Détestable cet article, cette charge contre la droite française, assimilant des millions de Français à des animaux pervers. Jusqu’où la passion et la détestation idéologique peut mener est juste incroyable.
On se fait plaisir à caricaturer, mais il faut avertir le lecteur : attention, caricature.
L’auteur n’aime pas la droite, déteste la réaction. C’est
son droit.
Mais assimiler les gens de droite à des lâches et des
pervers est idiot, car c’est faux. Conception vraiment perverse celle-là du
débat politique.
L’auteur traite de journalisme et cible non pas la qualité professionnelle
de journaliste des personnes critiquées, mais leurs opinions. Erreur de méthode :
tous les journalistes professionnels ont leurs opinions, mais leur qualité
professionnelle vient de leur talent, de leur amour du métier de journaliste.
Je ne partage pas grand-chose des opinions de Charlotte d’Ornellas (j’ai voté Mitterrand autrefois, et j’en garde quelques traces),
mais quand j’écoute ses analyses, je reconnais leur justesse, leur profondeur.
Discutable, bien sûr, mais au bon niveau. Un cran bien au-dessus d’une Léa Salamé
par exemple.
Là doit se situer le débat : entre Salamé et d’Ornellas, qui est la meilleure journaliste ? Tout le reste (de l’article) est inutile, nuisible.
Cet article fait du mal au journalisme, interdisant aux
journalistes d’avoir leurs opinions très diverses, leur imposant sans le dire un « pensercorrect »
insupportable (la ligne éditoriale France Inter, j’ai bon ?) qui est à l’opposé de la
liberté.
Halte aux coupeurs de têtes.