« Le Chagrin et la Pitié », film 69 :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chagrin_et_la_Piti%C3%A9
Le film constitue historiquement la première plongée cinématographique effectuée dans la mémoire collective française sur la période de l’occupation allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale. Face à un discours dominant qui ne faisait état, jusque-là, que des faits de résistance,
Ophüls a permis de mettre l’accent sur des comportements quotidiens
beaucoup plus ambigus à l’égard de l’occupant, voire de franche collaboration.
En brisant l’image faussement unanime d’une France entièrement
résistante, le film joue un rôle important dans l’inauguration d’une
phase de la mémoire de l’Occupation que l’historien Henry Rousso appelle le « miroir brisé », à partir des années 1970[8].
Il faut voir aussi le rôle ambigu ou réaliste des Américains,
"La politique suivie vis-à-vis de Vichy fut, dès le début, un pis-aller,
mais nous n’avions aucune raison de rompre les relations avec le
Gouvernement Pétain. Il fallait choisir entre le régime autoritaire de
Vichy et la croisade héroïque de de Gaulle. Nous ne pûmes épouser la
thèse de ce dernier que lorsque sa conduite nous apparut véritablement
efficace et propre à faire triompher les intérêts américains. » On ne
saurait être plus franc et c’est cette sincérité qui confère à cet
ouvrage une valeur toute particulière."
https://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=20603&cidrevue=059