Sauf que, en ce qui concerne les femmes en tout cas, c’est vrai...
Les femmes en Iran ont un accès libre à l’éducation et à l’éducation supérieure, ce qui fait qu’elles sont devenues plus nombreuses dans les universités iraniennes que les hommes.
L’Iran n’est pas l’Arabie Saoudite. Les femmes peuvent se balader seules dans la rue, conduire, n’ont pas besoin de l’autorisation de leur mari, père ou frère pour faire ceci ou cela.
Bon, il faut qu’elle porte le « voile », en fait un foulard, mais dans les grandes villes, la plupart des jeunes femmes ne prennent même plus la peine de le faire... Il y a eu une vidéo virale sur YouTube l’année dernière où un gars se balade avec une go-pro dans la bazar de Téhéran. La plupart des jeunes femmes y étaient nu tête...
Sans compter la liberté religieuse : il y a des églises et des synagogues en Iran, et leurs fidèles sont tout à fait libre d’exercer leur culte comme ils l’entendent. Bon, bémol évidemment, on n’y tolère pas les apostats. Si on est ravis que des chrétiens ou des juifs se convertissent à l’Islam, le chemin inverse peut causer de sérieux problèmes à ceux qui s’y engageraient...
En fait, l’Iran est un pays en phase de modernisation accélérée. Les statistiques démographiques l’attestent : la natalité en chute libre montre que les femmes décident de plus en plus du nombre d’enfants qu’elles veulent avoir. C’est un critère reconnu de l’émancipation des femmes.
L’Iran est une démocratie bizarre dans laquelle les partis et candidats doivent avoir l’aval du Guide Suprême pour se présenter aux élections. Ledit guide n’est pas saoudien et a les idées relativement large (j’écris bien relativement...) et autorise des partis réformateurs s’ils ne vont pas trop loin...
En fait, Trump a fait un très sale coup aux réformateurs, partisans d’un rapprochement avec l’occident et de libertés accrues, en annulant les traités sur le contrôle du nucléaire iranien et en désignant l’Iran comme un adversaire lors de son premier mandat. Les réformateurs soutenaient à fond ces accords, et les sanctions renouvelées contre l’Iran les discréditent.