Dire que Praud et ses compères tendent le pot de chambre au milliardaire Bolloré peut s’entendre, je suis d’accord avec vous. Que le sujet principal de l’émission soit une propagande haineuse et nationaliste me parait plus discutable. Je regardais quelquefois l’émission autrefois, et je pense avoir assez de lucidité pour dire que ce n’était pas le cas. D’azilleurs, s’il en était autrement, vous pensez bien que l’Arcom aurait déjà trouvé la faille, ce n’est pas faute d’avoir essayé maintes fois !
Par ailleurs, vous me permettrez une objection votre honneur : on ne vous entend pas beaucoup sur ceux qui tendent le pot de chambre au pouvoir en place, et qui offficient essentiellement, il faut bien l’admettre, sur les chaines publiques. Lorsqu’il vous arrive de le faire, votre vocabulaire est beaucoup plus feutré, et jamais scatologique. Or quand on tend le port de chambre, on tend le pot de chambre, peu importe la couleur de la main, et le même mépris s’impose, nous sommes bien d’accord là-dessus j’espère ?
L’esprit de courtisanerie se niche dans tous les camps vous savez, comme la liberté de penser, le courage de dire. C’est un trait de personnalité individuel et qui ne relève pas d’un camp politique ou d’un autre. Il est la marque de ceux qui sont dépourvus de talent et comptent sur leur servilité pour gravir les échelons, et ça marche, il faut bien le dire.
Autre chose : attention mon brave ! A force de convoquer dans votre prose tous les synonymes d’étrons et de pestilence, vous risquez fort la contagion. Comme pour l’esprit de courtisanerie, la haine ne connait pas de camp politique. Restez mesuré en toute chose, vous ferez bien plus honneur à votre camp qu’en déversant des tombereaux de fumier !
Je vous apprécie infiniment plus lorsque vous nous régalez de vos illustrations dénichées ça et là et de vos textes ciselés et bien tournés.
J’ai été un peu longue, mais, de même que personne n’est obligé de regarder Praud, vous n’êtes pas obligé de me lire jusqu’au bout.
