « parallèle » au sens « euclidien » du terme, et selon lequel ces « parallèles » ne se croisent donc jamais…

 

Alors qu’à y réfléchir un tout petit peu, on voit très vite que l’ « aiguillage manqué » de cette par ailleurs brillante analyse est précisément non seulement le problème du « croisement » de la dette et du pseudo « capital libéral mondialisé » mais bien de leur interdépendance quasi-totale et absolue, essentiellement depuis la crise de 2007-2008, déjà, avec l’inauguration des politiques monétaires banco-centralistes de « Quantitative Easing ».

 

Il y a, et définitivement depuis cette crise, un « continuum » entre la dette publique et la dette privée, le tout ne faisant globalement que croître, alimentant en « liquidités » l’économie « productive » qui ne saurait ni survivre ni dégager la moindre marge de profit significative sans être continuellement « irriguée » par cette source fondamentalement maléfique et qui a définitivement remplacé ce qui restait de toute forme de capital productif réellement endogène, « libéral », « ultra- », « néo- », ou autre…

 

Le mondialisme banco-centraliste est une forme de totalitarisme particulièrement adaptée à l’évolution des forces productives « modernes », robotisées, informatisées et automatisées, mais il ne peut précisément survivre qu’avec une dictature bureaucratique dont la corruption est le seul mode de profit réel, et il doit donc impérativement se « déguiser » en prolongement « naturel » du capitalisme libéral qu’il a définitivement enterré, afin de maintenir l’illusion d’une vague forme de « démocratie », dont il est la négation la plus aboutie à ce jour, et ne se « justifiant » précisément que par « antithèse », mais seulement formelle, par rapport au chaos et à la violence permanente qu’il a lui-même engendré.

 

Luniterre


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