Sur la question répartition ou capitalisation, on a des postures « marxistes » ou « libertariennes » qui sont d’autant plus outrées qu’elles sont fictives. La répartition fonctionnait bien dans une France prospère et féconde démographiquement... aujourd’hui, elle fait peser sur les actifs un poids croissant, sans qu’eux-mêmes aient une garantie pour leur vieillesse vu le déclin démographique.
Il se pose aussi la question de savoir si l’on doit avoir une caisse nationale unique ou plusieurs caisses autogérées autonomes. Se pose aussi la question de savoir si la drogue, la malbouffe et les comportements à risques sont considérés comme des « choix de vie » ou des maladies qu’il faut limiter. On ne peut pas indéfiniment faire payer les gens pour les maladies chroniques de certains qui ont choisi de « niker la société » tout en réclamant de se faire soigner aux frais des autres. Relèvent-ils de la cotisation ou de la charité ?
Quant à la capitalisation, elle est présentée comme « infernale »... c’est abusif. Elle a l’avantage de corréler le montant des pensions à la prospérité de l’économie. C’est une autre forme de solidarité intergénérationnelle, puisque les retraités ont donc un intérêt palpable à ce que l’économie nationale se porte bien. Ils sont donc moins indifférents au sort des actifs. Et cela permet également d’avoir des fonds (souverains ou privés) aptes à investir dans l’économie nationale.