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Marc Alain Dubois

Marc Alain Dubois

Je me définis avant tout comme un observateur du monde.
Formé à la croisée de plusieurs disciplines, j’ai longtemps travaillé dans l’ombre, entre réflexion économique, écriture et conseil stratégique. Mon parcours, volontairement discret, traverse aussi bien les sphères publiques que les marges du réel — ces zones où naissent les idées que beaucoup préfèrent taire.
À travers P.N.U.D.P.F, je propose une vision à la fois politique, morale et profondément humaine d’une société en quête de sens.
Le Rapport Dubois, au cœur de mon travail, n’est pas une théorie abstraite : c’est la traduction d’une conviction intime — celle qu’un pays peut se relever s’il accepte de regarder la vérité en face.
Depuis plusieurs années, j’écris sous différents pseudonymes. Mes textes, souvent partagés de manière confidentielle, interrogent la responsabilité, la mémoire et le courage des peuples.
Je vis aujourd’hui à l’écart du tumulte, convaincu que les idées les plus puissantes ne se propagent qu’en silence.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2025
  • Modérateur depuis le 14/11/2025
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 3 décembre 2025 09:35

    @LeMerou

    Bonjour LeMerou,

    Votre commentaire soulève quelque chose de décisif : on peut réformer l’école, mais si la France n’a plus de vision pour elle-même, alors aucune réforme éducative ne pourra réellement produire ses effets. Vous avez raison de rappeler que les générations passées n’avaient pas besoin d’un arsenal numérique pour apprendre : elles avaient surtout un cap, une colonne vertébrale républicaine, un horizon clair.

    C’est exactement ce qui manque aujourd’hui :
    un projet national à 20, 30 ou 50 ans.

    Votre remarque rejoint un point que je développerai dans un prochain chapitre du Plan Dubois :
    une nation ne peut pas orienter ses jeunes si elle n’a pas d’abord défini ce qu’elle veut être.
    Pas en fonction de Bruxelles, pas en fonction des cycles politiques de cinq ans, mais en fonction d’une vision souveraine de son avenir.

    L’éducation ne peut pas être reconstruite sans reconstruire d’abord la trajectoire du pays.
    Vous l’exprimez très bien, et je vous remercie : cela me permettra d’introduire ce volet stratégique qui manquait jusqu’ici.

    Ce sont des commentaires comme le vôtre qui obligent à aller plus loin que la seule réforme sectorielle



  • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 2 décembre 2025 14:08

    @Octave Lebel

    Bonjour Octave,

    Merci pour votre commentaire, toujours dense et sans complaisance. Vous avez raison de rappeler que, dans le débat public, les “révolutions scolaires” ressemblent trop souvent à des refrains électoraux interchangeables — et il est vrai que, depuis trente ans, les mêmes promesses reviennent, portées par des gouvernements de toutes couleurs, pour finalement aboutir aux mêmes impasses. Sur ce point, votre vigilance est utile.

    Mais, vous le savez, mon intention n’est pas de dérouler un “programme-miracle”.
    C’est plutôt de poser une question simple : que peut-on encore sauver si l’on ne touche pas au cœur du système éducatif ?
    Parce que la dette, les déficits, les plans industriels… tout cela ne vaut rien si l’école ne tient plus.

    Sur l’autonomie des établissements, je vous rejoins partiellement.
    Elle a été utilisée comme cheval de Troie par certains pour avancer une privatisation douce.
    Mais elle pourrait aussi être repensée autrement : non pas comme un marché de l’école, mais comme une capacité à adapter les pratiques pédagogiques aux terrains, sans casser l’égalité républicaine. Le sujet est complexe, et votre remarque mérite d’être intégrée explicitement dans une prochaine version : l’autonomie n’est pas une vertu en soi, tout dépend de ce qu’on en fait et du pouvoir qu’on y transfère.

    Je précise aussi un point : je ne suis présent sur aucun réseau social.
    Ce que j’écris ne vit qu’ici, sur AgoraVox.
    Et c’est souvent grâce à vos analyses — critiques ou favorables — que les textes prennent une dimension supplémentaire. Sans des lecteurs comme vous, ils resteraient mécaniques et froids.

    Vos remarques, elles, mériteraient d’être lues bien au-delà d’AgoraVox.
    Elles apporteraient un contrechamp utile dans des espaces où le débat est souvent moins exigeant.
    Si un jour vous partagez un article ou un extrait ailleurs, je serais vraiment curieux de voir comment vos analyses résonnent hors de ce cercle.

    Merci encore pour votre franchise, votre culture et votre capacité à replacer chaque proposition dans un cadre politique plus large. C’est indispensable.

    Marc Alain Dubois



  • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 1er décembre 2025 23:34

    @Eric F

    Bonjour Eric,

    Merci pour votre message très précis — c’est exactement le type de contribution qui enrichit ce débat.

    Pour répondre point par point :

    1. États ayant réellement remboursé leur dette
      Vous avez raison : cela existe.
      Le Canada (1995–2005), la Suède après sa crise bancaire, ou encore l’Allemagne après 2012 ont réduit non seulement leurs déficits, mais aussi le stock de dette. J’intégrerai ces exemples dans une version enrichie.

    2. Sur les “coups d’accordéon”
      Très juste également.
      Les cas de l’Argentine, de la Russie (1998) ou la restructuration grecque de 2012 montrent précisément ce qui se passe après : pertes privées, rééchelonnements, stabilisation… ou chaos si rien n’a été préparé. Je développerai ces scénarios pour mieux éclairer les lecteurs.

    3. Sur les annulations de dettes par la France
      Vous l’avez bien noté : il s’agit uniquement de dettes bilatérales d’États pauvres via le Club de Paris, sans rapport avec la dette de marché qui est notre véritable sujet. Cette distinction est fondamentale.

    4. Sur la Grèce et les retraites
      Vous avez raison : les -40 % correspondent à un cumul de baisses successives appliquées aux retraités pré-crise. Cela n’a pas touché uniformément les générations suivantes. Je vais reformuler ce passage pour éviter toute confusion.

    5. Et je précise deux points importants pour la suite

    Le dossier des retraites sera un très gros chapitre, et je le garde volontairement pour la fin, car il s’articule avec d’autres mesures (emploi, dépenses publiques, productivité, trajectoire macro) que je dois d’abord exposer clairement.

    • Les articles qui arrivent dans les 10 prochains jours vont détailler la réalité concrète des verrous budgétaires et des solutions, toujours selon la méthode que je me suis fixée :
    – partir d’une constatation chiffrée,
    – démontrer les blocages,
    – proposer le chemin le plus court et le plus réaliste vers le désendettement.

    Je sais que certains articles seront plus polémiques que d’autres.
    C’est inévitable : nous vivons au-dessus de nos moyens depuis 40 ans, et toute vérité sur la dépense publique dérange forcément quelqu’un.

    Mais c’est cela — ou la dette éternelle.

    Merci encore pour votre commentaire exigeant, il contribue à élever le niveau du débat.

    Marc Alain Dubois



  • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 29 novembre 2025 18:54

    @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

    Bonjour,

    vous avez raison sur un point essentiel : le timing de la proposition présidentielle est mauvais.
    Arriver avec une grande réforme d’engagement en 2025, alors que la confiance est au plus bas, crée immédiatement un soupçon d’arrière-pensée. Beaucoup se demandent si ce n’est pas un moyen détourné de préparer des jeunes à une guerre qui n’est pas la leur.

    C’est précisément pour cela que je distingue deux choses :

    1. La proposition politique du moment, qui peut être opportuniste, mal préparée, voire maladroite.

    2. Le besoin réel et profond d’intégration, qui lui ne dépend pas du calendrier électoral.

    Mon article porte sur le second point, pas sur le premier.

    Ce que je défends, ce n’est pas “le projet Macron”.
    C’est l’idée que la France a besoin d’un espace commun, d’un lieu où l’on apprend à vivre ensemble, à dépasser les quartiers, les origines, les rancœurs et les incompréhensions.

    Pas pour militariser, ni pour envoyer qui que ce soit au front.
    Juste pour recréer un socle commun qui s’effrite un peu plus chaque année.

    Sur le risque d’embourbement que vous évoquez : je le comprends parfaitement.
    Mais justement, un service civique non militaire, encadré, utile et lisible, n’est pas une marche vers la guerre ; c’est une tentative de renouer avec un esprit collectif qui s’est perdu.

    On peut discuter la forme.
    On peut débattre du moment.
    On peut critiquer la récupération politique.

    Mais le besoin, lui, est bien réel :
    on ne peut pas continuer à vivre dans un pays où plus personne ne partage rien.

    Merci pour votre contribution, même si nous ne sommes pas d’accord sur tout ; c’est aussi ça, un débat sain.



  • Marc Alain Dubois Marc Alain Dubois 29 novembre 2025 17:13

    Merci à tous pour vos commentaires.
    Vos échanges sont passionnés, parfois vifs, mais ils témoignent d’une chose :
    ce sujet touche au cœur de ce que nous sommes devenus comme société.

    Je voudrais répondre collectivement, car beaucoup d’arguments se recoupent.

    1. Sur le diagnostic général
      La plupart d’entre vous, même ceux qui ne partagent pas ma proposition, reconnaissent une réalité :
      le civisme s’effondre, le respect disparaît, les incivilités explosent, et beaucoup ont le sentiment que l’État n’est plus capable de faire appliquer ses propres règles.

    Sur ce point, je vous rejoins entièrement.

    1. Sur la responsabilité des familles, de l’école, de l’État
      Plusieurs rappellent que tout commence dans la famille, dans l’enfance, et que les institutions ne peuvent pas remplacer ce qui n’a pas été transmis dès le départ.

    Vous avez raison :
    aucune mesure ne remplacera l’éducation parentale.
    Je n’ai jamais dit le contraire.

    Mais ce n’est pas parce qu’on ne peut pas tout réparer que l’on ne doit rien tenter.

    1. Sur la faisabilité et le réalisme
      Vous êtes nombreux à douter de la faisabilité matérielle, budgétaire ou humaine d’un dispositif plus ferme, plus rapide, plus lisible.

    Ces objections sont légitimes.
    Je n’y suis pas sourd.
    Mais je crois qu’on peut aussi réfléchir à une version réaliste, progressive, qui ne cherche pas à tout révolutionner d’un coup mais à recréer des repères à une époque où beaucoup n’en ont plus.

    1. Sur le climat général de défiance
      Ce qui ressort le plus de vos commentaires, c’est la perte totale de confiance envers l’État, les élites et les grandes réformes nationales.
      Là encore, je vous comprends : nous avons été déçus trop de fois.

    Mais je crois que laisser pourrir la situation n’est pas une option.
    On ne peut pas se satisfaire d’un pays où les insultes, les agressions et l’impunité deviennent la norme.

    1. Ce que je retiens de positif
      Malgré nos désaccords, je vois trois points communs très forts entre vous et moi :

    – Vous aimez profondément ce pays, même si vous êtes inquiets ou désabusés.
    – Vous savez que l’impunité actuelle détruit la cohésion nationale.
    – Vous dites tous, chacun à votre manière, qu’on ne peut plus continuer comme avant.

    Et c’est déjà un terrain d’entente.

    1. Ma position
      Je ne prétends pas avoir “la” solution miracle.
      Je propose une piste, un outil parmi d’autres, pour recréer du lien, du cadre, de la responsabilité.

    On peut la discuter, la corriger, l’améliorer.
    Mais je refuse l’idée qu’il serait trop tard pour agir ou que rien n’est possible.

    1. Et si on parle chiffres, très concrètement
      On me dit souvent : “ça coûtera trop cher”.
      Regardons rapidement les deux côtés de la balance.

    a) Ce que coûterait un dispositif plus ferme, plus rapide, plus lisible
    Si l’on met en place, à l’échelle du pays, une procédure simple qui :

    – traite les incivilités en quelques jours au lieu de quelques mois,
    – renforce l’exécution des sanctions (amendes, travaux d’intérêt général, réparation),
    – coordonne mieux police, justice, collectivités,

    on parle essentiellement de :

    – moyens humains supplémentaires ciblés (greffiers, agents d’exécution, outils numériques),
    – simplification de procédures,
    – un peu plus d’audience et de suivi.

    Même en imaginant un dispositif ambitieux à l’échelle nationale, on resterait dans un ordre de grandeur de quelques centaines de millions d’euros par an.
    C’est beaucoup d’argent, mais c’est marginal au regard des budgets publics globaux, et surtout au regard de ce qui suit.

    b) Ce que coûte aujourd’hui le fait de ne rien changer
    Ne rien faire, ou continuer comme aujourd’hui, a aussi un coût énorme, mais invisible :

    – coût pour l’hôpital : agressions de soignants, arrêts maladie, départs de vocations ;
    – coût pour l’école : insultes, menaces, difficultés de recrutement des enseignants ;
    – coût pour les transports, les mairies, les services publics : dégradations, sécurité privée, assurances ;
    – coût pour la justice et la police : procédures interminables pour des faits répétés, découragement des agents ;
    – coût économique : quartiers évités, commerces qui ferment, attractivité qui baisse ;
    – coût démocratique : perte de confiance dans l’État, tentation du repli ou de l’extrémisme.

    Si on additionne tout cela, on ne parle plus de centaines de millions, mais de plusieurs milliards d’euros par an, sans parler des dégâts humains : soignants qui lâchent, enseignants qui quittent le métier, élus locaux menacés, citoyens qui n’osent plus intervenir.

    Autrement dit :
    même si un dispositif plus ferme coûtait 1 milliard par an, il resterait probablement moins cher que le coût financier et social de l’impunité généralisée.

    1. En conclusion
      En tout cas, merci pour vos contributions.
      Elles sont parfois dures, souvent lucides, toujours utiles.

    Si nous arrivons déjà à débattre sereinement ici, c’est qu’il reste quelque chose à reconstruire.
    C’est précisément ce “reste-là” que j’essaie de défendre.

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