Une
remarque au sujet de la prononciation française de certains noms de
villes étatsuniennes : les exemples cités sont ceux de cités
portant des noms français, hérités de l’ancienne Louisiane
française, et qui sont donc toujours identifés par le public
francophone comme des noms français. Un autre cas est celui de Des
Moines, au nom clairement français que les francophones tendent
naturellement toujours à prononcer à la française, « dé mwan »
; les anglophones, dont les étatsuniens, étant eux passés à leur
prononciation, ironiquement plus phonétique « dé moïne ». La
prononciation française de oi en wa est en effet une bizarrerie, une
spécificité similaire à celle de l’allemand avec « aï » prononcé
pour « ei » écrit. À noter à ce sujet que les francophones
locaux, descendants des colons français (il en resterait encore
quelques centaines à parler leur dialecte spécifique)), devaient
plutôt prononcer « dé mwène », comme dans les dialectes de
l’Ouest de la France. Il est probable aussi qu’au XVIIIème siècle,
beaucoup de colons français devaient dire encore Sinte Louisse pour
Saint Louis, la disparition des consonnes finales à l’oral n’ayant
eu lieu que progressivement en France, avec des décalages suivant
les régions. Quant à Détroit, ç’aurait été Détrwète ou
Détrwate.
S’agissant
de la des nord-américains des noms allemands (y compris yiddishes)
en ein, je crois qu’ils disent -ine pour ceux qui se sont assimilés
chez eux (mais seulement en terminaison, ainsi ils disent waïnstine
pour Weinstein), et toujours -aïne pour les germanophones (d’où
Albert Aïnstaïne ou Frankenstaïne, sans la palatisation du st).
J’ignore comment disent les anglais, mais je crois que
traditonnellement ils avaient tendance à faire comme les français
(même si parfois, j’entends chez ces derniers Frankenstèïne ou
Èinstèïne). Pour ma part, je préfère la prononciation
allemande/yiddishe – je me demande d’ailleurs comment ça se
passait quand Jeffrey Epstein se rendait en Israël (où la
prononciation yiddishe est habituelle), lieu de villégiature courant
pour lui, notamment quand il devait rencontrer ses amis du Mossad
pour les fournir en matériel de chantage sexuel.
Après,
pour la tendance qu’on avait à prononcer les noms de villes
étrangères à la française, elle est naturelle dans toutes les
langues. Avec des incohérences ; j’ignore ainsi pourquoi on ne
prononce pas en France pour Boston comme pour Dublin, mais je sais
que les Québecois le font bel et bien (ils disent en effet Bɔstõ
en écriture phonétique).
Votre parallèle avec
Poutine est bancal et frise la malhonnêteté intellectuelle.
L’invasion de l’Ukraine, c’est une guerre d’agression
territoriale contre un État souverain indépendant, sans aucun
mandat judiciaire préalable, sans accusation criminelle contre
Zelensky, juste pour annexer des terres et imposer un régime
fantoche.
Il
serait peut-être plus que temps que vous cessiez de donner dans le
négationnisme. Poutine n’a mené aucune « agression » en Ukraine,
il n’a fait que réagir à une agression, authentique elle, menée
par le régime de Kiev noyauté par les bandéristes contre le
Donbass. Ce n’est qu’après que ce dernier ait refusé de mettre fin
aux demandes de Moscou de mettre fin à son attaque que l’opération
militaire russe a été lancée. Et elle n’a jamais cherché à
mettre la main sur la moindre ressource naturelle dont la Russie n’a
aucunement besoin, mais uniquement à protéger les populations.
S’agissant de la reconnaissance de l’indépendance des provinces de
Louhansk et Donetsk, ils étaient parfaitement dans leur droit de le
faire (comme l’a affirmé une jurisprudence de la C.I.J., faite sur
le Kosovo afin de complaire aux occidentaux, certes, mais elle doit
alors être valable pour tout le monde, toute personne refusant d’en
étendre le bénéfice à d’autres se dénonce alors comme raciste).
Donc aucune violation du droit international là, bien au contraire,
celle-ci était entièrement du côté des otano-ukrainiens. Et c’est
le régime ukrainien qui lance des attaques délibérées contre les
civils, pas la Russie, et c’est lui aussi qui est à l’origine de
nombreuses attaques au caractère terroriste évident (véhicules
piégées, bombes etc...) en Russie, avec l’aide des services
occidentaux, toujours en pointe quand il s’agit de soutenir des
terroristes (Syrie, Libye, Tunisie, Sahel et déjà, Vénézuéla il
y a dix ans). Otaniens et ukrainiens (ceux du côté officiel du
moins) sont ceux qui ont violé et violent toujours le droit
international, depuis bien avant février 2022 d’ailleurs, et même
avant le coup d’État du Maïdan il y a bientôt 12 ans.
Alors
si vous refusez de mettre dans le même sac l’attaque contre le
Vénézuéla, ce n’est pas pour des raisons objectives, au contraire,
mais par une grande malhonnêteté intellectuelle qui, hélas,
ressort trop fréquemment chez vous. À l’opposé de l’attaque contre
l’Ukraine, celle contre Maduro, aussi désastreux ait-il été comme
dirigeant (et il l’a été en effet), n’est qu’un acte de piraterie
internationale, comme l’était celle contre Noriega – on essaie de
présenter celle de samedi comme étant plus chirurgicale, peut-être
l’était-elle, il est vrai que ce ne serait pas bien difficile car
les sbires de G. Bush père avaient été désastreux – ou celle
contre l’Irak en 2003. Dans tous ces cas, les étatsuniens essaient
de jouer sur la répugnance qu’exerçaient ces dirigeants mauvais
afin de faire passer la pilule. Mais le but véritable a été
annoncé et bien annoncé : il s’agit de s’emparer à nouveau, en
fait de voler purement et simplement, de colossales réserves de
pétrole dont ils avaient été selon eux spoliés, affirmation
frauduleuse dans la mesure où ce pétrole appartient au Vénézuéla
et à nul autre ; et pour ce faire, de remettre ce pays sous tutelle
grâce à des dirigeants corrompus, comme il l’était avant. On sait
que l’Irak a été soumis à une brutale occupation, nourrie de
guerres « civiles » en réalité importées (à coups de faux
drapeaux en pagaille, comme dans la Syrie voisine), occupation qui se
poursuit de nos jours, les réserves financières du pays étant
toujours sous le contrôle des colonialistes qui veulent
définitivement asservir le pays comme ils l’ont fait de la Syrie
voisine.
@Giuseppe
di Bella di Santa Sofia
Non, arrêtons les
amalgames faciles.
L’opération
contre Maduro n’est pas un « mec tout seul qui fait ce qu’il
veut parce qu’il est plus fort ». C’est l’exécution d’un
mandat judiciaire américain contre un dirigeant inculpé depuis des
années pour narcotrafic massif, blanchiment et liens avec des
groupes terroristes comme le Hezbollah, le tout après plus d’une
décennie de sanctions, de pressions diplomatiques et d’échecs de
transitions internes pacifiques.
Le
Parlement n’a pas été consulté ? Exactement comme pour Noriega
en 1989, où Bush père a agi en commandant en chef face à une
menace criminelle directe sur le sol US.
C’est
juste incroyable de lire ça ! Trump, dont le pays a nourri le trafic
de drogue durant des décennies (il suffit de voir ce qui se passe
encore en Afghanistan), et qui vient de gracier un trafiquant de
drogue condamné afin de le mettre à la tête du Honduras et ne peut
donc déjà pas se prévaloir là d’un intérêt moral, ne le peut
pas plus d’un mandat d’arrêt de toute façon illégal (car le droit
international prime le droit national, sauf pour les États
impériaux). Il n’hésite pas, ainsi que tous ses sbires, à menacer
les tribunaux internationaux, ou nationaux, qui oseraient s’en
prendre à ses hommes de main. Autant pour le respect du droit
international, ou national d’ailleurs. Cela alors qu’en arrêtant un
chef d’État, il a de lui-même renoncé à son immunité, car les
obligations en droit international sont soumises à réciprocité.
Les attaques qu’il annonce contre d’autres pays, comme la Colombie,
Cuba et le Danemark, sont du même tonneau. En fait, la doctrine
Monroe dont il se revendique (et apparemment vous) est une doctrine
raciste, aux relents nazis, qui ne s’applique qu’au bénéfice des
Anglo-saxons. Elle est sans fondements, autres que l’impérialisme le
plus débridé, prétend réserver toute l’Amérique aux étatsuniens
(et non aux américains), une doctrine
méprisable, qu’il est lamentable que vous paraissiez soutenir.
Maintenant,
il reste à voir ce qui peut être fait pour empêcher de prochaines
interventions. Ce n’est pas infaisable du tout. En effet, Trump (et
sa famille !) disposent de nombreux avoirs un peu partout. C’est là
qu’on peut agir, et plus loin en les bannissant économiquement, eux
ainsi que les autres dirigeants des USA, et au passage rendre la
monnaie de la pièce à eux qui usent de telles méthodes à foison.
Bien sûr, cela supposerait que les dirigeants européens soient
courageux, et ce n’est pas demain la veille. Russes, Chinois,
Indiens, Indonésiens et autres doivent bien rire (quand ils ne se
laissent pas aller à la consternation) !
« plus la
préconisation d’une grande autonomie des régions de l’Est de
l’Ukraine seraient un bon départ. »
Ca c’est Minsk II, à
mon avis inacceptable pour la Russie, trop peu, trop tard comme on
dit.
Euh...
En 2022, quand les Ukrainiens ont lancé l’attaque contre le Donbass
entraînant une riposte de la Russie, on en était déjà à Minsk 2.
Ce que propose l’auteur de l’article, c’est donc en fait les Accords
de Minsk 3. Ce que paraît-il, d’ailleurs, Poutine aurait proposé
lors des négociations d’Istanbul. La suite, qu’on connaît bien nous
permet de comprendre la position des Russes (qui les considéreraient
en effet désormais comme inacceptables) : il n’est plus question
pour eux d’accepter ce genre de demi-mesure, car ils ont fini par
comprendre que les extrémistes ukrainiens poussés par les otanistes
ne s’arrêteraient jamais et sont donc absolument indignes de
confiance. Car ce sont bien les bandéristes ou ultra-nationalistes,
peu importe le nom qu’on leur donne, qui donnent le la, et Zélensky
n’a donc d’autre choix que de leur obéir. Cela alors qu’il n’est
même plus président, mais les ultra-nationalistes et leurs alliés
d’Occident imposent son maintien pour les besoins de leur propagande,
en le menaçant de mort si besoin est au cas où il déciderait de
fléchir sur la cession de territoires – tandis qu’ils empêchent
le président du Parlement Stepantchouk de remplir son office
constitutionnel et de prendre la place de président du pays qui lui
revient de droit (et il est certain que Stepantchouk ne va pas être
assez fou pour les défier, surtout que le poste de président de
l’Ukraine est présentement le moins enviable du monde).
Le
fait qu’on vienne d’annoncer que Zélensky vient de refuser le plan
de paix de Trump, un refus qui s’ajoute à de nombreux autres,
confirme à mes yeux que cette grille de lecture est la bonne. Ce que
le faux président de l’Ukraine pense, ou ne pense pas, est en fait
sans aucune importance, car il n’a pas le choix que de continuer dans
la même direction. Hélas, cela signifie que la guerre va continuer,
car les Russes vont y voir une nouvelle confirmation de ce qu’il est
impossible de s’arrêter tant qu’ils n’auront pas mis hors d’état de
nuire les alliés des otanistes qui gouvernent l’Ukraine. Et il faut
bien reconnaître qu’on ne voit pas comment leur donner tort. Tant
que les États profonds des USA, de Grande-Bretagne, de France etc...
disposeront de ce formidable levier pour nuire à la Russie, ils
feront tout pour l’utiliser. Il faut que soit les Russes parviennent
à les décapiter (la fameuse « dénazification »), très difficile
car il leur faudrait occuper une très grande partie du pays, y
compris celles qu’il leur coûterait très cher d’occuper (et ce dont
ils n’ont aucune envie, car ce serait un bourbier, dans lequel les
otanistes aimeraient bien les attirer) ; soit qu’un Trump réussisse
à circonvenir le soutien que l’État profond de son pays et ses
alliés ne cesse d’apporter au régime ukrainien, mais cela apparaît
là encore bien difficile (c’est là que l’on voit certaines des
limites auxquelles Trump se heurte dans son propre pays). Il n’y a
donc toujours pas de raisons d’être optimistes.
Toute une partie des gens d’Azov dont le commandant Prokopenko
étaient entre les mains des Russes à la suite de la chute d’Azovstal à
Marioupol.
On attendait avec impatience le procès spectacle et puis ils ont étés
échangés contre des prisonniers russes, soit disant des officiers de
valeur.
Si
je me rappelle bien, cette décision de Poutine, qui avait fait
scandale à l’époque (enfreignant
les promesses maintes fois faites de soumettre les criminels de
guerre bandéristes à la justice),
avait été expliquée par la nécessité de faire échapper ces
officiers russes prisonniers aux graves tortures auxquelles ils
étaient soumis par leurs geôliers. La
façon dont les accords de libération ont été violés ensuite par
la partie ukrainienne a nourri la défiance des Russes (avec moult
autres trahison d’accords, comme celui visant à protéger les
dirigeants des deux pays de toute frappe ciblée, et autres
cessez-le-feu trompés à peine l’encre séchée) envers toute
promesse otano-ukrainienne lors des différentes tractations qui se
sont succédées.
Il
n’est peut-être pas la peine de chercher trop loin midi à quatorze
heures, voilà une explication assez simple de cette attribution si
contestable du Prix Nobel de la Paix : pour éviter à la Norvège
d’encourir la colère d’un Trump qu’on sait porté à infliger des
taxes douanières considérables à tout va :
Le
Comité Nobel, craignant la colère de Trump, remet le Nobel de la
paix à une marionnette de changement de régime
Publié
le octobre 11, 2025 par Wayan
Par
Moon of Alabama – Le 10 octobre 2025
Le
président des États-Unis Donald Trump demandait à recevoir le prix
Nobel de la paix. Mais suivre cette demande aurait été désastreux
pour le prestige déjà terni du Nobel. Le gouvernement norvégien,
qui influence fortement les décisions du comité du prix Nobel de la
paix, était dans le pétrin :
À
quelques heures de l’annonce du prix Nobel de la paix de cette
année, les politiciens norvégiens se préparaient à des
répercussions potentielles sur les relations américano-norvégiennes
s’il n’était pas décerné à Donald Trump.
…
Trump
a longtemps exprimé ouvertement sa conviction qu’il devrait
recevoir le Nobel de la paix, un honneur précédemment décerné à
l’un de ses prédécesseurs présidentiels, Barack Obama, en 2009
pour ses “efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie
internationale et la coopération entre les peuples”.
En
juillet, M. Trump aurait appelé Jens Stoltenberg, ministre norvégien
des Finances et ancien secrétaire général de l’Otan, pour lui
poser des questions sur le prix Nobel.
…
Le
chroniqueur et analyste Harald Stanghelle a émis l’hypothèse que
les représailles de M. Trump – si elles devaient venir –
pourraient prendre la forme de taxes douanières, de demandes de
contributions plus élevées à l’Otan ou même de déclarer la
Norvège comme ennemi.
Après
quelques discussions en coulisses, il a été décidé de donner le
prix à une personne différente de Trump, mais avec l’intention
très évidente de satisfaire également Trump en poursuivant un
objectif majeur de sa politique étrangère :
Le
prix Nobel de la paix a été décerné vendredi à la dirigeante de
l’opposition vénézuélienne, María Corina Machado, qui vit
cachée après avoir tenté de se présenter contre le président
Nicolás Maduro.
…....
Pour
récapituler – le comité du Prix Nobel de la paix donne le prix à
un politicien de l’opposition en Amérique du Sud qui est à la
solde du gouvernement américain et a été impliqué dans de
précédentes tentatives de coups d’État militaires dans son pays.
Son conseiller plaide pour l’utilisation de la force pour renverser
le gouvernement. Le plan de Mme Machado est de vendre tout ce que les
Vénézuéliens ont à l’empire étranger qui la paie.
Le
Comité Nobel et la Norvège se sont peut-être, pour l’instant,
sauvés de la colère de Trump, mais la décision d’attribuer le
prix à Mme Machado est encore une autre énorme tache à son bilan.