« Voici
comment on vous fait avaler la guerre, gorgée après gorgée, «
Il
vous manque un entonnoir bien plus gros pour nous faire avaler bien
plus que le refus de la guerre. Dans les refus, je citerais au hasard
le commerce prédateur (consistant par d’habiles manœuvres à
confisquer le bien-être, les ressources d’autrui), les pouvoirs en
cascade, ruisselant de toutes part et imprégnant par capillarité
l’intimité des groupes humains, l’exploitation de l’homme par
l’homme déguisé en salariat, l’éducation tronquée qui veille à
ne pas donner des idées critiques aux nouveaux venus sur terre... Et
j’en passe.
Pour
la guerre, il ne suffit pas de dire non à cette aberration parfois
collective et qui demande l’assentiment d’un grand nombre, encore
qu’avec les robots, les drones et l’informatique on ait besoin de
moins en moins de monde pour la faire. Je pense qu’il faudrait
examiner les mécanismes de sa formation ainsi que l’enrôlement
forcé des populations. J’aime cette maxime de Chamfort : « Le
vice fomente la guerre, la vertu combat ».
Le
jeu du chat et de la souris, les souris très nombreuses face à
relativement peu de chats, cela me paraît réduire le monde à deux
entités seulement, le monde grouillant littéralement de rongeurs et
de prédateurs. « L’ULTIME RÉSISTANCE : CESSER
D’ÉLIRE DES CHATS « Mais
le ver est dans le fruit : le mandat électoral est un contrat
dans lequel une des parties (l’élu) ne doit rien à l’autre à part
des dérobades (c’est pas moi, c’est les autres) et des explications
fumeuses. Les élus évoquant la conjoncture, les finances, la
concurrence des voisins, les lois, la constitution qui sédimente les
institutions, le jeu des pouvoirs et de clans, le chantage à
l’emploi, etc...
L’indignation
d’un Stéphane Hessel a vu naître des mouvements un peu partout,
mais cela n’a pas ébranlé les pouvoirs.