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Commentaire de Aristide

sur 1955 versus 2025 : paradoxe des conditions de vie


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Aristide Aristide 22 octobre 2025 11:09

@Fergus

C’est quand même fabuleux, votre logique.

En 1955, il était pratiquement impossible d’atteindre les études supérieures pour la quasi-totalité de la population. À l’époque, on parlait même d’une reproduction sociale indépassable. Je parle des études supérieures, mais c’était la même chose pour le baccalauréat.

Actuellement, il existe effectivement des diplômes supérieurs qui ne trouvent aucun débouché sur le marché du travail. C’est un fait incontestable. Que faire d’une maitrise d’histoire de l’art ou d’un doctorat en archéologie. Eh bien, il y a des solutions, se former dans des métiers qui peuvent déboucher sur un emploi. Et cela gratuitement, et même en étant payé en formation en alternance par exemple. Ah bien sûr, il s’agit d’abandonner des rêves de carrière dans des secteurs bouchés. Et mettre les bouchées doubles pour rattraper son défaut d’orientation.

En 1955, la quasi-totalité des jeunes n’accédait pas à des diplômes qui leur permettraient de monter dans ce fameux « ascenseur social ». Actuellement, pour qui a la volonté de trouver un travail, il existe de multiples solutions, la plupart gratuites. sans compter, les efforts constant des entreprises pour qualifier au mieux leurs salariés.

 « Le nombre de bac+2 et bac+5 augmente, mais sans débouchés correspondants »
C’est bien le problème qu’Aristide ne parvient pas à admettre.

Et que Fergus veut faire passer pour une réalité.

Il parait que l’INSEE dit la même chose qu’Aristide, c’est là : Inégalités face au chômage, un petit extrait :

Toutes les catégories sociales ne présentent pas le même risque de chômage. En 2021, le taux de chômage est de 7,0 % pour les actifs ayant déjà travaillé (figure 1). Il est plus faible pour les agriculteurs exploitants (0,6 %), pour les artisans, commerçants et chefs d’entreprise (3,6 %), les cadres (3,7 %) et les professions intermédiaires (4,9 %). En revanche, il est plus élevé pour les employés (9,4 %) et les ouvriers (11,4 %), en particulier lorsqu’ils sont peu qualifiés (11,7 % pour les employés peu qualifiés et 16,7 % pour les ouvriers peu qualifiés). Des différences existent aussi selon le niveau de diplôme : en 2021, le taux de chômage atteint 14,4 % pour les actifs ayant au plus le brevet des collèges, contre 5,3 % pour les diplômés du supérieur.

Un taux de chômage pratiquement divisé par trois, 5,3 % contre 14,3 % entre peu diplômés et diplômés de l’enseignement supérieur. Pour les ouvriers et employés presque du simple au double !!!

D’autres chiffres :
  la part de bacheliers dans une génération : en 1955, 5 % au mieux, aujourd’hui plus de 80 %.
  la part de diplômés de l’enseignement supérieur : e 1955, 3 %, aujourd’hui plus de 60 %.
  la durée du chômage pour un diplômé versus non diplôme : 12 mois pour un diplômé contre plus de 19 mois pour les autres.
C’est factuel.

Les faits sont têtus et votre obstination maladive à éviter de voir le réel est assez symptomatique de votre tendance insoumise à s’abstenir de prendre en compte les éléments objectifs que l’on vous met sous le nez. 


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