@Luc-Laurent Salvador
Je n’ai lu votre article que maintenant, que je partage du premier au dernier mot. Votre image très simple et éclairante des « extrêmes », les digues qui creusent le fossé entre eux, entretiennent eux-même le boulevard (où le canal) où l’extrême centre peut se laisser flotter.
Ce qui veut dire que non seulement Macron ira jusqu’au bout, mais qu’on ne pourra avoir rien d’autre que des Macron au delà de 2027. La fracturation idéologique est présente aussi dans l’opinion publique (antifas/islamo-gauchistes contre fachos) et bien trop forte, irréconciliable pour renverser le centre.
Ce qui veut dire aussi que ce sont bien la gauche et la droite qu’il faut détruire. D’autres programmes politique sont à construire, comme vous le suggérez à la fin de votre article.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de fracture dans le pays, mais elle est ailleurs. C’est la ligne tracée en 2005, durant le référendum du TCE, qui a traversé au milieu tous les partis politiques avant les mots d’ordre venant des appareils, du haut.
La vraie ligne de fracture se trouve entre les mondialistes et les souverainistes (ou localistes, peu importe le nom ici). Et là, le vrais débats et choix démocratiques pourraient revenir à partir de cet antagonisme.
Il faut reconnaître à Macron, d’avoir eu le nez creux, d’avoir su dépasser la droite et la gauche, en rassemblant les bobos hards et les bobos cools (trouvaille de Bégaudaud). Mais lui a pris le pôle mondialiste, il manque maintenant celui localiste pour que la démocratie redémarre. Mais ça ne viendra pas, tout est fait pour éviter ce deuxième pôle, et c’est logique, le système complet maintenant carbure au mondialisme, de droite comme de gauche. Ou alors ce sera un inattendu, ou une raison externe.