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Analis

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  • Analis 16 septembre 21:28

    @foufouille

    Évidement que toutes les civilisations étaient esclavagiste avec plus ou moins de droits comme pour les romains avec du vin ou certains arabes qui castraient les mâles.

    « Évidemment que, évidemment que... » Alors, pourquoi vous n’en parlez que dans le cas des noirs ? Encore une fois, ce choix n’a rien d’innocent.

    Par contre, ce qui n’a rien d’évident, c’est le système mis en place par les blancs, qui ont bien été les seuls à établir une organisation de déportation d’esclaves à grande échelle, industrielle même, et où les esclaves n’étaient éligibles que sur la race, les blancs étant eux protégés de toute réduction en esclavage, cet état étant réservé aux non-blancs. Précisons que dans l’Océan Indien, à côté des noirs africains, en vertu de ce principe ont été aussi réduits en esclavage des arabes, indiens et malais, et des amérindiens à diverses époques en Amérique.


    certains peuples n’ont jamais vendus d’esclaves de leur peuple surtout aux blancs.

    et eu une civilisation avancée.

    Peut-être les peuples les moins avancés. Mais je rappèle là encore que ce ne sont pas les « peuples noirs africains » qui ont vendu les leurs, mais des dirigeants mis en place par les blancs, afin de les servir, notamment en esclaves. Ce que les propagandes assénées par les émules de la banalisation, dans un but d’apologie colonialiste/impérialiste (à la suite de Pétré-Grenouilleau), se gardent frauduleusement de rappeler. Dans ce contexte, il est peu utile de remémorer que Danièle Obono est elle-même un produit de la classe supérieure gabonaise et peut-être une descendante de marchands d’esclaves ; ce qui est vrai, mais il faut préciser alors vraiment ce qu’elle est : un produit de la Françafrique, de cet odieux système créé par les français, une membre de ces élites indigènes formées par le colonisateur (pour dire plus court : de ces collaborateurs) et que ses héritiers ont parfois encore le culot de célébrer.

    Et j’attends toujours que vous me citiez la situation où Fillon aurait pu être représenté en esclave sous le fouet d’un maître noir !


    Beaucoup ont dépassé le stade tribal depuis longtemps.

    Je ne comprends pas le pourquoi de la remarque. Si vous voulez faire référence au caractère des civilisations subsahariennes, je vous signale qu’elles avaient dépassé le stade tribal il y a longtemps, avant l’arrivée des Européens. Vous seriez vraiment prisonnier d’une vision raciste des choses.



  • Analis 14 septembre 14:05

    @foufouille
    effectivement, il n’a rien exister d’autres avant la colonisation, esclavage par les noirs compris pour certains.

    Votre phrase est une contradiction en elle-même, vu qu’elle entend confirmer qu’il n’a rien existé d’autre pour ceux-là, dénonciation qui jette une aura de racisme sur ceux qui la font, tout en y ajoutant la seule chose qu’ils reconnaissent (et qui renforce cette aura de racisme). Que vous vous évertuiez à sombrer dans cette confusion ne fait que renforcer le sens de mon accusation, car cela peut difficilement être gratuit. L’insistance à mettre l’accent sur cet aspect mineur des anciennes civilisations négro-africaines n’en est que plus suspect, et indice de ce que vous êtes décidément motivé par banaliser les crimes de votre pays et rien d’autre.

    En fait, si vous êtes logique avec vous-même, et plus généralement si vous êtes honnête, à chaque fois que vous parlez de la civilisation des grecs et romains antiques, n’oubliez surtout pas de ne mentionner que l’esclavage chez eux, et rien d’autre, comme s’il n’y avait en effet rien eu d’autre chez ces peuples.

    Vous semblez aussi mettre en doute que les civilisations susbsahariennes pré-coloniales aient été détruites par les blancs. Il est exact qu’elles ont été complètement subverties par ces derniers, leurs structures économiques et sociales chamboulées et tournées de force vers la traite des esclaves par les blancs, cela-même longtemps avant leur annexion littérale au XIXème siècle. La vérité, c’est que le trafic intra-africain était mineur avant que les royaumes guinéens côtiers ne soient déstabilisés par les européens et aient leurs dirigeants remplacés par des collaborateurs complaisants et disposés à leur vendre des masses d’esclaves.

    Enfin, n’oublions pas que les structures coloniales tant vantées par les héritiers de ces colonialistes racistes, routes et autres, étaient d’abord destinées à l’exploitation sauvage de ces contrées, et ensuite qu’elles ont été bâties à la sueur des travailleurs forcés indigènes, nouveaux esclaves.



  • Analis 10 septembre 16:39

    Je pense que l’auteur se trompe sur la plupart des points.


    D’abord, en soi, non, la représentation de l’esclavage dans le cadre d’une fiction n’a rien de dégradant. Pas plus que celle du meurtre, de la guerre, d’un génocide, du viol (y compris de masse) etc... Il est temps de cesser une certaine pudibonderie qui tend à devenir inquiétante, et qui interdit de représenter toute chose qui serait un peu choquante. Il est utile de choquer le public, de rappeler que nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. Toute volonté de le dissimuler procède d’une intention de nature proprement totalitaire.


    J’ai en tête plein d’œuvres de fiction qui non seulement représentent l’esclavage, mais en font même le centre de leur thème. J’espère quand même que Spielberg aurait encore le droit de réaliser Amistad  ! En revanche, je pense bien que le fait de montrer Danièle Obono dans une position d’esclave participe réellement d’un non-dit raciste. Car c’est bien parce qu’elle est noire qu’elle a été choisie pour ce rôle. Et ce ne sont certainement pas les protestations des auteurs, arguant qu’ils "ne font que montrer là une réalité historique", qui me démentiront. Car pourquoi seule elle, de ces figurines politiques contemporaines réelles, a-t’elle fait l’objet d’un tel traitement ? Pourquoi n’avoir pas représenté François Fillon en serf médiéval, ou en esclave athénien ? Parce qu’il y a bien là de la part des auteurs une volonté, non d’ « éduquer le public », mais de banaliser l’esclavage négrier (c’est-à-dire, celui qui visait les noirs parce que noirs). Ces journalistes se croient malins de nous « apprendre » qu’il y a eu des esclaves en Afrique subsaharienne ; mais ils ne font qu’énoncer là une grande banalité , parce que des esclaves, il y en avait dans toutes sociétés traditionnelles. On était là à des lieux d’un système proprement concentrationnaire qui déportait des gens en masse, sélectionnés pour être des serfs juste parce qu’ils étaient de la mauvaise couleur de peau et considérés comme des sous-hommes.


    Additionnellement, il est intéressant de noter qu’ils n’ont rien trouvé de mieux que de décrire Mme Obono comme une esclave. Comme s’il n’y avait pas d’autre rôle qu’on pouvait attribuer à une noire africaine dans une ancienne société subsaharienne. Non, mettre en relief les innombrables aspects de la vie dans les États très élaborés de cette région du globe était vraiment au-dessus de leur force. Il faut vraiment que les Noirs d’Afrique soient des esclaves, ou des esclavagistes, des sauvages, tout le reste n’a jamais existé.


    Cette bande dessinée procédait bien d’un ressentiment aigri de blancs imbus de leur supériorité, qui ne supportent pas qu’on leur remémore que leur civilisation a quand même été très oppressive, et ce à l’échelle du monde entier. Ainsi, dépeindre Fillon en esclave d’un seigneur français ou d’un riche athénien de l’Antiquité n’aurait eu aucune saveur à leurs yeux, car il aurait été montré sous la dépendance d’un maître blanc. En réalité, tout cela nous rappèle même qu’il leur était impossible de faire ce qui aurait été vraiment pertinent, à savoir montrer Fillon en esclave de maîtres noirs. Le gros, très gros hic, en effet, c’est que ça n’existait pas... Eh oui ! En fait, les crypto-racistes/colonialistes de Valeurs actuelles, bien à leur insu, ont fourni une excellente illustration de ce que l’esclavage négrier avait de spécifique ; et par-delà de la même spécificité de la domination blanche de ces derniers siècles.


    En tout ça, oui, cette « démonstration » de ces journalistes qui se croient si malins est le symptôme d’héritiers de colonialistes non repentants, et donc prêts à recommencer exactement comme avant.



  • Analis 19 août 18:21

    @Jonas

    Au total 3150 , versets coraniques , soit la moitié du Coran, qui vouent a l’exaction tous ceux qui sont autres que musulmans.

    Loin de moi l’idée de prendre la défense d’un homme que, s’il vivait de nos jours, je considérerais à l’image d’un Raël, un escroc ou un charlatan illuminé. Mais la situation des premiers musulmans est complètement différente de celle de Jésus et de ses fidèles, qui n’animaient qu’un petit mouvement juif anti-romain et apocalyptique, et qui n’ont jamais eu les moyens de s’opposer par les armes à leurs opposants.

    On ne peut guère savoir ce qui s’est vraiment passé vers 660 dans le Hedjaz en se basant sur ce récit biaisé, partial et hagiographique qu’est le Coran, qui hélas n’en est pas moins le seul témoignage de ces événements qui nous est resté. Mais après tout, vous n’avez aucun scrupule à vous baser dessus pour dresser ce portrait désastreux de Mohammed (son vrai nom). Mais il faut replacer les choses dans le contexte de ce que le Coran nous décrit réellement. Celui d’un prêcheur au départ pacifique, puis sujet à des persécutions quand son culte est devenu trop grand, obligé de s’exiler, et enfin objet d’une tentative d’extermination tant de lui que de son mouvement, après que celui-ci ait encore grossi. Les judéo-chrétiens ses « frères », furieux de voir quelqu’un se proclamer comme leur nouveau prophète et menaçant l’enseignement de leurs diverses églises, et les polythéistes, inquiets de son succès, s’étant pour une fois miraculeusement unis, afin de mettre fin à ce qu’ils percevaient comme une menace pour l’ordre religieux établi, il fut obligé de les combattre afin de repousser leurs assauts. Avec sa vie en jeu, ne l’oublions pas. Ce que le Coran décrit, ce sont les violences qu’il a du commettre pour survivre, et sa brutalisation, ainsi que celle de ses suivants, qui s’en est ensuivie.

    Il n’a sans doute pas manqué en ces régions et à cette époque de prophètes prétendant être les successeurs d’Élie, d’Ézékiel et de Jésus. La plupart d’entre eux ont été supprimés, physiquement et métaphoriquement. Ils sont désormais oubliés de l’histoire. Il aurait du en être de même de Mohammed et de sa secte. Mais contre toute attente, l’hérétique l’a emporté, et son mouvement judéo-chrétien a pu prendre l’ascendant dans la région, puis fort de celui-ci, commencer à s’étendre dans les voisines. Une des conséquences de la guerre que lui et ses suivants ont du livrer est que son mouvement est devenu plus violent, une violence qui a imprégné jusqu’à leurs écrits les plus banals. Mais au sujet des chrétiens et des juifs, ils sont revenus plus tard à des sentiments beaucoup plus apaisés, le respect de leurs cultes étant même devenu une prescription coranique.



  • Analis 8 août 15:55

    @njama

    « Interrogé par un journaliste qui lui demandait s’il était contre une enquête internationale, le chef de l’Etat a répondu « bien sûr », estimant que cela « diluerait la vérité ». Le chef de l’Etat a tenu ces propos au lendemain de l’appel du président français, Emmanuel Macron, lors de sa visite à Beyrouth, à une enquête internationale « transparente ». »

    https://www.24heures.ch/le-president-libanais-rejette-une-enquete-internationale-265449643538

    Les propos de Macron étaient insultants, si le Liban a besoin d’aide pour l’enquête c’est à lui de la demander. Charbonnier est maître chez lui.

    La proposition de Macron était en effet insultante et néo-coloniale, surtout quand on se souvient que la France a un très lourd passé de graves fraudes étatiques en matière d’enquêtes truquées sur des explosions de nitrate d’ammonium, avec AZF, travail de faussaire digne des IgNobels (les anti-prix Nobel). Mais il faut aussi voir la chose de l’autre versant : la France essaie là d’exporter son « expertise » en matière d’enquêtes frauduleuses. Ce qui laisse supposer qu’il y a vraiment des choses de grave à cacher au sujet de ces explosion. Je ne suis pas partisan dans l’histoire de « l’arme nouvelle » avancée par Meyssan, dont la nature demeure d’ailleurs obscure. Mais il y a de nombreuses façons de faire exploser un tas de nitrate, laissé imprudemment en l’état. Israël, les USA ou la France sont des suspects parmi d’autres, qui essaient de prolonger et même d’aggraver l’état du Liban (on notera que certains appelent à un nouveau « mandat » français au Liban ; la proposition de Macron n’était peut-être qu’un coup d’essai).

    On notera que les experts étrangers ne notent même pas l’explosion d’AZF dans la liste des catastrophes accidentelles industrielles au nitrate d’ammonium majeures. Comme le montre le texte même de cet article*. Pour la simple raison qu’ils savent très bien que l’ « explication » officielle est bidon.

    * «  Le nitrate d’ammonium mal stocké est connu pour les explosions, par exemple à Oppau, en Allemagne ; à Galveston Bay, au Texas ; et plus récemment à West à Waco, au Texas ; et à Tianjin en Chine », a déclaré Andrea Sella, professeur de chimie inorganique à l’University College Londres, au Science Media Center [sans parler de l’usine AZF à Toulouse].

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