En entrant dans l’union européenne et la zone euro, la France a accepté le principe de ce qu’on a appelé la libre circulation et la concurrence totale non faussée qui
imposaient à l’économie française d’être compétitive encore plus qu’auparavant, autrement les secteurs de son économie exposés à la concurrence externe
pouvaient en souffrir et cela a été le cas. L’économie française soufre aujourd’hui d’une crise de surendettement et de manque de compétitivité qui sont liées, en fait, provoquant la désindustrialisation et le déficit commercial notamment.
Pour résoudre ces problèmes la France doit faire avec les contraintes de l’union européenne et de la zone euro dans laquelle elle s’est mise. Pour rappel :
Contraintes liées à l’Union Européenne :
Interdiction des barrières tarifaires et des quotas : La France ne peut plus imposer de droits de douane ou de restrictions quantitatives sur les importations en provenance d’autres États
membres de l’UE. Elle est également liée par la politique commerciale commune de l’UE vis-à-vis des pays tiers.
Interdiction des aides d’État : Les subventions nationales qui faussent la concurrence au sein du marché intérieur sont interdites, sauf dérogation limitée (pour sauver
des secteurs en crise, sous conditions très strictes de la Commission européenne).
Elle ne peut pas ériger de barrières réglementaires discriminatoires contre les produits d’autres membres de l’UE.
Liberté de circulation des capitaux : Les contrôles de capitaux sont interdits à l’intérieur de l’UE et fortement restreints vis-à-vis des pays tiers. Les entraves
aux délocalisations d’entreprises sont interdites.
En tant que membre de l’UE, la France est liée par tous les accords commerciaux négociés par la Commission (avec le Mercosur, le Canada, le Japon, etc.), ce qui limite sa capacité
à protéger certains secteurs agricoles ou industriels.
Elle doit respecter le pacte vert et le cadre normatif européen.
Obligation d’investissements couteux dans les énergies renouvelables intermittentes. Respect des directives européennes dans
le domaine de l’énergie réduisant sa souveraineté énergétique.
Obligation de prise en charge des couts liés à l’immigration.
Obligation de financement de toute décision de l’UE impliquant un cout supplémentaire.
Contraintes liées à la Zone Euro :
Perte de l’instrument monétaire et de change. La France ne contrôle plus :
Les taux d’intérêt (fixés par la BCE pour toute la zone euro).
La politique de change (l’Euro est géré au niveau européen ; la France ne peut plus dévaluer ou déprécier sa monnaie pour regagner en compétitivité-prix).
Les politiques monétaires non conventionnelles de la BCE au bénéfice de la France pouvant être assujetties à des conditions et à des mesures à respecter et mettre en œuvre par la France.
Pour tenter de résoudre les problèmes de compétitivité et de désindustrialisation, la principale mesure qui reste, pour la France c’est une réduction drastique
des dépenses publiques qui permettraient de réduire les prélèvements fiscaux et sociaux sur les entreprises. Dans la zone euro on appelle cela une dévaluation interne. Si la France en fait une, dans un premier
temps elle va en souffrir énormément avant peut-être d’en profiter dans un deuxième temps, comme la Grèce. Je n’en suis pas sûr !
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9valuation_interne