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Analis

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  • Analis 11 mars 11:59

    Excusez-moi, mais encore une fois, les défenseurs acharnés de la laïcité, dont l’auteur de l’article, se trompent complètement, et ne comprennent en réalité rien à celle-ci. On peut détester l’islam, être opposé au port du voile par les femmes, ne pas aimer le principe même de tenues de sport « islamiques », mais ces considérations n’ont absolument rien à voir avec la laïcité. Laïcité que Décathlon n’a absolument pas violée en proposant des tenues de jogging spéciales adaptées au goût de certaines musulmanes pratiquantes, à cheval sur certains principes religieux traditionalistes (ceci bien que le Coran ne prescrive absolument pas le port du voile pour les femmes, mais le fait est que ces femmes considèrent comme une obligation religieuse de le vêtir).


    La laïcité ne s’applique en réalité qu’à l’État, et aucunement aux individus, elle signifie pour l’État l’obligation de neutralité absolue envers les religions, et aussi les idéologies (ce qui veut dire qu’un État nationaliste, qui ne respecte pas les minorités ou qui organise des cultes des morts ne peut pas être laïc). Point à la ligne. De ce point de vue, nombre des contempteurs de Décathlon étaient complètement à côté de la plaque. Chaque personne est ainsi libre de manger ce qu’elle veut, de s’habiller comme elle le veut, y compris dans l’espace public, qui n’est en aucun cas l’espace de l’État, mais l’espace où tout un chacun est libre de se trouver. Et aussi obligé de respecter les choix d’autrui. En fait, ce sont ceux qui entendent empêcher des femmes de s’habiller en burkini ou vêtements de sports « islamiques » qui violent le principe de laïcité. Ultime ironie de ce débat, qui révèle que les soit-disant défenseurs de la laïcité sont en réalité animés d’une véritable intolérance ethnocentrique. Je note cependant que ni Aurore Bergé ni Agnès Buzyn ne se sont prévalues du principe de laïcité pour exprimer leurs positions, la deuxième exprimant même que c’était une question de vision personnelle, la première parlant de son choix de femme et de citoyenne, donc d’un choix personnel là encore (même si la mention de « citoyenne » pouvant paraître un peu déplacé suivant le contexte). Dont acte. Je suppose cependant que elles et d’autres comme François Bayrou, Gérard Larché, Nicolas Dupont-Aignan, Corinne Lepage etc... (tous cités avec les deux susnommés dans le lien donné par l’auteur) ne s’habilleront que d’une façon très raffinée, voire même inconfortable, pour satisfaire aux exigences de leur standing social, et n’hésiteront pas à reprocher à quelqu’un de se présenter à l’Assemblée ou dans un ministère dans une tenue non BCBG ou trop « peuple ». Ils n’ont donc pas d’hésitation à se conformer à des normes vestimentaires aliénantes imposées par d’autres quand ça leur chante. Hypocrisie, quand tu nous tiens...



  • Analis 4 février 13:52

    Très bon article, qui résume bien la situation en Syrie.

    Une chose me frappe au sujet des plans des USA : s’ils envisagent vraiment de se servir de l’Irak pour continuer leurs opérations en Syrie, l’hostilité à laquelle ils font face dans ce pays risque de leur être très problématique pour mener à bien cette fin. Les appels à leur départ se multiplient, les forces irakiennes les menacent régulièrement. À plusieurs reprises, l’agence iranienne ParsToday a même annoncé que ces dernières avaient bloqué des patrouilles états-uniennes et les avaient forcées à repartir :


    http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i75576-irak_les_marines_us_encercl%C3%A9s

    http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i75560-les_hachd_barrent_la_route_aux_marines

    http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i75591-hachd_les_forces_us_doivent_quitter_l%E2%80%99irak


    Il est certain que la situation s’envenime, je pense qu’à terme, sans doute court, les USA ne pourront pas éviter de se retirer, ils perdraient rapidement une guerre qu’ils engageraient afin d’assurer leur maintien.



  • Analis 26 décembre 2018 21:22

    A vrai dire, la situation de l’article est maintenant complètement nouvelle, et son contexte dépassé. E. J Magnier livre une synthèse des dangers qui suivent le retrait annoncé des USA de Syrie, notamment celui posé par la Turquie, si le YPG et les FDS ne reviennent pas à la raison (c’est à dire, si ce retrait se fait réellement et si une nouvelle attaque sous faux drapeau ne vient pas y mettre fin) :

    https://ejmagnier.com/2018/12/25/trump-ouvre-derriere-lui-une-trappe-pour-la-russie-la-turquie-et-liran-en-syrie/

    Trump ouvre derrière lui une trappe pour la Russie, la Turquie et l’Iran en Syrie

    Posted on 25/12/2018 by Elijah J Magnier

    Par Elijah J. Magnier : @ejmalrai

    Traduction  : Daniel G.


    L’ordre exécutif prévoyant le retrait de la Syriea été signé aux USA, ce qui indique que le président Trump est résolu à rappeler les quelques milliers de militaires américains se trouvant en Syrie. Il est bien connu que les troupes régulières sont beaucoup plus vulnérables pendant les opérations de retrait qu’au combat ou lorsqu’elles prennent position. Par conséquent, le retrait annoncé qui, semble-il, ira de l’avant malgré le scepticisme généralisé en Syrie et en Irak, va probablement prendre moins de temps que les cent jours prévus. Le commandement militaire des USA garde les dates secrètes pour éviter les pertes. Bien que le départ des USA soit fort bien accueilli par toutes les parties en Syrie et autour (exception faite des Kurdes), Trump laisse intentionnellement derrière lui une situation très chaotique au Levant, en ouvrant une trappe mortelle pour la Russie au premier chef, mais aussi pour l’Iran et la Turquie.


    À en juger par ce que les présidents Trump et Erdogan se sont dit pendant leurs dernières conversations téléphoniques, il y a lieu de croire que l’administration américaine a décidé de laisser la Syrie aux mains de la Turquie. C’est loin d’être innocent. En effet, le Pentagone a délibérément poussé plusieurs milliers de combattants de Daech dans le secteur qu’il contrôle sur la rive orientale de l’Euphrate, face à l’armée syrienne et ses alliés sur le front de Deir Ezzor. Cela signifie qu’en cas de retrait en coordination avec la Turquie, les troupes d’Ankara pourront se déployer dans la province kurdo-arabe d’Hassaké, à partir peut-être de Manbij ou Tal Abiad,sans rencontrer de résistance de la part de Daech tout simplement parce Daech n’a aucune présence dans le secteur. Les deux villes sont à des centaines de kilomètres de la zone contrôlée par Daech le long de l’Euphrate à Deir Ezzor.


    En cas d’une attaque soudaine de la Turquie, les forces kurdes des Unités de protection du peuple YPG (le PKK syrien) devront se précipiter devant les troupes turques en progression pour tenter de les ralentir en attendant l’aide du gouvernement syrien et pour permettre aux civils de quitter la zone vers des secteurs contrôlés par Damas ou de fuir en direction du Kurdistan irakien. Pareil mouvement aurait des conséquences sur la relation turco-russo-syrienne. Moscou a déjà averti la Turquie contre une avancée au nord-est de la Syrie. Toute avancée, y compris par les mandataires djihadistes de la Turquie en Syrie, qui sont massés à la frontière des provinces contrôlées par les Kurdes, va entraîner un chamboulement dans les relations entre Moscou et Ankara et entre Moscou et Damas. Pareil réalignement ne peut être évité que si le président Erdogan résiste à toute tentative d’invasion et adhère à l’optique de la Russie, qui préfère que le départ des USA soit suivi de discussions à propos de l’avenir de la région.


    D’après des sources bien informées en Syrie, la Turquie songeait déjà à annexer le nord de la Syrie plutôt qu’à l’occuper. Toute occupation du territoire syrien entraînera des complications sur le plan international en l’absence de reconnaissance par les autres pays. Cependant, le nord de Chypre a appris à la Turquie qu’une annexion peut continuer pendant des décennies, parsemée de quelques réactions sporadiques de la communauté internationale. L’annexion de la Crimée par la Russie pourrait avoir créé un précédent.


    Si Erdogan ne se synchronise pas avec la Russie et l’Iran, le front d’Idlib s’ouvrira. Les prétextes ne manquent pas, puisque les djihadistes n’arrêtent pas de violer le cessez-le-feu convenu à Astana. Une invasion turque amènera l’armée syrienne à attaquer Idlib et sa région rurale sous contrôle djihadiste, ainsi que Daech sur l’Euphrate afin d’obtenir une victoire rapide.


    Tout massacre et toute attaque possible de Daech dans les provinces contrôlées par les Kurdes donnera une légitimité morale rétroactive à l’occupation américaine du territoire syrien ces dernières années. Les experts et les responsables de l’administration américaine diront au monde comment la présence illégale des USA en Syrie a permis de combattre le terrorisme (Daech).


    Les négociations se poursuivent à Damas, où les Kurdes et les représentants du gouvernement s’entendent mieux sur la façon de combattre ensemble Daech une fois que les USA retireront toutes leurs forces, ce qui devrait se faire en moins d’un mois.


    Une coordination est nécessaire pour créer un passage sûr de façon à prendre Daech en tenaille sur plusieurs fronts le long de l’Euphrate avant que le groupe armé ne s’étende dans la vaste région d’Hassaké. Cette bataille décisive pour éliminer la présence de Daech nécessitera le soutien de l’armée de l’air russe, des forces spéciales syriennes, des forces terrestres alliées de l’Iran et du Hezbollah, ce que n’ont pas eu le temps de faire les USA pendant les dernières années de leur occupation de ce même secteur.

    [......]



  • Analis 9 août 2018 19:56

    Les commentaires sur l’affaire Sarah Jeong sont typiques d’une certaine rhétorique victimaire qui a cours chez de nombreux blancs, qui essaie de se placer au même niveau que les groupes vraiment victimes de racisme depuis longtemps. Si ces contempteurs des minorités avaient lu tout ce qui concerne ce cas, ils auraient compris qu’il ne sert pas leur discours, au contraire. Le New York Times a précisé que :

    "Ses articles et le fait qu’elle soit une jeune asiatique en ont fait la cible de harcèlement en ligne fréquent. Durant une certaine période elle a répondu à ce harcèlement en imitant la rhétorique de ses harceleurs. Elle comprend maintenant que son approche n’a fait que nourrir ces comportements enflammés que nous voyons trop souvent sur les médias sociaux. Elle le regrette, et le Times ne le tolère pas."

    Donc Sarah Jeong n’est pas une raciste anti-blanche, au contraire elle a été une cible fréquente de harcèlement raciste de la part de blancs racistes stupides (pléonasme), et elle a choisi de répliquer en adoptant leur style et en le leur renvoyant dans la figure. Une forme d’ironie empreinte de colère, dirigée uniquement envers ses harceleurs, et non envers tous les blancs. Elle a compris que cette démarche était excessive et n’avait rien de constructif, nourrissant au contraire la haine qui infeste tant les réseaux sociaux, renforçant l’attitude des racistes blancs, et elle a décidé de l’abandonner.

    Comme d’habitude en pareil cas, ces contempteurs s’indignent d’un comportement que le racisme des blancs qu’ils soutiennent a engendré. Souvent, des minoritaires exaspérés toute leur vie par un racisme dont ils ont souffert de la part d’une partie significative de la majorité se mettent à ressentir à leur tour des sentiments de haine à l’égard de cette majorité. C’est regrettable, mais mettre sur le même pied les deux relève de l’imposture intellectuelle. De façon intéressante, les pourfendeurs du racisme anti-blanc ou anti-français sont souvent des gens qui n’en ont rien à faire du racisme blanc. Ce qui indique clairement leur orientation idéologique. Cette stratégie a d’ailleurs émergé aux USA, où elle était le fait de racistes blancs (pudiquement dénommés conservateurs) furieux de voir que les minorités gagnaient en influence et remettaient en cause leur supériorité qu’ils pensaient de droit divin, et ont donc choisi de se dépeindre en victimes du vrai racisme (sic) afin de saper le caractère moral de l’action des anti-racistes. N’hésitant pas à utiliser les arguments les plus odieux, comme celui d’être défavorisés par rapport aux minorités parce qu’elles étaient aidées.



  • Analis 5 juillet 2018 16:04

    @JC_Lavau

    Poutine n’est probablement pas prêt à lâcher l’Iran, mais de toute façon, il fait se méfier de toutes ces affirmations hâtives au sujet du retrait du Hezbollah ou des forces iraniennes du sud de la Syrie. Le Hezbollah avait peut-être déjà commencé le rapatriement de ses soldats. Cela est possiblement prématuré, tout comme le serait la réduction annoncée des forces russes, qui avait déjà eu lieu par le passé et avait du être annulé parce que les gredins néo-colonialistes en avaient profité pour relancer leurs offensives. Mais si Poutine n’est pas toujours si malin, il faut se garer de conclusions trop hâtives au sujet de sa soumission aux dictats israéliens :

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article10104

    https://www.lorientlejour.com/article/1123751/le-hezbollah-et-le-retrait-du-sud-syrien.html

    ......

    Cette interprétation des faits est totalement contredite par les milieux proches du Hezbollah. Ceux-ci précisent que depuis la reprise par les forces du régime syrien du contrôle de la région de Ghouta autour de Damas et d’une grande partie du désert jusqu’à la frontière des provinces du nord-est du pays, le Hezbollah a rappelé de Syrie la plus grande partie de ses combattants.

    Ce retrait s’est fait dans la discrétion, mais il est dicté par une seule raison : le fait que l’armée syrienne n’a plus besoin de renforts. Les mêmes sources affirment ainsi que l’armée du régime a repris son système de permissions accordées aux soldats qu’elle avait suspendu depuis 2011 et elle a même allégé ses effectifs de 11 000 soldats de réserve qui sont revenus récemment à la vie civile. Toujours selon les mêmes sources, la situation sur le terrain syrien n’exige plus en effet une grande mobilisation et le nombre de fronts ouverts s’est considérablement réduit, rendant inutile une participation consistante du Hezbollah et même des autres forces alliées.

    ......

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