Comme
un air de 2005.
« Seule certitude : le
candidat du RN sera présent au 2e tour de la présidentielle. Et cela
rebat les cartes. »
L’implicite
de ce type de raisonnement, c’est toujours le même. Nous sommes un troupeau de
moutons influençables et apeurés incapables de prendre du recul par rapport à
l’omniprésence des chaînes d’info qui en réalité travaillent à ce qu’il n’y ait
plus de débat démocratique sur les enjeux de fond d’une élection en y substituant des soi-disant priorités et
des éléments de langage qui sortent des
sondages qu’ils commandent aux instituts d’opinion de leurs propriétaires (il y
a en réalité pour qui en est dupe un conditionnement permanent et une campagne électorale parallèle sans fin
avec les sondages).Comme si nous n’avions pas fini par comprendre ces méthodes.
Comme si nous n’étions pas des citoyens doués de mémoire et de réflexion,
capables de prendre du recul et voir qui
respectent ses électeurs en tenant ses engagements et qui les contournent
systématiquement. Comme si, nous n’avions dorénavant en raison de ces comédies
si insistantes et si partiales, pas pris pleinement conscience des enjeux et du
fait que c’est nous qui faisons entrer
et sortir du terrain ceux qui tiennent leurs engagements et ceux qui ont eu besoin de notre crédulité pour mieux nous
desservir une fois élus. Comme si nous étions incapables de voir la
contradiction entre les votes des élus de l’extrême-droite et la démagogie de
leurs promesses sociales même si, pour certains d’enre nous, nous avons pu un temps être abusé par cette propagande omniprésente. Ce type de
raisonnement dans le fil du travail des médias est un pari sur notre ignorance,
les défaillances de notre mémoire ainsi
que sur un niveau élevé d’imbécilité au sein de la classe moyenne et populaire.
La
droite dont la macronie, depuis Sarkozy a
entretenu les thématiques électoralistes de l’extrême-droite afin de
mettre en impasse le débat sur la démocratie, l’économie et la justice sociale
et la responsabilité écologique. En travaillant à maintenir artificiellement le
pays dans la confusion et la division par l’ignorance entretenue, avec l’aide
des médias et sondages, faut-il encore le signaler. En pariant sur un sursaut
moral de dernière minute, le découragement des plus modestes d’entre nous, et en s’appuyant sur les errements et la médiocrité
du personnel politique de l’extrême droite, nos institutions malmenées et nos
modes de scrutin si peu représentatif.Afin de pouvoir se maintenir
artificiellement au pouvoir. Liant son sort en réalité à celui de l’extrême-droite.
Bardella
comme Jospin en son temps, comme Zemmour
il y a peu, au second tour ? Nous
ne connaissons évidemment pas les candidatures ce qui permet de s’amuser de
nous encore plus quand on fait de la politique avec des sondages. Nous savons
d’ores et déjà que le jeu de la
dispersion aura encore lieu. Comme en 1981 quand le PS est arrivé au pouvoir.
Dispersion à gauche qui renforcera cette fois-ci, expérience acquise, en fait
ceux qui ont été sans faiblesse aux moments cruciaux en prenant tous les risques,
sans renier leurs engagements économiques, sociaux et écologiques et sans
s’égarer dans des combines électorales à
la petite semaine. Dispersion à droite où l’enjeu est de nous prendre plus ou moins par
surprise avec une coalition au second tour de nature à masquer la véritable
nature du changement de régime auquel la
démocratie des oligarques es mainteanat acculée. Comme si nous n’y avions pas réfléchi.
Que les votes des nantis venus des différentes composantes de la droite y
compris de la macronie se rangeront en
cas de danger derrière l’extrême-droite même représentée par un candidat
d’opérette, c’est acquis. Cela a déjà eu lieu aux législatives lorsqu’il
fallait contrer les seuls candidats que ces gens redoutent. C’est normal ces gens défendent
ensemble leurs intérêts. Par contre que le RN conserve suffisamment de voix venues de la classe
moyenne et populaire est devenu plus que douteux. C’est le parti de l’illusion
qui ne peut même pas en réalité s’afficher tel qu’il est ni à quoi il travaille
devant le plus gros de son électorat. Il
suffirait d’un sondage rigoureux avec les bonnes questions pour le
montrer 
Si
nous n’oublions pas de voter, nous serons majoritaires car les nantis même à la
queue-le- leu derrière ceux de
l’extrême-droite sont une minorité.