Une fois qu’il ne sera plus président de la république, il y a quelques problèmes judiciaires que Monsieur Macron pourrait avoir à affronte, tel que l’affaire Alstom (cession de la branche énergie à General Electric en 2014). C’est le dossier le plus concret et potentiellement le plus préoccupant pour Macron une fois son immunité levée. En tant que ministre de l’Économie (sous Hollande), Macron a joué un rôle clé dans l’autorisation de la vente de la branche énergie d’Alstom à GE. Cette opération est critiquée comme une perte de souveraineté industrielle (turbines nucléaires, etc.), sur fond de pressions américaines liées à des soupçons de corruption chez Alstom. Une information judiciaire est ouverte depuis fin 2022 (Parquet national financier) sur les conditions de la cession et d’éventuels bénéfices personnels ou schémas corruptifs autour de l’opération. Anticor et d’autres (comme Olivier Marleix) ont déposé des plaintes ou signalements. Des soupçons portent sur des liens avec le financement de la campagne Macron 2017 (banques/conseils impliqués dans la vente). Un volet corruption étrangère a fait l’objet d’un non-lieu partiel (2024), mais l’enquête parallèle continue. Macron est directement visé en tant qu’acteur décisionnaire. L’immunité bloque actuellement toute poursuite directe. Après 2027, il pourrait être entendu, mis en examen pour des faits comme prise illégale d’intérêts, favoritisme ou complicité, selon l’évolution de l’instruction.
Autres affaires : Certaines concernent son entourage proche. Il y a aussi les enquêtes sur le recours aux cabinets de conseil (L’affaire McKinsey). Fin 2022, le Parquet national financier (PNF) a ouvert deux informations judiciaires confiées à des juges d’instruction. L’une pour « tenue non conforme de comptes de campagne » et « minoration d’éléments comptables dans un compte de campagne », visant les conditions de financement de ses campagnes électorales de 2017 et 2022. L’autre pour « favoritisme » et « recel de favoritisme », cherchant à déterminer si l’attribution de certains contrats publics massifs à des cabinets de conseil (dont McKinsey) avait donné lieu à des contreparties ou à des procédures illégales.
Autre sujet Macron a forcé des gens à s’injecter les fameux vaccins contre le covid. Beaucoup en sont morts ou ont été lourdement handicapés. Il ne s’agit là que d’un risque judiciaire de très long terme car il y a trop de gens impliqués dans cette affaire (qui ne concerne pas que la France) qui sont puissants et qui vont se couvrir les uns les autres.
Mais pour l’instant ses hautes fonctions le mettent à l’abri de tout, lui permettent de faire ce que bon lui semble et il ne s’en prive pas.
Pour la France, j’ai vu des estimations passant la charge annuelle de la dette à 150 milliards d’euros environ dans 5 ans. Si ça arrive à quel taux la France pourra encore emprunter sur les marchés ? Pendant longtemps la zone euro a été une zone de croissance faible mais d’inflation très faible. Aujourd’hui sa croissance est peut-être encore plus faible, mais l’inflation est devenue beaucoup plus élevée. On est passé d’une situation qui était déjà mauvaise fondamentalement par déficit de croissance à une situation encore pire (stagflation).
En fait un Etat qui a sa propre monnaie peut en quelque sorte faire faillite par crise d’hyperinflation (Zimbabwe, Venezuela...). La crise de la zone euro a démontré qu’un Etat pouvait être conduit à la faillite pratiquement, sans crise d’hyperinflation. Pourquoi ? Parce que le rôle de prêteur en dernier ressort de la BCE pour un Etat membre de la zone euro n’est pas automatique, il peut être conditionné à des mesures que l’Etat va avoir l’obligation de mettre en œuvre pour y avoir droit. L’Euro, pour un État membre de la zone euro, est une monnaie commune dont le statut est plus proche de celui d’une monnaie étrangère que d’une monnaie nationale.
La guerre en Ukraine a été une aubaine pour les fédéralistes européens, comme Ursula von der Leyen, car elle a été l’occasion d’accroitre les compétences de l’UE et d’aller vers plus de fédéralisme européen, notamment dans le domaine de la défense. Toutefois L’union européenne et la zone euro sont des échecs patents : faible croissance, retards technologiques par rapport à d’autres régions du monde, notamment la Chine et Etats-Unis qui ne sont pas dus au hasard, mais à la conception structurelle de ces institutions européennes. En témoigne aussi la progression des partis nationalistes en France et Allemagne, alors que ces pays ont habituellement un électorat très conservateur.
En principe on n’a jamais vu un système bancal tenir éternellement, la nature finit par l’éliminer.
Selon mes recherches l’unique instance internationale capable d’accorder à un État (ou à une coalition d’États) l’autorité légale d’intercepter, de fouiller et de détourner des navires de commerce étrangers, en haute mer, pour des motifs géopolitiques, c’est le Conseil de sécurité de l’ONU, et lui seul.
En vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a le pouvoir de décréter des sanctions internationales contraignantes et d’autoriser l’usage de la force militaire pour les faire respecter. Donc en l’absence d’une décision du Conseil de sécurité de l’ONU l’autorisant, la France fait des choses illégales ou à la limité de la légalité en se servant de cet article 110 qui permet en effet des visites des navire mais, en principe, pas des détournements de navire en haute mer. Je suppose quand même qu’il doit y avoir un flou juridique à ce sujet pour que la France, il faudrait plutôt dire Macron, puisse quand même s’autoriser à le faire.
Avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, la Russie avait demandé des assurances que l’Ukraine ne rejoigne pas l’OTAN. Cette demande de la Russie a été catégoriquement refusée par les États-Unis et l’OTAN fin janvier 2022, quelques semaines avant le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine. l’Ukraine elle-même refusait catégoriquement de renoncer à son ambition d’intégrer l’OTAN. le Parlement ukrainien avait voté une modification de la Constitution pour y inscrire noir sur blanc l’objectif d’intégrer l’Union européenne et l’OTAN comme le cap stratégique irréversible du pays. Revenir dessus aurait nécessité une révision constitutionnelle majeure, politiquement impossible à faire voter sous la menace d’un pays tiers. En Plus de cela, il y avait les problèmes et les conflits dans le Donbass.
Le nécessaire a vraiment été fait pour que cette guerre ait lieu, du côté russe certes, mais aussi du côté ukrainien et occidental.
« La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » et qui ont toujours des « bonnes raisons » pour déclencher et mener des guerres. En particulier, la Guerre en Ukraine est utile pour le projet fédéral européen. L’arrêt des approvisionnements russes a forcé la création d’une stratégie d’achats groupés de gaz à l’échelle européenne et a accéléré le plan REPowerEU, qui impose des directives supranationales sur la transition énergétique. Dans la lignée du plan de relance Post-Covid, l’idée d’émettre des « Eurobonds » (une dette commune européenne) spécifiquement dédiés à la défense et à la reconstruction de l’Ukraine progresse, ce qui constitue un pas de géant vers un fédéralisme budgétaire européen. Pour les fédéralistes européens, il serait bon que la guerre continue. Cependant, il leur faudrait aussi que les populations ne soient pas dupe.