En raison des souverainetés que la France a cédé à l’union européenne, il n’est plus question pour elle d’un quelconque protectionnisme
et depuis longtemps. C’est aujourd’hui un pays ruiné dont l’économie productive s’est effondrée. L’union européenne et l’Euro sont des échecs et à
l’intérieur de ces échecs la France est un échec encore pire. Sa classe politique a fourvoyée la France dans des chemins dangereux pour elle et en paye aujourd’hui le prix. Faisons
la comparaison avec un pays pratiquant depuis longtemps le protectionnisme par différents moyens : la Chine qui aujourd’hui stupéfie le monde par son avantage technologique et industriel. Il s’agit
d’un pays qui peut désormais construire un gratte-ciel en 19 jours et réalise des travaux infrastructures qui nous laissent sans voix :
Évidemment une telle réussite n’est pas due au hasard. Elle est le résultat d’un système qui a été conçu
pour la permettre. Y a-t-il un problème de dette publique en Chine consécutive à la réalisation de toutes ces réalisations gigantesques ? Il n’y en a pas parce que le système
a été conçu pour qu’il n’y en ait pas alors qu’on se débat ici avec des problèmes de dettes pour survivre.
Il y a un lien direct et fondamental entre le modèle monétaire de la Chine (une variante étatisée du système monnaie-dette) et son avance fulgurante dans
les technologies d’avenir et les infrastructures de pointe. La domination chinoise actuelle dans les véhicules électriques, les batteries, l’énergie solaire, les réseaux à grande
vitesse ou l’intelligence artificielle n’est pas seulement le fruit du travail ou du génie technologique : c’est d’abord le résultat d’une ingénierie financière
unique au monde, totalement incompatible avec les règles européennes. Dans l’Union européenne, la création monétaire dépend des banques privées qui cherchent la rentabilité
immédiate (prêts immobiliers, consommation, marchés financiers) et de critères stricts (notamment le respect de faibles déficits publics). En Chine, le système fonctionne différemment.
Les grandes banques chinoises (qui appartiennent à l’État) reçoivent des directives politiques directes. L’argent créé par le crédit n’est pas envoyé en priorité
dans la spéculation immobilière ou boursière, mais injecté massivement dans la R&D, les usines géantes, les chaînes d’approvisionnement critiques et les infrastructures. La
capacité à tolérer et absorber la dette est présente car contrairement à l’Europe où la dette publique est perçue comme un danger à réduire immédiatement,
la Chine utilise sa souveraineté pour créer de la monnaie et financer des investissements à très long terme (parfois non rentables à court terme), en s’appuyant sur son épargne nationale intérieure et un contrôle strict des capitaux qui évite
la fuite de cet argent hors du pays. L’Union européenne apparaît « larguée » dans ces secteurs stratégiques parce que ses règles monétaires et institutionnelles
l’interdisent d’agir de la même manière. Elle a le dogme de la concurrence non faussée. En Europe, les aides d’État massives (les fameux « subsides » ou plans
de soutien géants à l’industrie) sont strictement encadrées ou interdites pour ne pas fausser la concurrence entre entreprises européennes. La Chine, elle, peut concentrer toute la puissance
financière de son État sur un secteur précis (par exemple, le photovoltaïque ou l’automobile électrique) jusqu’à écraser la concurrence mondiale. La Banque Centrale
Européenne (BCE) a pour unique mandat principal la stabilité des prix (l’inflation). Elle ne peut pas – et ne veut pas – orienter la création monétaire pour financer des filières
industrielles ou technologiques européennes prioritaires. Les banques européennes prêtent là où c’est le plus sûr et le plus rentable, ce qui délaisse souvent l’industrie
lourde et l’innovation risquée au profit de la rente. L’UE s’embarrasse aussi de règlements en n’en plus finir.
Aujourd’hui la Chine est donc devenu le problème numéro un pour l’Union européenne qui est larguée dans différents domaines :
Dans l’hypothèse d’une sortie de la zone euro et de l’UE suite à
une crise de spread obligataire, la France perdrait l’accès aux
marchés financiers internationaux à des taux soutenables. Avec la
souveraineté retrouvée et pour faire face à des problèmes graves
aussi, la réintroduction d’un Circuit du Trésor modernisé (le
précédent a été utilisé pendant les 30 glorieuses) présenterait
un intérêt stratégique majeur pour assurer le financement de
l’État sans dépendre des investisseurs étrangers.
Je passe sur sa
possible composition détaillée, mais disons que les objectifs de ce
circuit modernisé seraient les mêmes que l’ancien : Immunisation
contre la spéculation internationale : L’État finance son déficit
budgétaire via l’épargne nationale domestique plutôt que par des
émissions de dette à l’étranger soumises aux exigences des agences
de notation et des fonds spéculatifs. Souveraineté monétaire et
budgétaire : Associé à la récupération de la Banque de France,
le circuit garantit que l’État ne peut pas se retrouver en défaut
de paiement sur sa propre monnaie nationale réintroduite (nouveau
franc). Orientation du crédit vers l’économie réelle : Divers
moyens sont utilisés par l’État peut flécher la création
monétaire et les dépôts bancaires vers les investissements
stratégiques (réindustrialisation, défense, investissements
favorisant la croissance, etc.) au lieu des marchés d’actifs
financiers. C’est sans doute le point le plus important et c’est
ce que fait la Chine aujourd’hui qui utilise une version modernisée
du circuit du trésor français. Ce n’est pas pour rien que la
Chine a pris de l’avance sur les pays de l’UE dans le domaine
technologique et industriel. Ça vient de la mise en œuvre de son
propre « circuit trésor » !
Modifier une base de données directement sur les serveurs de Meta (Facebook) sans laisser de trace semble mission impossible.
il faudrait qu’un groupe de hackers réussisse une intrusion de niveau étatique (type NSA/GCHQ) au cœur des datacenters du géant américain. C’est une hypothèse extrêmement improbable. En revanche, les données transmises ne peuvent pas être « certifiées authentiques » par les backups de Meta
de manière irréfutable vis-à-vis de la justice, pour une raison simple : l’huissier n’a pas supervisé le téléchargement et l’extraction depuis les serveurs de Meta.
La question technique n’est donc pas de savoir si des hackers ont piraté les serveurs de Facebook, on peut éliminer cette hypothèse à mon avis, mais si le fichier local remis à l’huissier a pu subir une altération entre son extraction en août et son constat fin septembre. Seule une réquisition judiciaire auprès de Meta (pour vérifier le contenu exact sur leurs propres serveurs) devrait permettre d’ apporter
une réponse à cette interrogation. Pourquoi Mediapart n’a pas fait le téléchargement et l’extraction sous supervision d’huissier ? A mon avis c’est probablement parce que le destinataire
des messages ne voulait pas perdre son anonymat avec plus de personnes.
Le référé (article 809 du Code de procédure civile ou référé-presse) est une procédure accélérée qui permet, en effet, d’obtenir une décision
provisoire en quelques jours ou semaines. Mais il y a des contraintes techniques majeures dans ce dossier précis. Un juge des référés est le juge de l’évidence et du dommage imminent
; il ne tranchera pas le fond de l’affaire. Dès lors que Mediapart oppose une défense construite (constat d’huissier, enquêtes, témoignages), le juge des référés se déclare quasi systématiquement incompétent sur des accusations de falsification complexe, renvoyant les parties devant les juges du fond. En outre, demander la suppression ou l’interdiction d’un article en référé
avant tout jugement sur le fond est très rarement accordé par les tribunaux français au nom de la liberté de la presse, sauf trouble manifestement illicite ou atteinte à la vie privée
particulièrement caractérisée.
Je n’ai pas d’avis sur cette affaire mais seulement des interrogations. L’interrogation numéro un, le compte émetteur Facebook, celui supposé appartenir à
Jordan Bardella, qui a fait l’objet de l’extraction à partir du compte Facebook du destinataire des messages, en relation avec Mediapart, a-t-il été supprimé ou pas ? Certaines personnes ont
fait remarquer que le nom « Jordan Bardella » apparaît encore dans l’extraction fournie par Meta et présentée ensuite par Mediapart. Or d’après des expériences réalisées
par des utilisateurs en relation avec cette affaire, lorsque le compte émetteur a été définitivement supprimé, l’export côté destinataire affiche souvent « Utilisateur
Facebook » (ou un champ vide) à la place du nom. Si le nom « Jordan Bardella « apparait encore, cela pourrait indiquer que le compte émetteur n’a pas encore été
supprimé. Facebook ne supprime pas automatiquement un compte qui n’est plus utilisé depuis longtemps. Dans ce cas de figure pour Bardella, ce serait le scénario catastrophe dans le cas où
se serait bien lui le titulaire du compte émetteur, car ça va être facile à prouver dans le cadre de l’enquête judiciaire à venir qu’il a lui-même déclenchée par dépôt de plainte, comme il sera facile à prouver s’il
a bien tenu ou pas les propos qu’on lui attribue.
À l’inverse, contrairement à ce que le contenu présenté de l’extraction semble suggérer, si le compte émetteur a bel et bien été
supprimé depuis longtemps, une autre question se pose : Meta conserve-t-elle encore, côté serveur, le contenu intégral des messages et les métadonnées associées (adresses IP,
logs de connexion, etc.) ? Ou bien, passé un certain délai après suppression définitive, ces données sont-elles purgées, de sorte que l’enquête judiciaire ne disposerait
plus principalement que de l’export réalisé par le destinataire (celui déjà constaté par huissier) ? A priori, Il semble peu probable qu’au moins le contenu des messages du compte émetteur
ait été conservé dans le cas où ce compte aurait été supprimé depuis plusieurs années.
Lors de la conférence de presse consacrée à la proposition de budget 2027 du RN, Jordan Bardella, répondant à une interrogation de journaliste, a déclaré
ne plus avoir de compte Facebook privé depuis longtemps et être de ce fait dans l’impossibilité de demander lui-même une extraction de ses anciennes conversations.
Deuxième interrogation : L’extraction a été faite en août et la validation par huissier de cette extraction s’est effectuée fin septembre pour valider
l’archive déjà extraite. Pourquoi n’y a -t-il pas eu une deuxième extraction sous supervision d’huissier plus valable juridiquement ? Mediapart n’en a pas dit un mot, mais
on peut supposer que c’est parce que le ou les destinataire(s) ne voulaient pas perdre leur anonymat avec plus de personnes que les journalistes de mediapart.
En ce moment aussi Le Canard enchaîné affirme que Jordan Bardella aurait effacé les données d’un ancien compte Facebook après les révélations
de Mediapart sur des messages antisémites qu’il conteste avoir écrits. Ce qui voudrait que ce ou cet autre compte n’a pas été supprimé Selon l’hebdomadaire satirique, qui dit
disposer d’extractions de conversations privées, les données d’un compte Facebook utilisé par Jordan Bardella à ses débuts au Front national auraient été effacées
entre le 28 septembre et le 2 octobre, peu après les premières révélations de Mediapart.
Il y a aurait quand même du retard à l’allumage dans ces suppressions. Cela dit, comme je l’ai dit, si le compte émetteur n’a pas été supprimé
l’enquête judiciaire va être facile à faire. Et, dans ce cas, elle apportera des conclusions qui ne pourront pas être contestées.