Bonjour,
« Donnez un bolide à n’importe qui et il se plante au premier virage, donnez le à un bon pilote et il pourra atteindre son objectif plus vite qu’à vélo ou à pied. » D’accord, une Ferrari ça consomme plus que le vélo, mais on peut se contenter d’une Twingo pour aller faire ses courses.
Je n’ai peut-être pas tout compris de ce qu’est l’IA générative, IAG, mais elle ne m’inquiète pas tant que ça. Ce que je retire de mon expérience avec l’IAG est que la qualité des réponses dépend grandement de la qualité des questions. L’IAG n’est qu’une caisse de résonance qui ne comprend strictement rien, ni de la question, ni de la réponse, pas plus qu’un ordinateur ne peut tirer aucun sens des cohortes de bits qui coulent dans ses circuits.
Mais ses facilités d’accès à la vaste bibliothèque du web (qui contient une partie du savoir créé par les humains, pas par les machines) et ses capacités d’associations entre des concepts apparemment éloignés sont une mine d’or pour celui qui sait les exploiter. Et en calibrant soigneusement les questions, en privilégiant les générations de texte par rapport aux manipulations énergivores d’images (et pire de vidéos), en restant tout simplement raisonnables, on peut même limiter l’impact énergétique. On peut privilégier la Twingo à la Ferrari.
Je pense aux enseignants qui se plaignent des ravages de l’IAG sur la cervelle de leurs élèves. Je suis sûr qu’ils apprendront vite à l’utiliser pour poser aux élèves des questions qui ne génèrent pas des réponses que les élèves n’ont qu’à copier/coller, sans même les lire, mais qui exigent d’eux une profonde réflexion, qui fasse travailler leur cervelle et enrichisse leurs connaissances.
Je retiens de mon expérience avec ce nouvel outil, que les incohérences qui polluent les documents que je produis avec, ne sont à imputer qu’à des questions que je n’ai pas su mieux formuler, et la responsabilité m’en revient entièrement.
On change d’outil, on change d’époque, on s’adapte.