@Octave Lebel
L’article que vous indiquez met bien le doigt sur un problème majeur : les disparités monétaires entre les pays (ou groupes de pays).
Il est totalement exact que le cours d’entrée du franc dans l’euro a été trop haut (même Giscard l’a dit, il préconisait 7 francs par euro au lieu d’environ 6,5), handicapant notre compétitivité, et les premières années d« euro fort » avec Trichet ont été mauvaises pour nous ; ensuite, eh bien on avait déja dévissé économiquement, et maintenant on butte sur la politique américaine du « dollar faible »
Car contrairement à ce qui est indiqué dans l’article, l’administration Trump pousse à une baisse du dollar, qui a perdu 11% face à l’euro depuis le début de l’année, donc ils cherchent à rebooster leur productivité, quitte à affaiblir leur richesse cumulée. Ceci dit le dollar n’a pas encore atteint le « plus bas » de 2008 face au panier des autres monnaies ’fortes’.
Noter aussi que s’il y a moins d’usines aux USA que naguère, il y a des secteurs d’excellence dans le numérique notamment, difficilement contrables par le protectionnisme.
L’Europe au lieu de s’occuper de règlementations contraignantes et d’ouverture des marchés (et d’aide à un pays hors de l’UE), aurait du mener un plan industriel dans les nouvelles technologies (par exemple batteries au silicium non dépendantes des terres rares chinoises, « suite » logicielle alternative aux GAFAM, etc.).
La « politique de l’offre » qui visait à réduire les couts de production chez nous a procédé uniquement sur la baisse des prélèvements, pas sur l’investissement ni sur la baisse des couts de l’énergie, et n’a pas pu bénéficier d’une protection fut-elle temporaire des secteurs à relancer. Chou blanc.