Allons,
il n’y a par principe qu’une France de citoyens réunis par des droits et des
devoirs communs qui les relient au fondement de ce que l’on appelle une
république. Et qui toutes générations et couches sociales confondues aspirent à décider de leur avenir dans un cadre
apaisé où l’intelligence collective et
ses richesses se partagent grâce aux
moyens de la démocratie. Pour cela il
nous faut un chemin politique qui passe par la réforme de nos institutions et
du fonctionnement de notre vie politique et citoyenne sans oublier de nouveaux choix
économiques qui sont aussi des choix
politiques. Qui va accepter encore longtemps qu’une minorité de l’hyper-concentration des richesses et des moyens de fabrication de l’opinion publique décide,
quoiqu’il se passe, de notre avenir ? Il revient à une démocratie de faire
en sorte que ces choix puissent être éclairés correctement et suffisamment
et que la mise en œuvre en soit régulièrement évaluée. Nous en sommes
politiquement très loin et cette minorité avec ses instruments de puissance est
très résolue à ce que cela continue le plus longtemps possible grâce à des
moyens de plus en plus expéditifs. Déjà expérimentés ici et ailleurs si on les
écoute attentivement et regarde quelle idéologie elle met en lumière à cet effet grâce aux outils
précédemment évoqués. C’est une minorité
d’intérêts qui en est arrivée à devoir mobiliser et réactualiser le vocabulaire et les
thèmes de ses prédécesseurs historiques qui, pour
sauver leurs intérêts financiers déjà , s’étant alignée sur une idéologie de la ségrégation et de la division, nous a conduit
dans la honte et l’aveuglement à la soumission
à une puissance étrangère. Je
pense que cela n’échappe plus à grand monde au point qu’à l’occasion ces gens
en sont réduits à se victimiser pour tenter une diversion. Je pense aussi qu’il
n’y a pas de démocratie sans justice sociale ni dorénavant sans responsabilité
écologique partagée, sans des citoyens correctement informés avec les moyens
institutionnels de se faire entendre et respecter. Je pense que nous
sommes à l’aube d’une mutation démocratique et il revient à chaque pays et
peuple de faire sa part. Je pense que les difficultés et les problèmes que nous
avons et aurons à résoudre le seront plus facilement, plus humainement,
avec plus de justice, avec l’aide de cette démocratie de citoyens.