Au
fond la question, c’est celle de la durée de la comédie et de savoir à quel
acte nous en sommes et si nos concitoyens se contenteront d’en être les figurants
manipulés attendus.
« Et que ces trois forces , LFI, les
Verts et le RN, puissent se rejoindre dans une même impatience de voir le
président démissionner, en dit long sur la perte du sens des institutions et du
devoir. C’est un symptôme, plus qu’un scandale : celui d’un effondrement
moral. »
Démocratie
libérale.
Depuis
quand une classe dominante devrait se plier sans rien dire ni faire aux
demandes et aspirations de ceux qu’elle domine ?
Déjà
en 2005, nous avions un peu laissé aller en nous aventurant dans un référendum sans trop nous méfier, trop confiant dans l’efficacité
des médias que nous contrôlions déjà mais pas encore suffisamment ainsi que du pouvoir de
persuasion de la classe politique et médiatique que nous soutenions. Ayant du
refaire un traité 3 ans plus tard après avoir travaillé au corps les
politiciens que nous tenions ainsi que ceux qui attendaient des places. Afin d’imposer
nos règles et leurs évolutions quand elles ne nous conviennent plus. Sinon à quoi
cela sert la démocratie et le pouvoir ?
Avec
maintenant des gens têtus qui veulent discuter du fond des choses politiques en
disant qu’il faut mettre sur la table toutes les données et en débattre et que
ce serait cela la démocratie.
S’étonnant
ensuite que nous ayons recours à l’intimidation, la caricature et la
disqualification. D’autant plus que nous avons renforcé notre contrôle sur les
médias comme jamais, que nous pouvons fabriquer des sondages sans plus de
régulation ni questions sur les contenus et la rigueur de leur construction.
Qu’est-ce
qu’ils croient ? Nous allons continuer en ne reculant en fait devant aucun
moyen comme nos prédécesseurs du siècle dernier.
Qu’est-ce
qu’ils préfèrent ? La démocratie libérale avec ses inconvénients et ses
injustices aux bons vieux régimes d’extrêmes-droites, version moderne bien sûr.
Avec des moyens de surveillance et d’abrutissement jamais vus et qui au fond ne
manquent pas de mérites non négligeables. Comme d’apprendre à marcher droit dès
l’école, à se méfier de son voisin s’il
ne le fait pas assez bien mais en récompensant ceux qui le méritent à la
hauteur de leur utilité vis-à-vis de nous. Nous avons déjà ce qu’il faut, des
gens adaptables et souples qui disent qu’ils n’ont jamais gouverné tout en nous
ayant donné tous les gages de bonne volonté. Peu soupçonnables de rébellion et
que nous contrôlerons de toute façon.