@La Bête du Gévaudan
L’universalisation des protections collectives à laquelle a donné lieu la création de la Sécurité sociale a été un progrès considérable vis-à-vis des systèmes passés, dont la capitalisation qui ruinait les épargnant (l’exemple des Etats-Unis lors de la crise des subprimes), qui a été remplacé par la répartition/redistribution. N’oublions pas que la Sécurité sociale est aussi inscrite dans le préambule de la Constitution de la IV e République qu’a repris la Ve, ce qui la protège malgré tout, mais pas contre certaines attaques comme le recul de l’âge de la retraite, les déremboursements de médicaments par exemple, ou la réduction de la prise en charge des affections de longue durée (ALD), comme récemment. Elle reste un combat !
Les trois principes fondamentaux de l’Ordonnance de
la Sécurité sociale :
-la généralisation progressive de la Sécurité Sociale à l’ensemble de la
population : celle-ci étant financée par une double
cotisation à la charge des employeurs et des salariés ; (il ne s’agit pas d’une
assurance individualiste, chacun étant protégé selon son niveau de cotisation,
mais chacun cotise à proportion de ses moyens et reçoit selon ses besoins.
C’est un engagement réciproque).
-l’unité des Institutions et l’universalité des risques : un régime unique doit être mis en place et des caisses à
compétence générale sont chargées d’appliquer les législations sociales ; (Ceci,
dans le prolongement de l’esprit d’indivisibilité de la République, avec pour
principe l’application d’une même règle à tous).
-la démocratie sociale : les organismes de sécurité
sociale étant des organismes de droit privé dotés d’une autonomie de
gestion et gérés par des Conseils d’Administration composés de
représentants de salariés et d’employeurs ; (ce sont ceux qui cotisent qui
en sont responsables, à travers leurs représentants. Ce qui protège la nouvelle
institution des vicissitudes de l’Etat). Qui a reculé malheureusement, depuis 1967, ou cette véritable démocratie sociale a été remplacée par un système de paritarisme avec des représentants choisis par les syndicats des salariés et des employeurs, représentants des mouvements familiaux, personnalités désignées. Ce n’est pas rien, cela maintient une certaine indépendance vis-à-vis de l’Etat, et du système du tout financement part l’impôt, mais bien moins efficace pour les intérêts des assurées.