Très
bien, ils ont donc ces moyens de riposter dans les conditions que
j’ai décrites. Je pense que beaucoup de pays devraient s’en doter,
car elles peuvent être de très bons de riposte et de dernier
avertissement avant l’escalade nucléaire, notamment face à un
ennemi qui en aurait utilisé une (je pense bien sûr aux USA, qui
l’ont déjà fait en Irak en 1990, mais ne l’ont jamais fait face à
une puissance nucléaire, qui pourrait être tentée de répliquer
directement avec une bombe atomique si elle n’a pas elle-même de
super—
L’auteur
se trompe complètement dans son analyse des conséquences d’une
attaque nucléaire sous faux drapeau. Déjà, la Russie ne resterait
pas sans réaction sur le terrain, et les USA perdraient plusieurs
porte-avions et une grande partie de leurs grandes unités, et si les
USA voulaient répliquer nucléairement, ce serait simplement
l’escalade. En fait, cela se passerait comme dans le troisième
scénario, mais avec beaucoup d’avance. Ensuite, la fausseté des
accusations anti-russes serait facile à prouver, ça n’aurait certes
pas d’importance pour les merdias occidentaux, mais cela serait très
différent pour la plupart des pays importants, qui ne soutiendraient
pas l’agression médiatico-militaire occidentale.
Il
y a cependant une question que personne ne se pose, en matière
d’armes de destruction massive : est-ce que la Russie dispose d’armes
à effet de souffle de grande taille, ces fausses bombes atomiques,
aussi puissantes que des armes nucléaires tactiques, mais sans les
radiations ? Seuls les USA ont eu l’audace d’en utiliser sur des
champs de bataille, mais si les Russes en possèdent, elles
pourraient être un très bon moyen de répliquer à une attaque
occidentalo-bandériste par bombe sale, en empêchant l’escalade, du
moins dans un premier temps. Elles pourraient l’être aussi dans le
cas d’une destruction du barrage de Kakhovska, ce qui pourrait être
considéré comme équivalent à un usage d’armes de destruction
massive, ravageant toute la région de Kherson, tuant et forçant à
évacuer des dizaines de milliers de personnes, civiles comme
militaires, et isolant la région de la Russie, coupant notamment
tout renfort.
@Mozart
—
Les dirigeants de la ROA et et de la RONA étaient bien tous des
russes de l’intérieur
Sans aucun doute, mais qu’est ce que cela veut dire ? Ces mouvements
étaient simplement des soulèvements collaborateurs anti-communistes
à l’intérieur de la Grande-Russie, souvent proches des Russes
Blancs, quoi de plus normal à leur existence à une époque où
celle-ci était soumise à un totalitarisme communiste violent ? Il
était inévitable que certains de ses habitants veuillent s’en
libérer, et voient dans les forces de l’Allemagne nazie la seule
occasion de le faire. La comparaison avec les nationalistes bretons
que vous avez faite ailleurs serait là la plus appropriée. Les
Grand-russes auraient d’ailleurs été beaucoup plus nombreux à
rejoindre ces armées si Hitler n’avait pas été aussi stupide. Mais
surtout, le pouvoir russe actuel ne cherche en aucun cas à les
glorifier, alors qu’elles seraient moins infamantes idéologiquement
que le bandérisme.
Chaque phrase indique qu’il s’agissait de la fin de la guerre de 39-45,
de la victoire de 1945. Avez-vous vu à la fin de la guerre froide
quelque chose qui justifierait qu’on en parle ainsi ?
— tout le monde applaudissait à la paix.
— tout le monde était heureux de la victoire.
On
pourra toujours se demander si Dumas a compris la question ou non, et
épiloguer là-dessus, sans résultats ; mais je tiens à rappeler
quelque chose : la fin de la Guerre Froide était à l’époque
souvent considérée comme étant la vraie fin de la Deuxième Guerre
Mondiale. Et ensuite, oui, ne pas l’oublier, mais la Guerre Froide
était une vraie période d’hostilité, et perçue comme telle par
les populations de l’époque, avec un risque d’embrasement à tout
moment. Alors oui, sa fin signifiait que les perspectives de conflit
s’éloignaient, et ainsi avait été vue comme une ère de paix qui
s’ouvrait devant nous. Il n’y a donc aucune contradiction avec l’idée
que Dumas voulait dire ça, et qu’il en ait parlé de façon si
enthousiaste.
— Stepan Bandera a passé, aux frais d’Adolf, 2 années dans le camps de concentration de Sachsenhausen
Il
est inutile de ressortir cet argument, qui ne change rien à cette
vérité, que Stepan Bandera était un vrai nazi. La seule chose que
vous mettez en évidence, c’est que c’était un nazi ukrainien qui a
été mis en cellule par les nazis allemands pour des désaccords
stratégiques, autrement dit, un désaccord entre nazis et nazis en
l’occurrence. Rappelons-le, Hitler était tellement borné qu’il
pensait que tous les Slaves étaient des sous-hommes mongolisés qui
devaient être soumis aux « Aryens » (la race nordique en fait), et
qu’aucun État véritablement souverain ne devait être mis en place
sur les terres de la vieille Russie, car même s’il avait été
allié, cela aurait entravé cet objectif. Bandera, comme les autres
nazis ukrainiens (appelons-les bandéristes à partir de
maintenant), était un ultranationaliste raciste, qui ne pouvait pas
se voir comme un sous-homme, bien évidemment : il était partisan
d’une vision raciale qui faisait des Ukrainiens, ceux de l’Ouest du
moins, des Nordiques, blonds aux yeux bleus, qui faisaient face aux
hordes slaves et mongoles qui infestaient la Russie (en fait la
Russie orientale). Il voulait donc mettre en place un État ukrainien
qui aurait asservi les Russes avec l’aide de ses alliés allemands.
Les bandéristes ont en effet fourni de très importants contingents
aux envahisseurs allemands, qui ont combattu à leurs côtés contre
les Soviétiques et ont participé au massacre des Juifs, leur aide a
souvent été précieuse aux Einsatzgruppen responsables du massacre
de milliers de Juifs, de Tsiganes et d’opposants divers,
anti-communistes de toutes ethnies et langues. En raison du
désaccord politique sur la création d’un État Ukrainien, une
partie des bandéristes ont formé des mouvements de résistance
contre les Allemands, tout en étant responsables du massacre... de
milliers de Juifs, de Tsiganes et d’opposants divers,
anti-communistes de toutes ethnies et langages, sans oublier des
milliers de Polonais et de pro-russes. Entre les deux, certains ont
louvoyé au gré des circonstances, ainsi Bandera, après avoir été
libéré pour réunifier les deux camps bandéristes, a préféré
rester les bras croisés parce qu’il ne comprenait que trop bien que
l’Allemagne nazie avait perdu la guerre et préférait se préparer
pour la suite, prendre les armes contre les Soviétiques ; néanmoins,
devant l’avancée de ceux-ci, il a préféré suivre ses
coreligionnaires idéologiques jusqu’en Allemagne, là où
après-guerre, réfugié dans les zones occupées par les alliés, il
n’a nullement été inquiété par ces derniers, qui envisageaient
déjà de l’utiliser contre l’URSS, ce qu’il a fait avec enthousiasme
jusqu’à son assassinat, probablement des mains du KGB. Son parcours
d’après-guerre, rappelons-le, est simplement semblable à celui de
quantité d’autres nazis, de tous pays, qui ont été retournés et
protégés par la CIA et d’autres services occidentaux contre les
communistes.
— Les ukrainiens n’ont pas été la république soviétique qui
aurait donné le plus de morts dans l’armée rouge lors de la WWII (17%
des tués de l’armée rouge).
— Staline était un idiot
pour avoir décerné le titre de ville héroïque de la nation à Kyif pour
son exceptionnelle résistance à l’ennemi
Là
encore, vous faites une présentation biaisée des choses. Oui, Kiev
et l’Ukraine ont fourni une très grande résistance à l’envahisseur
nazi, mais c’était dans le cadre de la Grande Guerre Patriotique,
comme on dit en Russie, dans laquelle leurs populations se
reconnaissaient. Et c’était principalement l’Ukraine centrale et
orientale qui ont fourni cette résistance. Ce qui était normal, car
elles ont beaucoup souffert sous l’occupant nazi, y compris sous les
coups de boutoir de leurs « compatriotes » collaborateurs. Quel
dommage que al célébration de la fin de la Seconde Guerre Mondiale
vienne d’être interdite par Zelensky... L’Ukraine occidentale a elle
fourni la plupart des ces collaborateurs, les bandéristes autrement
dit. En fait, les héritiers de ces Ukrainiens qui ont valu la
reconnaissance officielle des dirigeants soviétiques à leur région
sont ceux qui à l’Est, au Sud et dans une certaine mesure au Centre
résistent à l’ultranationalisme qui infeste désormais le pays,
autrement ceux qui accueillent bien les Russes ou qui fuient en
Russie. Tandis que les mêmes ultranationalistes sont les héritiers
de Stepan Bandera et des nazis de la Deuxième Guerre Mondiale.
Et
il est inutile également de ressortir les chiffres de
l’extrême-droite (en fait de l’ultra-droite) aux dernières
élections, avec comparaison avec les partis d’Europe Occidentale ou
non. Si des formations comme Svoboda et Pravy Sektor ont vu leurs
scores fondre depuis 2013, quand ils étaient les deuxièmes forces
électorales en Galicie et à Kiev (mais bon, ils font quand même
encore des scores de 5 à 7%), leurs idées se sont banalisées,
répandues dans d’autres mouvements, que nombre de leurs cadres ont
rejoint, beaucoup de leurs membres, anciens membres ou sympathisants
sont au gouvernement ou dans la haute administration, notamment
militaire. Maintenant, les partis ordinaires ont des discours très
radicaux. En fait, c’est une grande partie de la scène politique qui
tient désormais un discours de haine anti-russe, qui mérite le
qualificatif d’extrême-droite. Il n’y a aucun sens à faire la
comparaison avec la situation en Europe Occidentale, où les partis
d’extrême-droite sont très modérés à comparer. Là-bas, en
Ukraine, quand on parle d’extrême-droite, j’insiste, il s’agit
vraiment d’ultra-droite. L’extrême-droite, ce sont tous ces hommes
politiques qui donnent dans la haine anti-russe et la réécriture de
l’Histoire, qui traitent les Moscovites de descendants arriérés de
Mongols et de Tatars, et qui dressent des statues à Stepan Bandera
et des SS, principalement dans l’Ouest. Non, le pouvoir russe actuel
peut avoir bien des torts, mais pas celui de faire de la cause
nationaliste ukrainienne actuelle un héritage en droite ligne du
nazisme.