@YvesD.
Je vous remercie vivement d’avoir pris deux heures de votre temps, entre deux analyses bio-informatiques et moléculaires, pour décortiquer mon article. C’est, malgré tout, un honneur d’avoir capté l’attention d’un expert autoproclamé biochimiste, biologiste moléculaire et microbiologiste. Votre passion pour le débat est palpable, bien que l’arbitraire et l’agressivité de votre ton nuisent malheureusement à l’échange.
Vous soulignez que je n’ai fait que glaner des informations çà et là ? Bingo ! C’est le principe même de la vulgarisation et de l’éducation pour tout un chacun, vous y compris. L’information n’est pas innée, nous la glanons tous, puis nous tentons de la relier.
Votre développement technique (sur les jump dans l’assembleur, la thermodynamique de l’ADN, la rétrotranscription, etc.) est fascinant et confirme deux choses, le sujet est d’une complexité abyssale, rendant la simplification auprès du grand public non seulement difficile, mais quasi impossible sans un minimum de recul. Votre arrogance est la preuve de ma démarche, vous me reprochez de ne rien comprendre à la démarche scientifique, mais vous venez de faire exactement ce que je dénonce dans l’article, défendre une position avec une telle certitude et une telle agressivité que vous rendez le questionnement impossible.
Vous dites, je vous cite « Le scientifique met les faits avant ses croyances. » Je suis entièrement d’accord. Mais la manière dont vous rejetez toute prudence (probabilité quasi nulle, et je suis gentil) et traitez l’approche critique comme une bêtise est précisément l’attitude qui a mené la science à appeler de l’ADN poubelle pendant des décennies. La vraie science est celle qui admet son ignorance et qui n’a pas peur de se dire et si nous nous trompions ?
Je ne suis pas généticien, je l’ai clairement laissé entendre, je suis le néophyte qui pose les questions que l’expert, trop obnubilé par son code, oublie de se poser.
Je ne vais pas reprendre chaque point technique sous forme canonique pour prouver le contraire, ce serait contre-productif et cela transformerait cet échange en une bataille de citations que je dénonce.
Puisque notre vision du monde, l’un centré sur la complexité arborescente du vivant et le droit au questionnement, l’autre sur l’imposition de la certitude technique est diamétralement opposée, je pense qu’un débat supplémentaire serait effectivement stérile.