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riemann66

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Ingénieur, architecte, enseignant, chercheur, j'ai même découvert des trucs qui n'intéressent personne, aujourd'hui retraité mais toujours à la recherche du Graal, ces temps-ci quelque part dans la noosphère ( http://lambdaway.fr/workshop/?view=noosphere ), de quoi répondre à quelques questions existentielles.

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  • riemann66 riemann66 3 mai 17:46

    @Eric F

    Sur le déterminisme :

    Vu du ciel la planète est un paysage de collines et de vallées. Statique, équilibré, terminé, déterminé, cartographié, magnifique, on peut le contempler dans sa totalité.

    Au ras du sol, dans le « territoire », c’est autre chose, les cheminements de moindre résistance, le long des vallées, sont multiples et accidentés, imprévisibles. Chacun semble libre de choisir le sien. La carte établie de la planète n’empêche pas la liberté de choix. Celui qui possède la carte a une vision globale et la possibilité de choisir le trajet le plus court, de moindre résistance, le plus économique. Parfois même en prenant des chemins de traverse, comme quand on coupe tout droit à pieds dans une route en lacets.

    A mon avis, ce qu’il faut retenir c’est que le déterminisme de la « carte » n’implique pas le déterminisme dans le « territoire ». La liberté est quasi totale, même si elle est « contrainte » par une sorte de principe de moindre action.



  • riemann66 riemann66 14 avril 23:38

    Merci pour votre article.

    A propos du « libre-arbitre » je vous propose ces quelques réflexions.

    La carte n’est pas le territoire

    Vu du ciel la planète est un paysage de collines et de vallées. Statique, équilibré, terminé, déterminé, cartographié, magnifique, on peut le contempler dans sa totalité.

    Au ras du sol, dans le « territoire », c’est autre chose, les cheminements de moindre résistance, le long des vallées, sont multiples et accidentés, imprévisibles. Chacun semble libre de choisir le sien. La carte établie de la planète n’empêche pas la liberté de choix. Mais seul celui qui la possède en a une vision globale et a la possibilité de choisir le trajet le plus court, le plus économique. Parfois même en prenant des chemins de traverse, comme quand on coupe tout droit à pieds dans une route en lacets.

    Ce qu’il faut retenir c’est que le déterminisme de la « carte » n’implique pas le déterminisme dans le « territoire ». La liberté est quasi totale, même si elle est « contrainte » par une sorte de principe de moindre action.

    Est-ce se soumettre à un présupposé archaïque que de chercher une carte déterministe quand on est confronté à un territoire chaotique ? C’est possible. C’est pourtant ainsi qu’avancent les théories physiques. En voici un exemple très simple :

    • face au mouvement d’un pendule où d’un poids suspendu à un ressort — où position et vitesse sont en perpétuel changement — les mécaniciens inventent le concept d’énergie totale constante, somme d’une énergie cinétique (changeante et bien visible) et d’une hypothétique énergie potentielle et tout aussi changeante. On a remplacé les propriétés position et vitesse du pendule, trop variables et imprécises, par une seule propriété, l’énergie totale. Qui a l’inconvénient d’être abstraite mais qui a l’avantage d’être constante et qui caractérise bien l’état du pendule. Pas besoin de mécanique quantique pour parler de variables conjuguées et de principe d’incertitude/indétermination d’Heisenberg. Tout est dit dans l’Analyse de Fourier (1827) et dans la mécanique de Lagrange, dans lequel on oublie position et vitesse pour ne raisonner que sur les « lagrangiens », l’énergie totale d’un système.
    • Et il y a bien d’autres exemples, comme la création du corps des complexes pour traiter les racines d’équations polynomiales, l’hypothèse héliocentrique de Copernic pour faciliter le calcul des planètes, l’hypothèse de Minkowski pour donner un cadre unitaire aux calculs relativistes.

    J’explore un modèle, le modèle ETC, qui part du même principe, prenant appui sur l’hypothèse de Minkowski et en la généralisant :

    • 1) on construit une surcouche géométrique, un univers « platonicien » dans lequel on peut définir quelques règles simples, un paysage dont on peut tracer une carte précise,
    • 2) guidés par cette carte, on redescend dans le chaos du monde pour faire face à ses aléas et à ses paradoxes et choisir au mieux son chemin de moindre résistance.
    • 3) et au delà d’apporter un éclairage apaisant sur les chaos du chemin, se donner une chance d’en découvrir de nouveaux.

    Alors s’agit-il d’un réflexe frileux commandé par un présupposé archaïque ?

    La question est ouverte.



  • riemann66 riemann66 21 février 19:20

    @#gcopin
    C’est exactement ça : « entre-le tais-toi et calcule de Copenhague et le rêve ou divagation des nouveaux gourous, il existe cette troisième voie, celle d’une raison qui ne renonce pas à chercher une structure ». Merci. 



  • riemann66 riemann66 21 février 17:03

    @#gcopin
    Merci. 
    Minkowski a proposé un cadre qui s’est avéré excellent côté macrocosme.
    Les difficultés rencontrées pour y faire entrer les théories quantiques font penser qu’il serait bon de refaire du « Minkowski » côté microcosme.
    C’est ce que j’explore. Ça me fait au moins réviser les théories relativistes et quantiques.
    Quand Feynman dit « Si vous croyez avoir compris ce qu’est la mécanique quantique, c’est que vous n’y avez rien compris. », c’est très amusant mais c’est un peu frustrant. Quand l’École de Copenhague dit « Calcule et tais-toi. » ça donne envie de faire le contraire.
    Surtout quand on voit ce que certains gourous font dire au chat de Schrödinger...



  • riemann66 riemann66 21 février 16:52

    @Francis
    « Peut-être parce que nous ne sommes pas des objets mathématiques, et si les lois de la physique n’ignorent pas les lois mathématiques, la réciproque n’est pas vraie : le voyage dans le temps est une impossibilité physique. »
    Qui sait ? 
    Depuis plus d’un siècle les physiciens acceptent l’espace-temps pseudo-euclidien minkowskien comme fondation indispensable de tous leurs travaux. Einstein n’aurait pas pu concevoir sa relativité générale hors de ce cadre géométrique très abstrait qui reste hors du sens commun.
    Et tout marche bien du côté macrocosme.
    Il se trouve que les théories quantiques ont du mal à y entrer, Dirac en sait quelque-chose.
    De là à penser qu’il faut reprendre la construction géométrique de Minkowski du côté microcosme, en symétrie, il n’y a qu’un pas ... que je propose d’explorer dans le modèle ETC.
    Ce n’ est ni plus ni moins « abstrait » que ce qui est connu et accepté par la communauté scientifique côté macrocosme, c’est juste un ré-équilibrage.
    On définit dans un sur-espace des objets géométriques abstraits dont les « ombres chaotiques » dans deux sous-espaces-temps sont ce que nous observons dans notre monde réel.
    Pour ce qui est du temps, s’il est complexe dans ETC (pas de relation d’ordre, pas d’avant et d’après) il redevient « normal » dans ses deux projections. Alors si le voyage dans le temps est une impossibilité physique, c’est une question qui se pose probablement différemment quand on est en présence de deux temps conjugués.
    Je n’ai pas la réponse.

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