@Rinbeau
Bonjour,
Merci pour votre message, mais permettez-moi deux précisions essentielles pour éviter toute confusion.
-
Non, le Plan Dubois ne “fait pas semblant de ne pas comprendre” l’argent-dette.
Je connais parfaitement les mécanismes de création monétaire, la loi de 1973, Maastricht, l’interdiction du financement monétaire direct et le rôle des banques privées dans la création ex-nihilo.
La version intégrale de mon rapport consacre d’ailleurs un chapitre entier à l’évolution du financement public depuis 1973.
-
Le Plan Dubois ne repose pas sur la création monétaire (qui dépend de la BCE),
mais sur ce qui, aujourd’hui, est réellement à la portée d’un gouvernement français :
• les dépenses
• les recettes
• les cessions d’actifs
• la croissance productive
• la réorganisation budgétaire
• les taxes correctrices sur les importations prédatrices
• la souveraineté énergétique et industrielle
Je ne réécris pas les traités européens, je travaille avec les règles existantes pour sortir la France de la spirale des intérêts.
-
Oui, la Banque de France ne peut plus financer directement l’État :
c’est un fait juridique.
Mais cela n’empêche absolument pas d’avoir une stratégie nationale, ni de réduire la dette autrement :
c’est justement tout l’objet de mon plan.
-
Enfin, ce débat sur « l’argent-dette » est intéressant, mais ne doit pas devenir un alibi pour dire que “rien n’est possible tant que les traités ne changent”.
Pendant que nous débattons de la loi de 1973,
la dette continue d’augmenter,
les intérêts explosent,
et la France perd sa souveraineté.
C’est précisément pour cela que j’ai écrit ce plan :
pour montrer qu’il existe des solutions réalistes, ici et maintenant, sans réformer l’euro, sans créer de monnaie, sans magie monétaire.
Mais je vous rassure : si un jour le financement monétaire redevenait possible, j’en ferais évidemment un outil supplémentaire.
Bien cordialement,
Marc Alain Dubois