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Commentaire de YvesD.

sur Vaccins ARNm, les hackers se posent la question


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YvesD. 3 octobre 2025 10:10

Ce « papier » est un ramassis d’infos glanées ca et là, et redigéré façon indigestion. 

Je ne vais citer que quelques passages qui montrent que l’auteur n’a pas compris la biologie et la génétique, et sus du fait qu’il fait référence à une biologiste très controversée Mme Henrion Laude dans un des ses commentaires, et qui raconte malheureusement n’importe quoi ou presque. Le scientifique met les faits avant ses croyances, Mme Henrion Claude fait l’inverse...

Revenons aux erreurs commises :

« Soit la méthode scientifique #je-ne-sais-pas-trop-ce-que-je-fais,-mais-ça-marche. Avant de continuer, parlons un peu de la technique empirique, celle qui consiste à tâtonner jusqu’à ce que ça fonctionne. » Cette phrase montre que vous n’avez rien compris à la démarche scientifique. On émet un hypothèse sur le fondement des connaissances et consensus acquis. On monte une expérimentation pour la valider, ou pour l’infirmer, et on progresse ainsi de pas à pas. L’idée n’est pas que cela marche, mais de voir si l’hypothèse testée tient la route ou non...La démarche inclut aussi la stratégie du « rasoir d’Ockham, qui dit non pas que l’hypothèse la plus simple est la meilleure mais qu’elle doit être testée en premier. 

 »Le plus grand flou qui entoure l’étude de l’ADN, c’est de laisser croire que depuis que l’on sait le séquencer, on aurait soi-disant décortiqué le logiciel du vivant. On a l’impression d’avoir percé tous les mystères, d’avoir le manuel d’utilisation complet de l’être humain.« Une énorme bêtise car parmi mes collègues (je suis biochimiste, biologiste moléculaire et microbiologiste) personne ne pense que nous avons percé tous les mystères de la biologie, bien au contraire. Le séquençage permet d’avancer sur la compréhension de nombreux mécanismes, d’accéder à des données évolutives importantes, mais ce n’est pas une finalités en soi. En ce sens »On sait lire les lettres, on connaît la séquence, mais ça ne nous dit rien sur le sens réel de ce qui est écrit« est un contresens majeur. et ceci ausi »Mais l’inventaire n’explique ni les interactions, ni les dynamiques, ni les régulations qui émergent de cette architecture", car c’est bien tout le contraire, ce qui montre votre ignorance du sujet. Le séquençage couplé aux analyses bioinfo et à la biochimie, permet de comprendre de très nombreux mécanismes régulateurs au niveau moléculaire, et même au niveau atomique, ainsi que les boucles de contrôle de ces mécanismes... 

Concernant le junk DNA, certains auteurs le considéraient comme un déchet effectivement, mais la plupart de mes collègues  et moi même estimons qu’il joue un ou plusieurs rôles chez les organismes dits supérieurs, don un possible rôle de protection. l’arguement se fonde sur le fait que cet ADN représente un coût à répliquer (coût biologique, je précise) et que si la cellule hier, comme aujourd’hui accepte ce coût, c’est qu’il est alors évolutivement et écologiquement positif. La vision évolutive et la thermodynamique prédisent en effet qu’un élément aussi couteux à répliquer ne serait pas maintenu dans le temps. 

Je vais passer sur le paragraphe sur les mutations qui lui aussi révèle une incompréhension de la biologie, puisque vous les décrivez essentiellement comme négatives. Les mutations en elles mêmes sont indispensables à la vie, puisqu’à la base des phénomènes évolutifs et adaptatifs... Quant aux effets délétères de certains éléments de thérapie génique, si effectivement il y a eu des problèmes d’insertion non souhaitées tout au début, je ne peux que vous rappeler les succès des méthodes actuelles puisque les modifications se font en labo sur des cellules prélevées chez le patient, et réinjectées après s’etre assuré que l’insertion est non délétère. On utilise lorsque cette possibilité n’existe pas des virus non intégratif comme vecteur. Mais bon, comme votre but n’est pas d’éclairer le lecteur, vous vous êtes contenté de rapporter ce qui se faisait il y a 30 ans... 

Enfin sur les vaccins à ARN, l’évaluation se fait toujorus en termes de coût bénéfice. Le risque d’intégration de l’ARNm qui serait éventuellement rétrotranscrit en ADN est quasi nul (et je suis gentil). Il faudrait ensuite que cet ADN soit non dégradé, puis intégré, probabilité quasi nulle également, et qu’il soit ensuite exprimable, probabilité quasi nulle. Mais bon, on peut bien sur toujours envisager le pire... En ce sens, une question. En quoi ce risque serait supérieur si l’ARNm vient d’un vaccin, à celui de se produire si l’ARN vient du virus se multipliant, en un nombre de copies très supérieures à ce qu’ l’on peut faire vaccinallement parlant ? Allez bonne chance, vous avez 2 heures !



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