@SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs
L’annonce de la démission du Premier ministre français Sébastien Lecornu lundi a fait fortement chuter le cours des banques françaises à la Bourse de Paris, très sensibles au risque sur la dette française.
BNP Paribas (-4,45 % vers 12H00), la Société Générale (-5,85 %) et le Crédit Agricole (-4,25 %) ont immédiatement plongé après l’annonce, survenue peu après l’ouverture de la Bourse.
Quant à l’euro, il dégringole avec l’annonce de cette démission, qui renforce la crise politique en France et alimente le risque d’une dégradation de la note du pays sur le marché obligataire.
L’once d’or, elle, ne fait que se renforcer, approchant à vive allure la barre des 4000 $, battant un nouveau record à 3 949 $.
Vers 11H05 à Paris (09H05 GMT), la monnaie unique perdait 0,63 % face au dollar, à 1,1688 dollar pour un euro.
Le locataire de Matignon, nommé le 9 septembre, qui devait tenir son premier Conseil des ministres à la tête du gouvernement plus tard dans la journée lundi, s’est rendu aux premières heures de la matinée à l’Élysée pour remettre sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, selon un communiqué de l’Élysée.
Cette démission plonge la France dans une crise politique sans précédent depuis des décennies.
Ce départ « montre clairement à quel point la fracture au sein du Parlement rend presque impossible l’adoption d’un budget visant à réduire le déficit », a souligné Jack Allen-Reynolds, analyste de Capital Economics.
« Si on avait encore des interrogations sur la dégradation de la note française par les agences de notation, désormais on n’a plus de doute », a dit à l’AFP John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank.
Le risque qui pèse sur la France est de devoir emprunter à des taux encore plus élevés. « Le manque de confiance » des investisseurs pèse aussi sur les perspectives économiques de l’Hexagone, a ajouté M. Plassard.