@suispersonne
Il faut trouver l’équilibre entre la juste critique, et le dénigrement systématique, ce qui est souvent malaisé.
Les mesures lors de la crise sanitaire ont été excessives, mal ciblées, parfois contradictoires, et ont donné lieu à une récupération « affairiste » par les labos en connivence avec certains décideurs politiques, avec le relai médiatique.
Par contre les allégations d’intention délibérée de nuire ou zigouiller une partie de la population sont excessives.
Par exemple, le Rivotril était administré à des malades en situation de détresse respiratoire avancée, et dont l’état de fragilité n’était pas compatible avec l’intubation sous sédation pratiqué lors de la première vague épidémique (traitement qui s’est avéré en fait mal adapté, avec un taux de décès important).
L’erreur a été en amont, j’en suis d’accord, en suspendant la liberté de prescrire des médecins traitants et en interdisant carrément certains protocoles (une des raisons était l’insuffisance des stocks, le prétexte était une dangerosité alléguée).
Concernant la question d’immunité acquise naturellement versus vaccinale les études sont contradictoires, mais dans un cas comme dans l’autre, la forte capacité de mutation de la souche conduisait à des échappements immunitaires, cela a notamment été vu au Brésil avec des malades infectés à peu de décalage par deux variants différents, et celà avant l’introduction des vaccins.
Totalement d’accord avec le fait que pour la population de santé robuste (typiquement : moins de 60 ans sans morbidité), l’immunisation naturelle par circulation de la maladie aurait été une stratégie plus judicieuse qu’enfermer tout le monde et arrêter à plusieurs reprises l’activité du pays, puis « forcer » à la vaccination par des biais coercitifs comme le pass sanitaire (alors qu’à sa date d’introduction mi 2021 la populations la plus âgée et à risque avait déjà été vaccinées).
Ceci dit, cela impliquait que les plus âgés et personnes à risque acceptent des restrictions de brassage en foule ...ce qui avait été la toute première recommandation (discours de Macron du 12 mars 2020), avant la panique générale (confinement décidé le 16). Il semble que c’est ce qui s’est pratiqué en Suède, dont le bilan de 2020 est certes un peu plus lourd que les pays voisins (la région ayant été plus épargnée), mais moindre que chez nous.