D’une certaine manière la Nativité fut fêtée à posteriori de l’existence des Prophètes pour entourer leur naissance d’une auréole divine dès leur premier souffle, et d’une prédestination de rédempteur (libérateur). Idem pour l’élection de chaque Dalaï Lama, dieu vivant incarné !
Désolé pour ceux qui voient le Fils de Dieu dans la crèche...une interprétation qui va avec le dogme de la Trinité, alors que l’analogie est commune :
(........) Le récit de la naissance de Moïse
ressemble de près à la légende de la naissance de
Sargon, roi légendaire, fondateur de l’Empire
assyrien. Certes, le thème de l’enfant exposé et
miraculeusement sauvé est largement répandu dans
le folklore (Romulus et Remus, Cyrus, Horus...) ;
néanmoins, c’est le récit de la naissance de Sargon
qui se rapproche le plus du récit de la naissance de
Moïse. Les deux protagonistes ne connaissent pas
leur père ; leurs mères respectives les cachent dans
un premier temps, pour les confier ensuite au
fleuve. Les deux enfants sont placés dans une caisse
enduite de bitume ; ils sont trouvés et adoptés par
leurs bienfaiteurs. Cette adoption légitime la
royauté de Sargon et introduit Moïse dans la cour du
roi égyptien. La légende de Sargon a été mise par
écrit au plus tôt au VIIIe siècle av. J.-C., la
première histoire de Moïse ne peut donc être
antérieure à cette époque. Les scribes judéens
construisent la figure de Moïse à l’image du
fondateur mythique de la dynastie assyrienne pour
revendiquer la supériorité du dieu qu’il sert. » (3)
« Un méchant roi, une belle princesse,
un nouveau-né, un coffre-berceau-corbeille, un
fleuve, un abandon : c’est un schéma connu, celui
des naissances de Romulus et Remus, d’Apollon,
d’Adonis, de Moïse. La source de ces récits se
trouve à Babylone, vers - 2450. Un texte
mésopotamien raconte la naissance de Sargon Ier, roi
de Babylone. D’origine modeste, cet enfant adopté
est le fondateur du premier empire de l’Histoire :
celui d’Akkad et de Sumer. Comme Moïse, Sargon est
jeté au fleuve dans un panier. Sa mère lui donne le
jour en secret, le dépose dans une corbeille fermée
avec du bitume, l’abandonne sur le cours de
l’Euphrate. Akki, un puiseur d’eau, le recueille,
l’adopte et fait de lui son jardinier. La puissante
déesse Ishtar l’ayant pris sous son aile
protectrice, il devient un grand roi. Cette
histoire, qui court jusqu’aux confins de l’Inde et
du Tibet, a dû inspirer les scribes juifs lors de la
rédaction de l’Exode. » (4)
(.....)
Moïse et l’Exode : Quand la
science ébranle la foi
par chems eddine Chitour
mardi 17 mars 2015
https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/moise-et-l-exode-quand-la-science-164926