Nous
sommes des citoyens nom de dieu.
Nous
sommes des citoyens réunis dans un peuple et censés être au fondement de la
souveraineté dans une république censée être démocratique.
Le
conditionnement continu que nous applique notre système médiatique par ses
journalistes et les experts qu’ils se
choisissent, c’est celui de parler constamment de nous comme si nous
étions des clientèles captives, contraintes, dispersées, forcément divisées,
plutôt ignorantes et naïves, à la
remorque des appareils politiques et de leurs apparatchiks qui mènent la danse de laquelle nous ne pourrions nous
extraire. Sinon à devoir être les spectateurs impuissants et pourquoi pas
abstentionnistes de ces règles du jeu ainsi imposées. En nous offrant un théâtre permanent du présent en
gommant de manière extraordinaire les responsabilités de ces politiciens dans
les résultats des politiques qu’ils ont menées ou soutenues .On peut
malheureusement voir ici régulièrement dans quelques articles et plus souvent
dans les commentaires cette façon
d’envisager notre rapport à la politique comme si certains voulaient rivaliser
avec ce type de journalisme et de discours médiatiques et politiciens ou en être les ventriloques savants. Un
comportement entretenu et renforcé si ce n’est induit par l’usage répété, la
cadence et le contenu de sondages qui nous sont imposés de façon
discrétionnaire. Un journalisme dont l’essentiel du travail consiste à
remoduler à leurs convenances, voire mettre en scène les contenus des agences
de presse, les choix et une partie des éléments de langage de la propagande
qu’elles diffusent en continu quand les
chaînes d’info elles se distinguent par l’insistance et la robustesse de la
défense des intérêts qu’elles servent et représentent. En imposant elles-aussi
leurs thèmes et contenus au reste du réseau, étant les plus grandes
pourvoyeuses de sondages dont leurs maîtres possèdent ou contrôlent les instituts.
Une
de nos tâches urgentes en vue de décliner concrètement une démocratie
fonctionnelle étant de nous affranchir
dans un premier temps intellectuellement de ce système d’emprise pour
dans un second temps nous emparer
du problème politique posé par son
fonctionnement et les types d’organisation, d’outils et d’ usages qui le
permettent. Afin de nous donner les moyens d’être correctement informés,
condition sans laquelle tout débat
démocratique est un leurre. Faut-il aussi encore rappeler qu’il n’y a pas de démocratie sans justice sociale et
responsabilité écologique partagée.