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guylain chevrier

guylain chevrier

Docteur en histoire, mes domaines de prédilection sont l'antiquité grecque et l’anthropologie historique. La laïcité constitue un enjeu de société qui me passionne, ce qui m'a amené à participer à de nombreuses interventions publiques. J’enseigne les politiques sociales et l’histoire sociale, j'initie aux sciences politiques, au droit, dans le cadre de la formation des personnels sociaux, de la licence d’AES. Je suis chargé d'enseignement à l'Université (Droit). Je collabore à différentes revues de recherche et médias en ligne. Militant ouvier avant d'avoir été historien, j'ai été éducateur spécialisé pendant une bonne vongatine d'années. je suis un Républicain laïque engagé. J'étais membre de la mission laïcité du Haut conseil à l'intégration jusqu'à la fin de son activité en juin 2013 (2010-2013). (La photo accompagnant mon profil est de Thierry Mercier)

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  • Premier article le 20/07/2010
  • Modérateur depuis le 26/11/2010
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Derniers commentaires



  • guylain chevrier guylain chevrier 6 mai 15:22

    Il faut ouvrir le débat à un autre problème, que celui à chaque fois de savoir qui a déclenché la guerre, car ça, c’est indéniablement Poutine. C’est donc le méchant... Si c’est ça la réflexion politique que l’on doit avoir en choisissant un camp, l’Ukraine, celui des victimes, c’est pas la peine de chercher à réfléchir, mais les faits sont ténus et nécessitent de passer outre l’apparence première des choses. Normalement, en tant qu’historien ou simple citoyen à la recherche des causes pour comprendre ce qui se passe, et ne pas simplement s’indigner, comme pour toute analyse des relations internationales qui se respecte, on cherche ce qui a été à l’origine du fait que le bouton de la guerre ait été actionné. en éliminant les arguments du genre Poutine est fou ou les Russes sont par nature violents. Qui a chargé le flingue ?! C’est comme dans un film, il y a les acteurs, qui mettent en œuvre l’action, et il y a celui qui a fait le scénario et la cas échéant qui filme, qu’on ne voit pas dans le champ de l’image.

    En réalité ce que l’on ne veut pas voir, c’est que l’enjeu majeur derrière cela relève de la remise en cause d’un ordre mondial omnipotent, révélé à travers le nouvel axe qui est en train de s’affirmer face à la domination militaro-économique des Etats-Unis, qui est le suivant : Russie-Chine-Inde et bien des pays émergents, dont le non-alignement trouve là la possibilité de s’exprimer. Car cette guerre contre l’OTAN finalement, bien plus que contre l’Ukraine, est celle du refus de cet ordre mondial imposé, avec combien de fiascos depuis « la chute du Mur » par Washington qui montrent combien aux peuples il faut suivre une autre voie. C’est pour cela que je termine mon article sur le massacre quotidien organisé de milliers et de milliers d’enfants qui sont nés du mauvais côté par la faim ou le manque d’un vaccin qui coûte 1 dollar. Qui pourraient donc être sauvés avec une mince partie de ce qu’investit l’Amérique en armes et en conflits pour assurer sa domination, pour faire faire la guerre à d’autres le plus souvent, ou pour semer le chaos dans un malheur déjà existant.

    Sans compter que l’Ukraine est en fait une république bananière issu d’un coup d’Etat soutenu par l’Occident (2014), dont le bras armé a été les ultranationalistes néonazis du parti Svoboda et autres, Monsieur Zelensky ayant été élu ensuite dans des conditions d’irrespect des règles qui auraient vu une telle élection annulée en France par le Conseil constitutionnel, a interdit tous les partis qui le gênent dont les partis de gauche à la Rada, et mis en cause personnellement dans le scandale des Pandora papers dans un contexte de corruption bien connu du pays censé être combattu, ce sur quoi on ferme pudiquement les yeux https://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/economie-parallele-le-president-ukrainien-zelensky-dans-la-tourmente-des-pandora, en poussant des cris d’orfraie pour sa défense comme modèle démocratique face à la Russie. Stop  ! 

    La Russie a ouvert concrètement un nouvel angle, en s’opposant militairement et aussi économiquement à cet ordre imposé, comme on le voit à travers les sanctions. La Russie n’est pas la panacée en matière de libertés, elle n’a pas d’histoire de la démocratie ou si peu, mais elle a ouvert une brèche dans une domination arrogante et injuste de l’Amérique sur le monde. Cet ordre américain usé qui aujourd’hui même aux Etats-Unis crée un risque d’éclatement social majeur, dont l’élection de Trump a été le symptôme, comme d’ailleurs nous ne voulons pas non plus le voir en France avec l’évolution actuelle, et les fractures que provoquent la mondialisation et une UE qui marginalise la souveraineté des peuples pour plus d’intégration à la mondialisation sous houlette américaine. C’est une crise bien plus profonde que celle qui apparaît derrière le bruit des armes qui est en train de se jouer. L’histoire n’est pas linéaire, et le recul toujours nécessaire lorsque de grands bouleversements s’annoncent. La guerre est toujours effroyable et condamnable, ce qui n’empêche pas d’essayer d’y voir clair. Il est vrai que, pour cela, l’effort est énorme pour s’extraire de la propagande ambiante.

    Soumis à votre réflexion...



  • guylain chevrier guylain chevrier 3 mai 18:58

    joletaxi Il n’y a rien de reptilien à voir la réalité, les Etats-Unis avec leurs alliés, ont bombardé d’un tapis de bombes l’ancienne Yougoslavie et l’Irak, en faisant de centaines de milliers de morts, ce pour quoi ils n’ont jamais été poursuivis par personne, la CPI étant juste une autorité juridictionnelle au service d’une lecture à sens unique, occidentale, des crimes de guerre. La Russie n’a pas fait de même en Ukraine, ce à quoi elle aurait parfaitement pu recourir, on aurait crié au génocide. Jo Biden a rétabli récemment les Talibans en dehors de tout cadre international, en bafouant tous les textes, l’ONU, des Talibans qui valent Daech, et en créant un isolement international qui provoque une crise humanitaire dans ce pays qui vit la famine. Mais ce n’est pas grave, ce ne sont pas des européens, des occidentaux, ça passera par perte et profit. Ça c’est reptilien ! C’est cynique, c’est ignoble ! La Russie n’a pas accepté cet ordre voulu par Washington, c’est juste ça. Ça ne fait pas de la Russie une grande démocratie, c’est un autre problème, mais au regard des enjeux du monde, ce pays a renversé la table parce que cela ne pouvait pas aller plus loin, car à un moment, on sait bien qu’au-delà d’une certaine limite, où on se soumet ou on se révolte. En ce moment à Marioupol, les néonazis du bataillon Azov se servent des civils comme bouclier humain, alors que les Russes auraient pu nettoyer les lieux depuis longtemps en piégeant tout le monde dans les sous-sols, en les enfumant, comme à Bagdad, ces fameux américains qui avaient, avec un missile, attaqué un abri et fait un nombre de morts civils indéterminé encore aujourd’hui. Le mieux c’est que l’on présente ces vrais nazis parce qu’ils sont Ukrainiens comme des héros, c’est ça qui est encore reptilien. A bas le fascisme, dont l’Amérique s’accommode très bien lorsqu’il est de son côté... 



  • guylain chevrier guylain chevrier 3 mai 13:48

    L’utilisation de l’Ukraine comme pays interposé des intérêts occidentaux made in USA, pour en faire l’exemple martyr de cette guerre, et se donner les arguments pour installer une nouvelle Guerre froide, est un crime sans nom, en s’appuyant sur le nationalisme ukrainien aveugle qui est prêt à sacrifier la population ukrainienne pour satisfaire ses pulsions. L’Amérique joue rubis sur ongle. Il aurait sans doute suffi de proposer de réelles négociations entre la Russie et l’Ukraine pour arrêter ce jeu de massacre à son point de départ, aurait-il fallu que des interventions extérieures ne viennent pas troubler le jeu par leur intérêts propres et égoïstes. C’est à l’image de la politique du chaos menée ailleurs par la puissance américaine qui est le siège social du néolibéralisme dont le mépris des peuples est la marque de fabrique. La grande cause de « la liberté » ne compte pas les morts qu’elle fait au nom de son credo, qui en réalité sert surtout d’alibi à un libéralisme qui n’a pas de limite, avec un territoire américain qui s’en sort toujours indemne, le feu étant projeté ailleurs, et les conséquences économiques essentiellement pour les autres, nous européens. La liberté pour le peuple c’est lorsqu’il s’érige en corps politique souverain, pas la réussite individualiste des uns contre les autres. C’est cela que nous devons reconquérir et qui doit devenir la boussole du développement, faire retour à l’enjeu de la libre disposition des peuples, c’est une tâche difficile et pleine d’embûches, mais la seule qui offre un avenir, un espoir d’un meilleur monde.

    Faudrait-il commencer par une conférence internationale pour la paix qui impose un nouvel ordre mondial, respectueux des intérêts de chaque pays, et que ces dépenses militaires folles finissent en vaccins et en aide au développement. L’ONU est tellement indigente par l’influence américaine qu’il est difficile de compter sur elle, même si de nombreux non-alignés commencent à s’y faire sérieusement entendre, ce qui relève aussi de cet espoir de voir évoluer le rapport de force. L’internationalisme est aujourd’hui celui de peuples qui, en se mobilisant par-delà le jeu des dominos de la guerre, puissent peser contre les nantis dont ce système garantit la domination et leurs valets cyniques, dont les grands médias sont une excroissance de plus en plus soumise. C’est aussi la voie pour arrêter cette Troisième Guerre mondiale qui a, l’air de rien, déjà commencé, par peuples interposés. 



  • guylain chevrier guylain chevrier 3 mai 13:47

    Bonjour,

    Merci pour toutes ces réactions, les contradictions qui s’y expriment, tant qu’elles restent dans le respect des uns et des autres, qui participent d’éclairer les enjeux en cause. Un esprit critique qui manque tant à un débat public étouffé le plus souvent par la chape de plomb du prêt à porter des idées dominantes avec leurs raccourcis.

    On ne peut pas penser le monde uniquement selon notre logiciel politique, mental, et selon des intérêts occidentaux qui ne sont pas ceux des peuples dont ils se réclament, d’un côté comme de l’autre. Il suffit de voir la crise de souveraineté, de la citoyenneté, qui est au cœur de la crise de la représentation politique que révèle l’élection présidentielle en France. C’est une logique de gestionnaires des intérêts d’un petit groupe de nantis, de rentiers, qui se substitue à l’intérêt des peuples, la cas échéant en les jetant les uns contre les autres, pour tirer ensuite les marrons du feu.

    C’est bien la Russie qui a déclenché la guerre mais ce sont les velléités américaines de domination sur l’Europe après « la chute du mur » qui en sont la cause, poussées jusqu’au point de rupture. Il est indéniable que, si la Russie laissait s’installer à ses portes sur le territoire de l’Ukraine le label de l’OTAN, c’est comme si elle avait accepté de se coucher, de se soumettre, en renonçant à son statut de grande puissance respectée, à cette fierté dont tout peuple a besoin pour se considérer comme tel, se sentir exister. Il y a une diversité de sensibilité des peuples qui est aussi à considérer ici. Les Etats-Unis, en jouant la carte d’une nouvelle Guerre froide, rabattent de leur côté des pays européens qui s’étaient un peu trop écartés de la doxa américaine. On voit même les rapports de la CIA repris dans ce contexte, tels quels par les grands médias français comme vérité révélée... Organisation qui a installé certaines des pires dictatures dans le monde et commis des crimes dont le bilan s’il était fait donnerait le vertige, ici comme réhabilitée. Une honte !



  • guylain chevrier guylain chevrier 30 mars 17:16

    Bonjour et désolé de n’avoir pas réagi plus tôt à vos posts mais ce n’était pas possible.

    La négociation qui s’engage aujourd’hui correspond exactement à ce qu’avaient demandé les russes depuis le départ, comme je l’explique dans cet article. L’Ukraine n’a gagné qu’une guerre inutile qui aurait pu être évitée si l’Otan (Biden et l’Administration américaine) et Zelensky ce comédien dont Washington écrit les textes, n’avaient pas décidé de tenter le tout pour le tout, avec la volonté de faire entrer ce pays dans l’Alliance militaire Atlantique, ce qui était inacceptable pour la sécurité de la Russie. Imaginons un seul instant que le Mexique soutienne Poutine et soit d’accord pour devenir un territoire recevant des armes et des troupes de Moscou, que dirait et ferait l’Amérique ? Certainement pas rien comme lors de la crise des missiles à Cuba en 1962... C’est en fait une guerre de plus voulue par l’Amérique qui aime créer le chaos sur le dos des peuples pour se mettre au centre du jeu, en maître du monde, se poser en sauveur et ramasser la mise, ce qui à chaque fois se termine par un fiasco.

    Quant aux informations de défaite russe, il suffit d’écouter les médias qui ne cessent de dire que les bombardements continuent pour savoir que rien n’est jouer, hormis l’occupation d’une partie stratégique de l’Ukraine qui permet à la Russie de poser ses conditions sur la neutralité de ce pays. Les Russes ont décidé c’est clair, de se replier sur des postions de défense dans certains territoires. Quand on parle de reprise du terrain par les forces ukrainiennes, on découvre dans les reportages aucun corps de soldats russes mais des indications sur leur départ laissant derrière eux quelques déchets et matelas, voire des matériels détruits. Il a fallu 40 jours aux américains pour arriver à Bagdad, un pays isolé sans aide de nulle part, avec 100 fois moins d’armes que l’Ukraine et de soldats. Attendons de voir comment les choses évoluent, en tout cas la Russie n’a pas décidé de faire comme les Occidentaux en Serbie ou en Irak, qui avaient commencé par déverser un tapis de bombes par des vagues incessantes d’escadrilles, tuant des milliers et des milliers de civiles et en nous prenant pour des imbéciles pour nous vendre la « guerre propre » électronique... Ils n’ont jamais été poursuivis par la CPI pour ça !

    On interview complaisamment aujourd’hui des responsables du bataillon Azov, ces néonazis patentés, pour dire où en est la guerre, héroïsés en patriotes par certains médias, qui devront un jour rendre des comptes. Juste de la propagande et de la manipulation, plus aucune déontologie journalistique, mais au nom de la grande cause tout est permis, comme pendant la guerre du Golfe, même la collaboration de guerre avec des antisémites, racistes, et fascistes, d’ailleurs mis en cause par Amnesty internationale et Human Rights Watch pour crime de guerre, torture, enlèvement, extorsion, viol...

    Extraits d’un article de France info, pas toujours claire sur le sujet mais qui là donne des éléments : "En 2016 toujours, Human Rights Watch et Amnesty International ont également rendu leur rapport conjoint (en anglais) sur la situation en Ukraine. Les deux ONG font état de la pratique de détention arbitraire et de mauvais traitements incriminant plusieurs groupes militaires, dont le régiment Azov. Même son de cloche du côté de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui a publié en 2018 ses conclusions sur le conflit de 2014. L’établissement public rattaché au ministère de l’Intérieur a dénoncé des actes de torture (privation de nourriture, usage de chocs électriques...) dont des membres du régiment se seraient rendus coupables. "https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-quatre-questions-sur-le-regiment-azov-ce-bataillon-ukrainien-accuse-de-compter-des-neonazis-dans-ses-rangs_5004578.html

     

    https://www.hrw.org/fr/news/2018/06/26/ukraine-attaque-meurtriere-contre-un-camp-de-roms

    (Kiev, le 26 juin 2018) - Des ultranationalistes ont attaqué un camp de Roms près de Lviv dans l’ouest de l’Ukraine le 23 juin 2018, tuant une personne et en blessant plusieurs autres, dont un enfant, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

    Selon les médias, il s’agit de la sixième attaque contre des camps de Roms en Ukraine au cours des deux derniers mois, après trois attaques commises à Kiev, une précédente agression à Lviv, et une attaque perpétrée à Ternopil, également dans l’ouest du pays.

    « Cette attaque devrait inciter la police ukrainienne à enfin prendre des mesures décisives contre les crimes haineux », a déclaré Tanya Cooper, chercheuse sur l’Ukraine à Human Rights Watch. « Les groupes radicaux n’ont pas été tenus responsables de précédentes attaques contre les Roms, ce qui les a enhardis et a mené à de nouvelles agressions. Et maintenant, une personne est décédée. »...

    Mais non, il n’y a pas de problème avec l’ultradroite nazie en Ukraine, dont le bataillon Azov est le fer de lance avec d’autres bataillon moins connus, pas du tout...


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