Merci pour ce bel article et l’info sur le film « L’inconnu de la Grande Arche ».
Il y a tant à dire sur l’architecture, au-delà des « j’aime ou j’aime pas ».
J’avais trouvé il y a longtemps (années 70) dans une revue d’archi - (Technique & Architecture ?) - une définition de l’acte d’architecture, faite par un maître d’ouvrage éclairé, il y en a ! J’y avais trouvé beaucoup d’intérêt, et je vous en propose une lecture commentée. Voici la définition :
Faire acte d’architecture c’est :
• 1) participer à l’élaboration même du programme,
• 2) savoir sublimer les exigences financières, acceptées comme facteur de création,
• 3) trouver la parfaite adéquation entre la fonction et la forme dans la vérité de la structure,
• 4) reconnaître la fonction symbolique contenue dans chaque fonction utilitaire,
• 5) trouver le point d’insertion dans le site et le temps présents au travers d’une lecture contemporaine des solutions architecturales passées,
• 6) et ne jamais parler de beauté que comme d’une valeur donnée par surcroît.
J’ai développé ici : http://lambdaway.fr/workshop?view=acte_archi
Cette définition de l’acte d’architecture a toujours été pour moi une grille de lecture des œuvres architecturales. L’appliquer aux architectures des Le Corbusier, Gaudi, Gehri, Tadao Ando, Jean Nouvel, Alberto Campo Baeza, Glenn Murcutt et autres, sans oublier les architectures vernaculaires, aide à s’en faire une opinion un peu plus objective, plus ouverte et plus constructive.
Et merci à Otto von Sprekelsen pour voir réussi l’exploit de condenser les énormes espaces exigés par le programme du projet de la Défense en trois fines lames de béton posées sur un majestueux socle en gradins, un « hypercube » vide laissant libre la perspective.