Il
me semble que la notion d’ascenseur social est bien réductrice et simpliste
pour évoquer la dynamique de la société
française et de ses classes sociales. Ainsi que celle de nos aspirations et modes de vie, toutes
générations confondues. Sans parler de ce qui a structuré et structure toutes
nos vies. Comme les ruptures historiques que nous avons connues telles que la
décolonisation, la guerre d’Algérie finissant en 1962 entre autres, la
massification de l’instruction et sa
mixité , garçon et filles recevant la même instruction (loi Berhoin 1959), la
fin des accords de Bretton Woods en 1971 (inconvertibilité du dollar), l’exode
rural et l’immigration, le taux d’emploi des femmes doublant, la fin du service
militaire en début de ce siècle, le renversement de notre démographie,
l’allongement de l’espérance de vie, l’évolution des lois concernant les droits
des femmes, la famille et les mœurs. L’exode rural et l’immigration donc quand certains d’entre-nous sont arrivés, les
dirigeants des pays d’origine et ceux d’ici se mettant d’accord, pour finalement
rester en faisant souche, le mariage mixte se développant. En vivant d’abord dans des bidonvilles puis partageant des
grands ensembles dont certains ont été démantelés quand le plus grand nombre
subsiste en ayant concentré les plus pauvres et les immigrés et devenant le
far-west des grands pontes de la drogue pilotant leurs affaires, à l’abri hors de nos frontières. En devenant une aubaine médiatique bien utile pour des
dirigeants ayant tant à cacher et freinant leurs démantèlements. Des dirigeants ayant organisé la mondialisation
heureuse en délocalisant nos emplois en en fragilisant les droits ici et
favorisant une surconsommation de médiocre qualité pour toute une part d’entre-nous dans un
gaspillage assez inouï comme modèle économique parallèlement à la régression et
à la baisse des services rendus par nos services publics, un temps considéré
comme le patrimoine commun de ceux qui n’en
ont pas.
Je
rappelle aussi que nous sommes ce que nous sommes parce que nous sommes montés
sur les épaules de ceux qui nous ont précédés et qu’aussi nous vivons dans un monde dans lequel les
savoirs et technologies disponibles sur
l’usage desquelles nous avons peu à dire, les lois civiles, l’organisation de
l’économie et notre rapport à la vie
politique du pays dont les ¾ des lois n’ont plus une origine nationale sont incommensurables avec ceux des
générations précédentes de même que
notre rapport à la politique. Le tout s’étant
déployé dans une accélération du
temps jamais vue.
C’est
donc à partir de mon expérience de français vivant en 2025, conscients de tous
ces changements vite résumé en raison du format, que je témoigne à ma
façon de cette dynamique à laquelle il me semble que dorénavant nous devrions
être associés. Puisqu’on nous dit que nous devons être responsables et que c’est urgent →