@sylvain
Malheureusement, la guerre ou la
paix ne sont jamais que des questions d’intérêts des uns et des autres. S’il n’y
a pas de paix qui soit éternellement garantie ( …ça se saurait !), il y a
néanmoins des périodes d’évolutions vers plus de paix durable ou plus de
tensions et de conflits. Avec le conflit ukrainien le monde est clairement à la
jointure de deux périodes possibles, dans un sens ou dans l’autre.
Les trois principaux « guignols »
européens, dont Macron, sont néanmoins potentiellement des « guignols
sanguinaires » dans la mesure où leur intérêt de politicien est plutôt
nettement du côté de la guerre comme moyen de leur survie politique, et de
celle de leur système UE-BCE globalement.
Paradoxalement, et même si l’on n’a
qu’une « sympathie » mitigée, voire même aucune, pour le personnage
de Trump, il est donc néanmoins préférable qu’il arrive à imposer sa « volonté
pacifique », même si elle est sous-tendue par des motivations d’intérêts
dans ses affaires économiques et géostratégique avec la Russie : Remettre
la Russie dans le jeu international avec une interdépendance « réduite »
à l’égard de la Chine, le véritable « concurrent » de l’économie US.
Si le « prix » de cette « réinsertion »
est la paix et la stabilité en Europe pour un certain temps, et le plus durable
possible le mieux, c’est un « prix » qui devient en fait une « prime »,
un « bonus », pour les peuples européens, n’en déplaise aux
bureaucrates de Bruxelles, de Strasbourg, de la BCE, etc…, et de leurs divers
larbins dans les capitales européennes.
Quoi qu’il en soit, le conflit
ukrainien est devenu une guerre d’usure : pour l’instant l’avantage est à
la Russie, mais Trump tente néanmoins de jouer avec le temps : si le front
ukrainien continue de reculer lentement mais sans s’effondrer complètement, il
lui reste un « argument » pour faire durer les négociations sans
aboutir trop rapidement et essayer de gratter quelques avantages
supplémentaires pour les USA.
Il a, par contre, les moyens de
faire cesser très rapidement le conflit en coupant les aides militaire à Zelensky,
ce qui le mettrait à genoux en deux ou trois semaines, guère plus…
Si le front ukrainien vient à s’effondrer
dans les conditions actuelles, il est probable que Trump appuiera sur le bouton
« stop », question aides militaires, pour obliger Zelensky à négocier
au plus vite un accord « finalisé » limitant peu ou prou les dégâts…
L’alternative étant la mainmise quasi complète de la Russie sur l’Ukraine.
En l’état, à quelques détails près,
le plan en 28 points est donc ce que l’Ukraine peut espérer de mieux. Une
Ukraine en grande partie « neutralisée » et en partie russophone « re-russifiée »
est un compromis qui peut amener une période de paix et de relative stabilité
sur notre continent européen.
Laissant les « guignols »
de l’UE face à leurs (ir-)responsabilités et face à leurs peuples, qui finiront
peut-être enfin par leur demander des comptes, voire à leur régler directement
leurs comptes…
Luniterre