Devant le spectacle désolant et le terme est faible, concernant la retraite et les retraités..
L’armoire
Assis sur
mon tabouret dans mon petit atelier tirant une dernière bouffée sur ma
cigarette, je regarde cette vieille armoire devant moi qui me toise de toute
son ancienneté. C’est étrange je l’entends me parler
- Que vas-tu
faire de moi maintenant ? me demande telle. Oui je appelée à disparaître tu le sais, mais
voudrais-tu que je le fasse plus tôt ?
- Est-tu
comme tous les autres qui désormais ont oubliés mon nom, me qualifiant hypocritement
« d’encombrant » désormais.
- Est tu
comme tous les autres, frappé d’amnésie de ce que nous avons vécu, de ce que je
t’ai fait ressentir quand ta jeune main m’a effleurée. Regarde-moi, n’ai pas honte ! Regarde je porte encore les traces de tes colères passées.
- Est tu
comme tous ceux qui veulent oublier aussi tous les services que j’ai rendu à
toi et tes géniteurs, acceptant sans broncher les surcharges, mais qui ne voient
plus qu’une présence devenant gênante, comme si j’étais devenu un frein à ta vie
alors que j’ai tant servie, ma présence te coûte désormais.
Alors, va tu
m’immoler, me sacrifier au nom d’une raison que tu sais injuste.
- Est tu tellement
jaloux à ce point ? Ta vie est-elle devenue tellement importante que le passé
te gêne, pour l’accuser de tous les maux. Criant « Haro » pour te soulager.
- Est tu
comme ceux qui préfère l’illusion, l’éphémère. Ecoute tu le chant des sirènes, qui
de toute façon te mentes. Ecoute tu les discours promettant les monts et
merveilles de l’avenir, du progrès inéluctable ?
Vois-tu, moi
je n’ai rien oublié, mes veines ne peuvent plus saigner de ce que tu vas me
faire, elles ont trop donnée.
Mais je sais une chose que tu ne sais pas, c’est
qu’un jour malgré que tu le nie, tu seras à ma place et il sera bien temps de
pleurer ton comportement passé. Car tu seras peut-être devenu plus
« jetable » que moi.
Bon, je vous rassure, l’armoire est toujours là, me sert toujours autant…mais elle est cachée.