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Commentaire de Christian Chevallier

sur Croire en ses mensonges


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Christian Chevallier Christian Chevallier 30 septembre 2025 14:26

Bonne question, merci ?

Il est difficile d’affirmer quand l’art du mensonge politique de Nicolas Sarkozy se transforme en un symptôme de mythomanie, quand le menteur serait tellement investi dans le mensonge qu’il a inventé, qu’il finirait par y croire lui même..

Ce qui apparait de toute évidence comme un mensonge, est il un mensonge politique ou un mensonge psychopathique ? Dans le cas d’un mensonge politique, son usage par Nicolas Sarkozy est il une vertu ou un vice ? Cela pose la question cruciale …

 le mensonge est il un vice ou une vertu politique ?

Cette question peut être examiner sous plusieurs angles.

1. La critique morale classique : le mensonge comme vice

  • Pour Platon (dans la République), la vérité est un bien supérieur, et les gouvernants devraient tendre vers elle. Mais il admet un cas particulier : le « mensonge noble » (gennaion pseudos) destiné à maintenir l’ordre social.
  • Pour Kant, au contraire, le mensonge est toujours immoral, même pour des raisons politiques. Mentir sape la confiance et donc les fondements mêmes de la communauté.

2. La vision réaliste du pouvoir

  • Machiavel (Le Prince) soutient que l’homme politique doit savoir « feindre et dissimuler » pour conserver le pouvoir et protéger l’État. Dans ce sens, l’art du mensonge devient une vertu politique, non pas morale, mais instrumentale.
  • Nietzsche et d’autres penseurs du soupçon rappellent que la politique est souvent traversée par des illusions nécessaires : les peuples veulent des récits qui les unissent, pas seulement des faits bruts.

3. La démocratie et la transparence

  • Dans une démocratie moderne, le mensonge politique est généralement vu comme une trahison de la confiance publique. La vertu politique devrait être la sincérité, ou au moins la clarté, car le pouvoir repose sur le consentement éclairé des citoyens.
  • Mais certains défendent que le « mensonge stratégique » (par exemple en diplomatie, en temps de guerre, ou pour éviter une panique collective) peut être un moindre mal.

De toute évidence la défense d’innocence de Nicolas Sarkozy dans cette affaire judiciaire est un mensonge. Mais quel type de mensonge ? mythomanie ou mensonge stratégique.
Cette saga historique complexe entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi parait couvrir un domaine qui s’étend bien plus en largueur, en profondeur, et en délit criminel au-delà des accusations et condamnations portées par la Justice à l’encontre de Nicolas Sarkozy et ses proches collaborateurs.
 


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