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Commentaire de LeMerou

sur Parcoursup : Bacheliers sans affectation : les CAES au bord de la rupture


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LeMerou 19 novembre 2025 07:35
@Antoine Christian LABEL NGONGO

Bonjour, 

Je vous fais brièvement part de ce que soulève en moi, la lecture de votre billet.
A mon très humble avis le problème se situe ailleurs que dans « Parcoursup » et la fameuse « équité » d’accès aux « études supérieures ».

Vous avez une vision défenderesse de l’équité, ce n’est pas critiquable en soi cependant en matière de savoir, d’acquisition des connaissances, il faut accepter le fait de l’inégalité devant les capacités d’apprendre, il n’est pas donné à la majorité d’avoir toutes les facultés pour devenir un « cerveau ». 

Le système éducatif Français est gangréné par une sorte d’idéologie ayant ses racines dans les années 80, production de « cerveaux », principe « d’équité », d’égalité d’accès« au détriment de »bras« , et tant qu’à faire, laisser s’immiscer l’idée qu’il y a troupeau de »cerveau« qui s’ignorent, que des conditions sociétales et sociales ne leur permettent pas d’émerger à la lumière, ce qu’il fallait combattre.
C’est la création de désillusions car si des exemples existent c’est loin d’être une généralité.

Avec un principe pernicieux »d’intellectualisation« de la population, qui devrait s’abaisser de moins en moins à l’exécution de tâches non »valorisatrice« mais pourtant fondamentales dans une société. Et ne nous voilons pas la face, ces dernières dans le concept initial se devant être dévolue à une population issue d’ailleurs bien plus à même de tenir ces emplois indignes.

Nous avons assisté en parallèle, une »désindustrialisation« de notre Pays, alors que certains tentait de conserver la leur, par des investissements massifs pour maintenir une certaine compétitivité. »L’industrie« dans l’Europe est un domaine réservé à un Pays, il n’y a pas ce cette dernière d’ailleurs.

Bref lentement mais sûrement nous avons pu constater une disparition progressive de l’emploi, certes des nouveaux ont été crées, plus »tech« au départ, cependant ils finissent eux aussi par être exportés pour des questions de profits. Et pour couronner le tout, n’est pas encore mesuré ou pris en compte l’influence à venir de l’IA dans le domaine de certains métiers. Très sincèrement, je serais »étudiant« aujourd’hui je serais vraiment inquiet sur mon avenir avec ce phénomène nouveau.

Un état doit instruire sa jeunesse, c’est une mission essentielle, fondamentale, civilisatrice même. Mais force est de constater que la base minimale n’est pas forcément acquise avant le grand saut.
En grande partie à cause de ce fameux dogme »d’équité« systématiquement opposé aux réalités humaines. Cependant je note que vous l’évoquez dans votre billet, mais ne voyez par la véritable cause, est-ce du déni ? ou est-ce encore de l’idéologie ? 

Ne voyant que des déficiences structurelles perturbant le principe »d’équité« . Donner accès à l’impossible, faire rêver engendre des problèmes à long terme
 »Cependant, leur efficacité est mécaniquement limitée : elles réparent les effets, mais n’agissent pas sur les causes structurelles – manque de places, pilotage insuffisant, inadéquation entre les aspirations des jeunes et l’offre réelle de formation.« 

Manque de place dans des filières »attractives« 

Attractives en quoi d’ailleurs ?
Car la première question à se poser sur toutes ses »filières« bien avant celle de la compétence minimale requise est  : 
Une »filière« conduit elle à un besoin d’emploi réel dans le Pays ? Si oui, le besoin est de 4, il est évident que dans les 10 prétendants l’espoir risque être perturbé, le principe »d’équité« d’accès n’entrant plus en jeu . 

Il y a une décorrélation énorme dans le monde »éducatif« national entre le besoin réel du Pays, le marché et les attentes de ce dernier, tout cela à cause d’idéologies, d’un manque de réalisme mais surtout à cause d’un manque de vision à long terme du devenir de notre Pays par le petit monde »politique« , qui devrait être »normalement« générateur d’emplois et structurant l’éducation nationale dans ce sens.

Au lieu de ça ont laisser rêver. Il y a l’état et l’éducation qui semble évoluer à part, le premier subventionnant le second sans trop se préoccuper de ce qu’il en ressort.

L’éducation Nationale doit former, doit »produire« des »diplômés« signe d’une évolution du Pays, mais former en quoi et pour répondre à quel besoin en réalité ?

C’est à mon avis le véritable problème et en plus s’immisce une sorte de »dénatalisation« galopante inquiétude des »élites", alors que l’avenir semble incertain (cause de leur inaction) tout comme l’emploi.

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