Plaisanterie mise à part, ceux qui ont créé la zone euro et l’union européenne devaient se ficher comme de leur dernière chemise de la théorie des zones monétaires optimales. On en parle dans le lien ci-dessous à propos de cette question de la langue. J’extrais :
« Considérons deux États américains : le Michigan, fortement industrialisé et la Californie, plutôt orientée vers les services. Si une crise frappe l’industrie, il est impossible au Michigan de dévaluer le dollar pour gagner en compétitivité face à la Californie. En revanche, il est possible aux chômeurs du Michigan d’aller chercher du travail en Californie, et le Michigan bénéficiera des impôts fédéraux payés par la Californie. A l’inverse, quand une crise frappe la Grèce, il est difficile pour les Grecs d’aller chercher du travail en Allemagne (c’est possible en théorie du fait de la libre circulation des personnes mais la langue est une barrière importante). De plus, la Grèce ne peut pas dévaluer sa monnaie (puisqu’elle a adopté l’euro) et se retrouve donc dans une situation de prix relatifs trop élevés par rapport à l’Allemagne. »
https://www.lafinancepourtous.com/decryptages/politiques-economiques/economie-europeenne/zone-euro/zones-monetaires-optimales/
La zone euro est depuis longtemps une zone de faible croissance économique globalement, ce qui n’a rien d’étonnant. Plus seulement à cause cette question de ZMO aujourd’hui. Je passe les autres raisons.