Michel Serres avait donné une conférence sur les nouvelles technologies à l’INRIA qui semble encore pertinente pour ce qu’on appelle l’I.A. . En fait il faudrait parler des « I.A » et se souvenir que c’est de l’intelligence humaine ou de la connerie humaine embarquée sur un support non biologique.
Certaines n’ayant aucune vocation à être « généralistes » sont déjà utilisées avec profit par des scientifiques et soulagent et améliorent leur travail, comme les outils, puis les machines, puis les robots ont amélioré la productivité en générant du temps libre pour les êtres humains qui peut être utilisé pour se cultiver ou se laver le cerveau à grande eau.
Gary Nolan (de Stanford) ne tarit pas d’éloge sur celle qu’il utilise et c’est un des scientifiques les plus prolifiques dans son domaine.
Est-ce si nouveau que cela, dirait Michel Serres ? Probablement pas pour le moment. Elon Musk dirait sans doute que chercher à créer une intelligence artificielle capable d’apprentissage et de raisonnement complexe équivaut à invoquer le démon, car nous savons par expérience ce qui arrive aux moins doués qui disparaissent toujours sous une forme ou une autre.
Il faut savoir qu’une I.A « généraliste » simplement programmée pour dire la vérité sur tous les sujets déclencherait un chaos social car une civilisation comme la nôtre a accumulé pas mal de choses sous le tapis. Il n’est donc pas anormal que les premières ébauches soient encadrées. Par ailleurs l’empathie ou les émotions « embarquées » (sur silicium ) seront toujours factices et la logique mathématique est rarement la réponse complète à nos interrogations qui sont souvent multi dimensionnelles.
Un outil comme un autre donc (pour le moment) qui va devenir une énorme connerie environnementale (gouffre en ressources et énergie).