@Claude Courty
Bonjour,
Je pense que vous n’avez pas vraiment lu Marx, ni même vraiment
mes commentaires, pourtant plus brefs que les œuvres de Marx…
Même pour Marx, sinon pour les
pseudos-« marxistes », la lutte des classes c’est aussi, sinon même,
d’abord, la lutte des classes dominantes entre elles, à mesure du développement
des divers modes de production, évoluant avec la technologie.
Les classes laborieuses évoluent
elles aussi, bien obligées, en s’insérant de gré ou de force dans les différents
types de rapports de production, et de rapports sociaux qui en découlent…
Elles n’en luttent pas moins pour
tenter d’améliorer leur sort…
Avec la révolution industrielle
elles ont trouvé dans l’outil lui-même, à travers ses contraintes diverses, un
levier leur permettant d’améliorer le rapport de force, et donc leurs
conditions. « Rapport de force » culminant pour elles avec les dites « Trente
Glorieuses », même si la perspective d’une alternative au système n’a
jamais vraiment été réellement proche, ni en France ni ailleurs, du reste.
La robotisation et le déclin concomitant
de la classe ouvrière rebat les cartes des rapports sociaux et de la lutte
sociale en général, et donc aussi bien pour les classes laborieuses « tertiarisées »
que pour la classe dominante « financiarisée » qui cesse d’être une
classe d’entrepreneurs à proprement parler, tandis que les PME encore
réellement basées sur la productivité se fondent, pour celles qui survivent,
davantage dans la classe moyenne que dans la grande bourgeoisie.
Bref, évolution de la technologie
et évolution des classes sociales sont concomitantes, évidement, et chez Marx
aussi, depuis la nuit des temps plus ou moins civilisés…
Que le progrès social aille
également avec l’amélioration des moyens de production, c’est une évidence et
un truisme, mais le passage d’un mode de production à l’autre est tout aussi
évidemment la forme la plus basique et incontournable de la lutte des classes,
chaque bouleversement des modes de production rebattant les cartes, comme c’est
donc tout aussi évidemment le cas aujourd’hui, avec l’informatisation, l’automatisation
et la robotisation.
A partir de la crise de 2007-2008,
essentiellement, une classe de bureaucrates banco-centralistes en position de
contrôler la création monétaire et la dette a de fait déjà remplacé la
bourgeoisie capitaliste, même « financière », comme classe dominante.
Luniterre