@Krokodilo
« plus la
préconisation d’une grande autonomie des régions de l’Est de
l’Ukraine seraient un bon départ. »
Ca c’est Minsk II, à
mon avis inacceptable pour la Russie, trop peu, trop tard comme on
dit.
Euh...
En 2022, quand les Ukrainiens ont lancé l’attaque contre le Donbass
entraînant une riposte de la Russie, on en était déjà à Minsk 2.
Ce que propose l’auteur de l’article, c’est donc en fait les Accords
de Minsk 3. Ce que paraît-il, d’ailleurs, Poutine aurait proposé
lors des négociations d’Istanbul. La suite, qu’on connaît bien nous
permet de comprendre la position des Russes (qui les considéreraient
en effet désormais comme inacceptables) : il n’est plus question
pour eux d’accepter ce genre de demi-mesure, car ils ont fini par
comprendre que les extrémistes ukrainiens poussés par les otanistes
ne s’arrêteraient jamais et sont donc absolument indignes de
confiance. Car ce sont bien les bandéristes ou ultra-nationalistes,
peu importe le nom qu’on leur donne, qui donnent le la, et Zélensky
n’a donc d’autre choix que de leur obéir. Cela alors qu’il n’est
même plus président, mais les ultra-nationalistes et leurs alliés
d’Occident imposent son maintien pour les besoins de leur propagande,
en le menaçant de mort si besoin est au cas où il déciderait de
fléchir sur la cession de territoires – tandis qu’ils empêchent
le président du Parlement Stepantchouk de remplir son office
constitutionnel et de prendre la place de président du pays qui lui
revient de droit (et il est certain que Stepantchouk ne va pas être
assez fou pour les défier, surtout que le poste de président de
l’Ukraine est présentement le moins enviable du monde).
Le
fait qu’on vienne d’annoncer que Zélensky vient de refuser le plan
de paix de Trump, un refus qui s’ajoute à de nombreux autres,
confirme à mes yeux que cette grille de lecture est la bonne. Ce que
le faux président de l’Ukraine pense, ou ne pense pas, est en fait
sans aucune importance, car il n’a pas le choix que de continuer dans
la même direction. Hélas, cela signifie que la guerre va continuer,
car les Russes vont y voir une nouvelle confirmation de ce qu’il est
impossible de s’arrêter tant qu’ils n’auront pas mis hors d’état de
nuire les alliés des otanistes qui gouvernent l’Ukraine. Et il faut
bien reconnaître qu’on ne voit pas comment leur donner tort. Tant
que les États profonds des USA, de Grande-Bretagne, de France etc...
disposeront de ce formidable levier pour nuire à la Russie, ils
feront tout pour l’utiliser. Il faut que soit les Russes parviennent
à les décapiter (la fameuse « dénazification »), très difficile
car il leur faudrait occuper une très grande partie du pays, y
compris celles qu’il leur coûterait très cher d’occuper (et ce dont
ils n’ont aucune envie, car ce serait un bourbier, dans lequel les
otanistes aimeraient bien les attirer) ; soit qu’un Trump réussisse
à circonvenir le soutien que l’État profond de son pays et ses
alliés ne cesse d’apporter au régime ukrainien, mais cela apparaît
là encore bien difficile (c’est là que l’on voit certaines des
limites auxquelles Trump se heurte dans son propre pays). Il n’y a
donc toujours pas de raisons d’être optimistes.