@sylvain
Votre commentaire, bien qu’un peu vif, mérite une réponse. Permettez-moi de clarifier quelques points. Vous affirmez que la Révolution française marque « le début de la fin du supplice », une vengeance contre le criminel défiant le monarque, et que cela n’a rien à voir avec la Terreur. Pourtant, le martyre de la princesse de Lamballe, déchiquetée par une foule en 1792, montre à quel point la Terreur a dévoyé tout idéal révolutionnaire, transformant la justice en barbarie. La Révolution n’a pas aboli la violence ; elle l’a redirigée, souvent contre des innocents.
Quant à vos insinuations sur mes « fantasmes d’aristo », je tiens à préciser : oui, je suis d’ascendance aristocratique mais je n’ai jamais vécu dans un château. J’ai grandi dans une ville tout à fait ordinaire, loin des clichés. Quand mes grands-parents paternels, à la chute de la monarchie italienne en 1946, ont été « priés » de quitter l’Italie, ils sont partis une main devant, une main derrière. Mon père a épousé une roturière française, une femme du peuple, ce qui rend vos accusations de « délires d’aristo » assez fantaisistes.
Mes réflexions ne viennent pas d’un imaginaire nobiliaire mais d’une lecture attentive de l’Histoire, y compris des auteurs comme Foucault, dont j’ai parcouru Surveiller et punir bien avant votre conseil. Ses analyses sur le pouvoir et la violence sont fascinantes mais elles n’effacent pas les horreurs de la Terreur, qui ne fut pas une simple « punition » mais un déchaînement.