Une fausse bonne idée !
L’homme, malgré l’expérience de l’histoire, n’a pas encore compris que l’amour de la femme est un phénomène qui a une réaction spirituelle : c’est ce qui le sanctifie.
La femme, malgré les désillusions de ses aïeules, ne veut pas encore savoir que l’amour masculin est un phénomène qui a une réaction brutale : c’est ce qui le condamne.
Pendant que chez la femme le fluide d’amour aspire à monter, chez l’homme il aspire à descendre. C’est sur cette différence que fut basée la grande lutte de sexes dans l’antiquité ; elle dure encore.
Faire luire sur cette question la lumière définitive de la science, c’est donner à l’humanité le moyen de sortir de l’état de malaise général que le malentendu sexuel a causé dans le monde. Il faut, une bonne fois, que chaque sexe sache comment l’autre aime et pense, afin d’éviter les heurts qui blessent l’amour-propre et finissent toujours par faire de deux amoureux deux ennemis irréconciliables.
La femme, comme l’homme, possède dans l’enfance des facultés sensitives et motrices équilibrées. La petite fille partage les jeux remuants, bruyants, du petit garçon. Elle a, à peu de chose près, le même degré de motricité, elle court, saute, danse, se livre à des exercices de gymnastique comme son petit frère.
Quand la vie sexuelle commence à se manifester chez l’enfant, elle le fait entrer dans une phase nouvelle qui est l’adolescence.
Les conditions physiologiques des deux sexes vont se modifier ; chacun d’eux étant régi par une polarité inverse, ils vont commencer à suivre des voies divergentes, et leur donner des caractères psychiques qu’ils n’avaient pas eu jusque-là.
Si nous suivons l’évolution sexuelle de l’homme depuis l’enfance, nous voyons que c’est dans la période qui précède l’adolescence que l’esprit prend son plus grand développement ; la multitude d’idées que l’enfant acquiert, en quelques années, demande un travail cérébral qui dépasse de beaucoup l’effort que l’homme adulte pourrait faire.
Quel est celui qui ne se souvient d’avoir traversé, dans son enfance, cette période de grande lucidité, pendant laquelle il observait la Nature, il cherchait la cause des phénomènes qui se produisaient autour de lui et essayait de résoudre les grands problèmes de la philosophie naturelle ?
Quelle est la mère qui n’a constaté, chez son enfant, cette grande curiosité de la Nature qui se révèle par d’incessant pourquoi ?
Suivons-le et voyons-le arriver à l’âge ingrat de la première jeunesse. Ce n’est plus la Nature qui va le préoccuper, c’est la femme. Ses facultés intellectuelles sont amoindries, mais ses sens sont développés ; il a perdu le jugement droit de l’enfant, mais il va le remplacer par l’imagination ; en même temps il acquiert une audace qui lui tient lieu de logique.
Les suites fatales de la sexualité masculine, c’est-à-dire les conséquences de l’union des sexes, font apparaître en lui les germes des 7 faiblesses humaines dont la Théogonie fit les 7 péchés capitaux :
- L’orgueil qui va lui insinuer des idées de supériorité vaine.
- L’égoïsme qui lui conseillera de prendre aux autres ce qu’ils ont, leur avoir, leurs places dans la vie, leurs privilèges et les honneurs qui leur sont dus.
- L’envie qui va lui souffler ses premières haines.
- La colère qui le jettera dans des disputes, des violences et des crimes.
- La luxure qui fera apparaître en lui la bête humaine.
- L’intempérance qui altérera sa santé et troublera sa raison.
- La paresse qui l’amollira et fera de lui un être inutile, à charge aux autres.
Ajoutons à cela l’invasion du doute, père du mensonge, du mensonge, père de l’hypocrisie génératrice de la ruse.
Son esprit a des éclipses, des moments de torpeur. Chacune de ses « œuvres basses » lui fait perdre une parcelle de l’étincelle de vie ; c’est une brèche par laquelle entre peu à peu la déraison, si vite envahissante. C’est alors qu’il commence à renverser l’ordre des idées, que son jugement perd sa droiture, qu’il se fausse. Des intérêts personnels, des entraînements sexuels commencent à le guider. C’est l’âge de la perversion qui apparaît. Puis sa force musculaire qui augmente lui donne de l’audace et sa sensibilité qui s’atténue le rend dur et méchant, il ne sent plus autant la souffrance des autres.
« L’homme est un loup pour ses semblables », a dit Hobbes. C’est que la haine naît en lui dès son entrée dans la vie sexuelle. Le petit garçon commence à détester la vie dans les autres en attendant que l’homme déteste les hommes. Faire souffrir ses petits camarades, ses petites sœurs, les vexer, les narguer, les taquiner est déjà un plaisir pour lui. Cette haine de la vie se manifeste aussi envers les animaux, envers les insectes qu’il torture pour le plaisir de les torturer. On dirait qu’il veut se venger sur l’univers tout entier des conditions physiologiques et psychiques qui s’imposent à lui. Le jeune adolescent prend en haine le genre humain, qu’il considère comme un témoin de sa déchéance. Il cherche la solitude parce qu’il lui semble que, parmi les autres, il va se trouver humilié. La misogynie naît aussi en lui, à ce moment, et la première femme sur laquelle tombe sa haine de sexe, c’est souvent sa mère ; il ne veut plus l’embrasser, il la craint et la fuit.
Notons qu’il existe deux espèces de misanthropie : À côté de celui qui s’isole par haine des hommes qu’il croit supérieurs à lui, il y a celui qui cherche la solitude pour fuir le contact du vice ou de la bêtise humaine. La misanthropie du vice n’existe réellement que chez l’adolescent ; elle se perd vite dans les sociétés où l’abaissement moral est général. Quand les hommes dégradés se trouvent nombreux, ils ne se cachent plus, le nombre leur sert d’excuse ; ils se soutiennent mutuellement, et loin de cacher leur déchéance dans la solitude ils affirment leurs vices et s’en font des vertus.
Rappelons encore que l’élément sanguin, générateur des muscles et de la force musculaire, n’est pas donné, par l’homme, à la génération ; c’est une réserve qu’il garde pour l’édification de son propre corps, contrairement à la femme chez qui l’élément sanguin est donné à la génération (dans les menstrues et dans l’ovulation), tandis que l’élément sensitif, qui est « le principe de vie », qui n’y participe pas, contrairement à l’homme, et qui entretient les fonctions intellectuelles, constitue une réserve individuelle.
Aussi, l’homme est poussé par le besoin qu’il ressent d’éliminer l’élément sensitif, à s’enfoncer dans une voie décroissante qui lui donne des caractères physiques qui le rapprochent de l’animal, de l’Anthropoïde (la « bête humaine »). C’est pourquoi il affirme que le singe est son ancêtre, pour justifier cette ressemblance.
Donc, si, chez l’homme, la fonction sexuelle diminue ses facultés sensitives, elle ne diminue pas ses facultés motrices.
La force musculaire de l’homme suit une progression ascendante, de l’enfance à l’âge viril, dans la même proportion que l’accomplissement de ses fonctions sexuelles. Précisons encore que le principe albuminoïde, alcalin, tiré du sang, qui génère et nourrit le système nerveux moteur est un principe de destruction qui use l’organisme ; Claude Bernard, médecin français au XIXème siècle, l’appelait : le « ferment moteur » (qui engendre « le principe de mort »). Si la motricité augmente, le principe de la destruction augmente avec elle ; chaque effort est suivi d’une réaction morbide. C’est parce que la force musculaire a augmenté, dans l’évolution humaine, que la vie de l’homme s’est constamment raccourcie dans le passé. Aussi, nous pouvons constater que, dans la série zoologique, ce sont les êtres dont les facultés motrices sont le plus développées qui vivent le moins longtemps. De plus, si nous prenons la vie humaine comme exemple, nous voyons, par les chiffres que la statistique nous fournit, que, encore et toujours, les femmes, dont les facultés motrices sont toujours moins intenses que celles des hommes, vivent plus longtemps que ces derniers.
À l’époque reculée où l’homme n’avait encore pour mœurs que ses instincts, on avait remarqué combien sa nature le portait à l’opposition, à la contradiction, à la domination.
C’est pour enrayer ses mauvais instincts que les Mères instituèrent une discipline élémentaire qui est toujours restée depuis dans la société, et qu’on désigne encore par les mots « éducation », « convenance », « savoir-vivre », « manières comme il faut ».
La discipline maternelle a formé les hommes, c’est par elle qu’ils se sont ÉLEVÉS au-dessus de leur nature masculine, et nous soulignons le mot élevé pour faire comprendre que s’ils avaient suivi les instincts de leur nature, sans ce correctif, ils n’auraient pas grandi dans la civilisation, ils seraient tombés tout de suite dans la vie grossière des dégénérés et dans la folie qui en est la conséquence.
C’est cette retenue des mauvais instincts qui fut d’abord la Religion. La connaissance que l’on avait des lois qui régissent la nature humaine avait fait comprendre que l’homme doit être discipliné, « apprivoisé », pourrait-on dire, afin de pouvoir vivre dans la société des femmes, des enfants et même des autres hommes.
On institua donc une règle de vie commune, dont l’homme comprenait la nécessité, car il s’y soumettait volontairement. C’est dans cette vie calme et bien organisée qu’on élevait son esprit vers la pensée abstraite et qu’on lui donnait les moyens de vaincre les sens dont on sut bientôt que l’usage abusif mène à la folie.
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20/10 13:37 - Mervis Nocteau
20/10 13:36 - Mervis Nocteau
@George L. ZETER. Remarque typique d’une perversion phallique.
20/10 13:34 - Mervis Nocteau
@Sigurdhur @placide21 @mmbbb. En vérité, Etirèv est aussi perverse phallique que la (...)
20/10 13:33 - Mervis Nocteau
@Sigurdhur @Doume65. L’ami @xana, avec @Goldu Du, sont de vrais trolls sur (...)
20/10 13:31 - Mervis Nocteau
20/10 13:30 - Mervis Nocteau
@Sigurdhur. Cette discussion pourrait vous intéresser. Et les pouvoirs publics, en (...)
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