@Octave Lebel
Où avez-vous perçu le moindre mépris. J’affirme simplement que l’ascenseur social n’est pas en panne, au contraire, il existe plus que jamais des possibilités de démontrer son talent, son aptitude au travail…, et de réussir...
des conclusions bien éloignées des vôtres
C’est sûr qu’en inventant un dédain ou pire un mépris pour des parcours différents, vous arriverez à transformer tout le sens de mon message. Je répète donc que nos sociétés donnent autant, si ce n’est plus de chances de réussir que dans le passé que le temps transforme en paradis.
Présenter le passé de 1955 comme exemplaire en terme d’ascenseur social est une fumisterie pour qui connait la difficulté à l’époque pour accéder à des études supérieures. Il suffit de voir qui avait accès à ces études pour ne plus croire qu’à cette époque, la réussite sociale était facile. Au contraire...
Sans condescendance ni mépris pour des parcours différents
J’ai déjà donné cet exemple, je crois. Lors d’une livraison d’un colis à mon domicile, j’ai pu discuter quelque temps avec un très jeune livreur, à peine plus de 22 ans. On a tapé le bout de gras autour d’un coca, il faisait plus de 37° et son véhicule cabossé n’avait pas de clim. Il m’a expliqué son arrivée tardive en France de Tunisie. Il n’avait pas pu faire d’études et m’a avoué que ce n’était pas non plus son gout. Il avait trouvé ce travail de livreur qui est un véritable esclavage, pas d’heures, des conditions difficiles…, enfin un travail de dingue.
Il faisait ce job en tant que salarié au SMIC quand il a saisi une opportunité. Il a perçu la possibilité de devenir indépendant. Il a donc acheté un vieux véhicule et s’est retroussé encore plus les manches, il m’a indiqué qu’il bossait même les WE. Bien sûr, pas de vacances.
Depuis l’année dernière, il avait acheté un nouveau véhicule et il avait même embauché un livreur pour le seconder. Il était sur le point de prendre un autre employé.
J’ai aussi donné l’exemple d’un ami de mon fils ainé. Tourneur, payé à la fronde, il a entamé une spécialisation aéronautique. Depuis il a une dizaine d’employés et une affaire florissante. Mon beau-frère, lui, était carreleur, il a monté sa boite il y a une vingtaine d’années, résultat, des dizaines d’employés et une belle réussite sociale.