Aux antipodes éduennes de Tournus se dresse le temple d’Anzy-le-Duc.
Le chapiteau le plus historié nous invite à la fête du dieu solaire au début
du mois d’Août. A gauche, le peuple éduen un genou à terre, présente son
offrande au ciel où domine la constellation du lion.
Le clergé solaire est à la fête mais sous le masque flamboyant la division
guette. S’il regardait devant lui, il réaliserait qu’il suit la route des
mythiques Androgynes, ces fils de la lune punis pour avoir prétendu égaler les
dieux. L’astre lunaire déchu est assis dans le coin suivant, le haut du crâne
martelé afin de faire disparaître ses cornes. Et pour clore le défilé, notre guide
le Sciapode est là ; nous protégeant toujours de l’aveuglant éclat du soleil.
Trois chapiteaux à double-interprétation :
En premier, le plus facile : Samson / Héraklès.
En second, un peu plus difficile : Daniel / Androclès
Le troisième est plus compliqué. L’Hébreu nous dira : voici Mikael contre
Leviathan. Le Grec rétorquera : voici Cronos contre Ouranos. On reconnaît
ce dernier à son dos plié supportant la voûte céleste. Ouranos prend appui
(écrase ?) sur un marchepied végétal et son allure générale fait penser à
une montagne. Nul doute qu’il symbolise le clergé de Bibracte /
Mont-Saint-Vincent qui tel l’Hercules de Gourdon et de Perrecy-les-Forges se
retourne contre ses propres rejetons.
Dans ce contexte, l’assemblée des druides vire au pugilat. La source druidique
se tarit inexorablement.