On nous répète en boucle dans les médias que la crise
actuelle résulte de la dissolution de l’Assemblée nationale prononcée par
Macron, qui commit là une erreur historique.
Il n’y a rien de plus faux.
La faute et le déshonneur de Macron ne furent pas dans la
dissolution (car cela faisait partie de ses prérogatives constitutionnelles),
mais dans le fait qu’il dévoya totalement les institutions en organisant, au
second tour des législatives, une alliance de désistement contre nature avec
ses adversaires, une alliance d’un jour sans programme de gouvernement qui ne
construisait rien. Son seul but était de garder le pouvoir. Il fit donc élire
des députés LFI qui déposèrent, dès le début de la session parlementaire, une
motion de censure pour faire tomber le gouvernement composé de ministres qu’ils
avaient contribué à faire élire quelques semaines auparavant ! Quel
cynisme mutuel chez Macron et au front populaire, spécialement chez LFI.
Quant audit front, ce n’était qu’une alliance hétéroclite de
circonstance entre des gens qui n’étaient d’accord fondamentalement sur rien,
comme le montrent les positions contradictoires à répétition qui suivirent. D’ailleurs,
le NFP a quasiment disparu fin 2025, ce qui montre que ce ne fut qu’une combine
politicienne, un coup médiatique monté par Mélanchon.
Voilà ce qui sera écrit dans les livres d’Histoire dans
quelques années, contrairement au narratif actuel entendu dans les médias.